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Politique

Violences policières

Cédric Chouviat a bien été tué par les policiers, d’après une expertise médicale

Une nouvelle expertise médicale vient de confirmer que le plaquage ventral et la clé d’étranglement effectués par les policiers sur Cédric Chouviat le 3 janvier 2020 lors d’un contrôle de police ont "abouti à une privation très rapide d'oxygène au cerveau" et causé sa mort. Une preuve de plus des violences policières, en toute impunité, les policiers en question étant toujours en fonction.

mardi 25 janvier

Capture d’écran - vidéo témoin

Cédric Chouviat est bien mort à cause de son interpellation par la police : c’est ce que vient de confirmer une nouvelle expertise médicale. Les conclusions de ce rapport, que l’AFP et France Télévisions ont pu consulter, indiquent clairement la responsabilité des policiers dans la mort de Cédric Chouviat.

Ce livreur de 42 ans, tué le 3 janvier 2020 à Paris à la suite d’un contrôle routier, avait été violemment interpellé ; les policiers avaient procédé à une clé d’étranglement accompagnée d’un plaque ventral. Une méthode particulièrement dangereuse, qui a « abouti à une privation très rapide d’oxygène au cerveau » selon les experts médicaux. Ainsi que le rapporte Le Monde, ils indiquent que « le mouvement de l’avant-bras passé sous le menton » du livreur a, selon eux, causé un « écrasement mécanique de la traché » et de la « carotide », tandis qu’un policier pourrait aussi avoir tiré sur la jugulaire du casque en tentant de le maîtriser, ce qui « pourrait être à l’origine des fractures ».

Cela confirme de nombreuses vidéos montrant la violence de l’arrestation. Mediapart révélait par exemple que la victime a répété « J’étouffe » à sept reprises pendant qu’il était étranglé, sans que les policiers ne réagissent Pour autant, une telle violence n’a pas empêché l’administration policière de couvrir ce cas flagrant de violences policières.

Si trois des quatre policiers ayant participé au contrôle ont été mis en examen en juillet 2020 pour « homicide involontaire », ces derniers n’ont jamais été suspendus de leurs fonctions. Gérald Darmanin affirmait encore il y a quelques mois qu’il n’y avait pas de raison valable pour les sanctionner administrativement, malgré les preuves sonores et vidéos accablantes pour les policiers. Ces derniers ont donc pu continuer d’exercer leurs fonctions en toute impunité : une insulte pour la famille de la victime. Un nouvel exemple du caractère systémique des violences policières, et de la volonté de l’Etat et des gouvernements de soutenir coûte que coûte les forces de répression.

Alors que les proches de Cédric Chouviat luttent depuis deux ans pour la vérité et la justice face à ce nouvel exemple de violences policières et d’impunité, il faut continuer d’exiger, dans la rue, justice pour Cédric Chouviat et toutes les victimes de violences policières !



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