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Politique

Répression judiciaire

Liberté pour Christophe Dettinger, en procès ce mercredi

Le boxeur qui s’était défendu face à la police lors de l’Acte VIII est en détention provisoire depuis qu’il s’est rendu au commissariat, le 7 janvier, et malgré sa demande de mise en liberté. Son procès a lieu ce mercredi 13 février.

mardi 12 février

Crédit photo : Thomas Samson / AFP

Alors que Benalla est toujours en liberté, Christophe Dettinger, lui, est en détention provisoire depuis un mois – et ce malgré sa requête de libération conditionnelle – dans l’attente de son procès. Accusé de « violences en réunion », il avait été identifié sur des vidéos devenues virales où on le voyait repousser à mains nues des charges violentes menées par les forces de répression contre les Gilets Jaunes.

« Cette réaction, c’est comme si dans le métro je voyais une dame agressée par dix personnes. C’est une réaction normale » avait-il déclaré lors de sa déposition. Et les témoignages de nombreux Gilets Jaunes présents au moment des faits confirment que sans la présence de Christophe Dettinger, ils auraient été victimes des violences de la police, comme l’explique Gwenaëlle : « Sur les vidéos on me voit en boule rouge par terre au sol sur le pont, pendant les manifs. […] Un policier m’a donné des coups de matraque et des coups de pied […] et monsieur Dettinger est arrivé, a pris le policier et l’a enlevé de moi, des coups que je recevais. Donc il m’a sauvée, parce que sinon j’y passais à cause de mes problèmes aux poumons. Il m’a sauvé la vie. »

Le boxeur, qui rencontre un très large soutien, fait dont aujourd’hui face à la répression judiciaire, comme des centaines d’autres Gilets Jaunes interpellés, condamnés, inculpés. Ce matin, Édouard Philippe a annoncé qu’il y avait eu près de 1 800 condamnations depuis le début du mouvement. Et ce alors que la police mutile et tue en toute impunité, et que les barbouzes comme Benalla sont toujours en liberté.

Face à cette justice de classe expéditive, qui travaille main dans la main avec les forces de répression, il faut que la relaxe de tous les inculpés deviennent notre combat. Face à une justice aux services des classes dominantes, seul le rapport de forces pourra les contraindre à libérer Dettinger et tous les autres condamnés.

Liberté pour Christophe Dettinger !




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