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Notre classe

Jusqu'à la victoire !

Grève de l’infrapôle Paris Nord. La direction recule sur les entretiens disciplinaires !

Face à la grève et à la solidarité, la direction de l’Infrapôle SNCF Paris Nord recule et annule les entretiens disciplinaires des grévistes. Une nouvelle victoire contre la direction grâce à la mobilisation et au soutien large exprimé.

vendredi 9 avril

Pour soutenir les grévistes dans leur lutte, donnez à la caisse de grève

Ils ont pour la plupart moins de 30 ans, ils sont les petites mains invisibles du chemin de fer, ceux qui s’occupent de l’entretien des voies ferrées du réseaux RER et des grandes lignes qui se rencontrent à Gare du Nord, la plus importante gare ferroviaire d’Europe. Depuis le 18 janvier, ils en sont à près de 80 jours de grève pour leurs conditions de travail et la sécurité des millions de travailleuses et travailleurs qui quotidiennement se déplacent entre Paris et la banlieue nord, et inversement. Ils exigent de meilleures conditions de travail, et une revalorisation de salaire pour effectuer le travail essentiel, usant et dangereux d’entretien des lignes ferrées.

Une grève exemplaire que la direction cherche par tous les moyens à casser

Jusqu’ici, la direction fait la sourde oreille et refuse d’entendre les revendications des grévistes et alors que la détermination ne faiblit pas, elle a cherché à casser la grève en tentant de réprimer les grévistes. Ainsi, elle a d’abord muté de force les travailleurs de la brigade voie banlieue, en les faisant passer sur des horaires de jour, rendant de fait le rapport de force instruit par la grève inopérant, puisque l’essentiel du travail se réalise de nuit.

Sud Rail Paris Nord assignait alors la SNCF devant le juge des référés pour atteinte au droit de grève, et le vendredi 12 mars, les grévistes remportaient une première victoire d’importance sur le terrain juridique puisque la SNCF était condamnée, et obligée de réaffecter les agents à leurs horaires habituelles.

Dans cette droite lignée, la direction de l’Infrapole Paris Nord s’est entêtée à poursuivre la répression en convoquant plusieurs agents à des entretiens disciplinaires et en faisant planer la menace de sanctions à leur encontre. Ainsi huit agents des brigades voie banlieue et Grandes Lignes étaient concernés et 6 convoqués en entretien disciplinaire et menacés de licenciements.

Le rapport de force et le large soutien font reculer la direction

Mais très rapidement, les grévistes ont pu montrer à la direction qu’ils n’étaient pas seuls dans leur combat. Lors de rassemblements, l’un organisé le 2 mars devant le siège de l’Infrapôle à Saint-Denis, et l’autre le 18 mars où nombreux cheminots et des travailleurs d’autres secteurs comme les raffineurs de Grandpuits qui sortent d’une dur lutte pour l’emploi ou encore des conducteurs de la RATP. Des personnalités politiques comme Nathalie Arthaud (Lutte Ouvrière) et Éric Coquerel (LFI) avaient également fait le déplacement pour exprimer leur solidarité.

Les grévistes ont également éprouvé la solidarité de nombreux cheminots de la SNCF, des travailleurs de la RATP et d’autres secteurs de l’éducation nationale, de la poste, de la fonction publique, de Roissy, de Grandpuits, du privé, du public, ainsi que de personnalités politiques, à travers une large campagne de soutien

📢 De nombreux travailleurs, de la RATP, de la SNCF, de l'éducation nationale, de la poste, de la fonction publique, de...

Publiée par SUD Rail Paris Nord sur Vendredi 2 avril 2021

Ainsi, le 5 avril une deuxième victoire a été obtenue par les grévistes. Face à leur détermination à lutter jusqu’au bout et face à la solidarité des nombreux soutiens dont ils ont pu bénéficier, la direction de l’Infrapôle Paris Nord a reculé dans sa volonté de réprimer les grévistes, même si seulement partiellement puisqu’elle se réserve la possibilité de sanctionner d’avertissements les grévistes.

Les tentatives de casser la grève se sont toujours heurtées à la combattivité des grévistes et au rapport de force qu’ils ont réussi à imposer. La victoire de mardi est un nouveau pas en avant et un nouveau signe que la grève et la mobilisation est entrain de payer face à la direction de la SNCF Réseau. Il s’agit maintenant de poursuivre la construction du rapport de force pour imposer définitivement les revendications des grévistes à la direction. Ce serait un signal important pour notre classe à l’heure où les attaques et licenciements se multiplient quand le gouvernement arrose de milliards le patronat.




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