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Genres et sexualités

Pour un droit à l'avortement sûr, libre et gratuit !

Avortement. Rassemblement à Rennes en solidarité avec les femmes étasuniennes !

Suite à la décision de la Cour Suprême de supprimer l’arrêt Roe vs Wade, interdisant de fait à de nombreuses femmes d’accéder à l’avortement, plusieurs organisations rennaises, appellent à un rassemblement de soutien, ce jeudi à 18h30 ! Face à l’offensive générale contre nos droits à travers le monde, il est plus que nécessaire de reprendre la rue !

mercredi 29 juin

Une attaque sans précédent contre les droit des femmes

Vendredi 24 juin, la cour suprême des États Unis rendait un verdict attendu : ’abrogation de l’arrêt Roe v. Wade qui protégeait le droit à l’avortement au niveau fédéral depuis 1973. Dès l’annonce de cette décision, au moins huit États ont déjà interdit l’avortement. 

Cette décision intervient après l’élection il y a moins de deux ans du président démocrate Joe Biden qui avait comme mesure phare la défense de l’avortement. Celui-ci, tout comme son prédécesseur Obama, n’a jamais codifié l’avortement sous forme de loi. Pire, le déjà maigre système de soin états-unien a été encore détérioré sous Biden, privant de facto les femmes les plus précaires d’un accès aux cliniques d’avortement. 

La suppression de cet arrêt pourrait ouvrir la voie à d’autres attaques, comme sur la contraception ou le mariage homosexuel : c’est en effet ce qu’annonce l’un des juges de la Cour Suprême, Clarence Thomas, proposant de revoir la jurisprudence sur le mariage homosexuel, et allant jusqu’a remettre en cause la dépénalisation de l’homosexualité.

Une attaque à l’impact international

L’atteinte sans précédent aux droits reproductifs aux États-Unis ouvre la voie à des politiques réactionnaires similaires dans le monde entier. 

En France, si le droit à l’avortement est toujours légal, il est déjà remis en cause de fait par le manque de moyens de l’hôpital public et plus particulièrement le démantèlement de centres IVG, les baisses de subventions dans le planning familial ou encore le maintien de la clause de conscience qui laisse les médecins décider de réaliser ou non l’avortement.

La République En Marche vient de proposer d’inscrire le droit à l’avortement dans la constitution. Une proposition opportuniste du parti au pouvoir (après l’avoir refusé lors de la précédente législature) au vu de la destruction méthodique du système de santé sous Macron, mais également au vu de ses appels du pied au Rassemblement National suite à la débâcle de LREM aux législatives.

Seul le rapport de force par la rue peut faire pencher la balance

Ce contexte d’offensive contre le droit à l’IVG intervient après une poussée historique du mouvement féministe ces dernières années. En Argentine, les femmes ont obtenu ce droit en 2020 par des mobilisations de masse qui succédaient au mouvement “Ni una menos”. Aussi on a pu voir lors de la dernière décennie une multiplication des mouvements féministes comme les grèves féministes en Espagne qui ont rassemblé des millions de personnes ou le mouvement Me too qui a marqué une libération de la parole, d’abord aux États-Unis puis dans de nombreux autres pays. Ces mouvements massifs et populaires ont montré que la mobilisation par le bas est la seule solution pour satisfaire à nos revendications, même élémentaires.

Face à l’inconstance et l’hypocrisie des institutions bourgeoises, il faut nous inspirer de l’exemple de nos camarades argentines. Seule la lutte et le rapport de force nous permettront de défendre nos droits face à la vague réactionnaire qui a lieu actuellement. 

En réponse aux attaques en cours contre nos droits reproductifs, rendez-vous SAMEDI 30 JUIN À 18H30 À RÉPUBLIQUE !



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