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Du Pain et des Roses

8 mars

« Féministes anticapitalistes ! » : une marche de nuit radicale pour débuter la grève du 8 mars à Paris

Ce lundi 7 mars au soir, la grève féministe de lutte pour les droits des femmes débutait avec une marche de nuit à Paris. De Gare d’Austerlitz à Hôtel de ville, des milliers de personnes ont manifesté à l’appel de la coordination féministe. Slogans anticapitalistes, antiracistes ou encore contre la guerre et en « solidarité avec les femmes du monde entier » ont retenti pour une marche radicale qui a réuni beaucoup de jeunes à la veille du 8 mars.

mardi 8 mars

A l’appel de la coordination féministe, plusieurs milliers de personnes ont manifesté à Paris de Gare d’Austerlitz à Hôtel de ville le 7 mars au soir. Une façon de débuter la grève féministe du 8 mars par une marche radicale de nuit aux accents résolument anticapitalistes, antiracistes et anti-impérialistes.

Avant que les cortèges ne s’élancent, plusieurs prises de parole ont eu lieu. Les conséquences de la pandémie sur les conditions de vie des femmes et en particulier des personnes trans, l’inflation des prix plongeant encore davantage les minorités de genre dans la précarité ou encore le climat sécuritaire ont été abordés par les différents intervenants qui ont rappelé que le 8 mars est une journée de lutte et de grève, dans la continuité de la tradition révolutionnaire qui a fait naitre cette journée annuelle.

Les militant-e-s du STRASS, le syndicat du travail sexuel et le cortège antifasciste et antiraciste ont ensuite ouvert la marche. On pouvait y entendre « trop couvertes ou pas assez, c’est aux femmes de décider » en soutien aux femmes victimes de l’islamophobie, ou encore « anticapitaliste, antipatriarcat » comme symbole d’une manifestation où la lutte contre le système capitaliste et patriarcal se combinent.

A la suite, le cortège latino-américain arborait une banderole « Ni una menos » signifiant « pas une de moins » en référence à la lutte contre les féminicides. Les manifestantes y arboraient le foulard vert, véritable symbole du mouvement pour la légalisation de l’avortement qui a secoué l’Amérique du Sud et permis de légaliser l’avortement en Argentine l’année dernière. Derrière elles, un cortège de footballeuses est présent, ainsi qu’un cortège contre l’islamophobie.

Du Pain et des Roses manifestait également ce lundi soir derrière une banderole « Ni Poutine Ni OTAN, non à la guerre ! » en référence à l’invasion de l’Ukraine par la Russie et les velléités croissantes de l’union atlantiste qui font des populations les victimes d’un conflit qu’elles n’ont pas choisi et dont elles ne sortiront que perdantes. En solidarité avec le peuple ukrainien en résistance mais aussi avec le peuple russe qui s’oppose à la guerre malgré la répression et subit de plein fouet les sanctions économiques des puissances occidentales, le collectif féministe de Révolution Permanente a arboré fièrement ses couleurs anti-impérialistes dans la manifestation. « Solidarité avec les femmes du monde entier » et « Ni patrie, ni patriarcat : solidaires au-delà des frontières » font partie des slogans chantées pendant la marche.

Dans les différents cortèges, beaucoup de jeunes étaient présents. Les pancartes sont nombreuses et traitent du patriarcat comme un problème systémique. Les féminicides, le racisme, l’islamophobie, les violences sociales et sexuelles sont pointées du doigt.

Arrivée place de l’Hôtel de ville, la manifestation s’est terminée sur des chants contre les violences policières – « Zyed, Bouna, Théo et Adama, on n’oublie pas, on pardonne pas » et « tout le monde déteste la police » – et une batucada.

Ce mardi 8 mars, la manifestation se fait au départ de Garde du Nord à 14h. Du Pain et des roses y fait un cortège anti-impérialiste et révolutionnaire, avec pour rendez-vous 13h devant le Buffalo Grill.



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