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Retrait de la loi immigration !

25 janvier : poursuivons la bataille contre la loi immigration !

Ce jeudi, la Loi Immigration doit être examinée par le Conseil constitutionnel avec l’espoir de Macron de dépasser par le haut la crise de l’exécutif et légitimer sa loi raciste et xénophobe. Le même jour, des syndicats de l’éducation et la Marche des Solidarités appellent à une journée de lutte à Paris.

Benoit Barnett

23 janvier

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25 janvier : poursuivons la bataille contre la loi immigration !

Crédits Photo : Carol Sibony

Après avoir été saisie fin décembre par Emmanuel Macron, le Conseil constitutionnel doit statuer sur la loi Immigration ce jeudi 25 janvier. Une manière pour le gouvernement de légitimer le passage de sa loi ultra-réactionnaire tout en tentant d’obtenir éventuellement la censure de plusieurs dispositions qui font tache. Parmi elles, l’exécutif pourrait espérer voir disparaitre le débat annuel sur la politique migratoire et le vote de quotas d’accueil, le rehaussement de la condition de séjour régulier de 18 à 24 mois pour l’exercice du droit au regroupement familial, les nouvelles conditions de durée de résidence ou de travail pour certaines prestations sociales dont les allocations familiales ou encore la caution pour étudiants étrangers que Gabriel Attal a récemment qualifié d’immense connerie.

Une manière de tenter de se démarquer face aux amendements de LR destinés à radicaliser une loi déjà profondément raciste et xénophobe. Macron espère sortir par le haut de la crise que le passage de la loi immigration a engendré en dévoilant toutes les faiblesses du gouvernement. Cependant, malgré cette énième tentative d’entourloupe présidentielle, impossible de faire oublier à qui que ce soit que les macronistes ont une fois de plus servi de marchepied aux revendications historiques de l’extrême droite qui considère déjà avoir remporté une « victoire idéologique ».

Du côté de la gauche parlementaire, insoumis, communistes, socialistes et écologistes ont envoyé une longue saisine au Conseil constitutionnel avec l’espoir, évidemment vain, de censurer plusieurs dispositions de la loi. En l’absence de tout plan de bataille pour lutter contre la promulgation de cette loi, les partis de la gauche institutionnelle remettent leurs espoirs dans une institution qui a il y a pourtant déjà quelques mois balayé tous leurs arguments juridiques pour faire censurer la réforme des retraites malgré le refus majoritaire de la population.

Après la manifestation réussie du 21 janvier qui a réuni des dizaines de milliers de personnes dans toute la France, dont 150.000 à Paris l’heure est à durcir le rapport de force.

Cette loi ne pourra être censurée que par la mobilisation

Plusieurs appels à la mobilisation ont été lancés pour ce 25 janvier. La Marche des Solidarités appelle à faire de cette journée « une journée de mobilisation, de grèves, d’actions, de manifestations et de rassemblements ». « Pas tant dans l’attente des décisions du Conseil Constitutionnel » précise l’appel, « mais parce qu’au soir du 25 janvier, Emmanuel Macron sera en position de promulguer la loi. »

La FSU 94, la CGT Educ’action 75 et Sud Educ île-de-France appellent les personnels de l’éducation à la grève et à un rassemblement lors de l’examen du texte. Ces dernières semaines plusieurs blocages de lycéens et débrayages de personnel ont eu lieu pour dénoncer les effets désastreux que la loi immigration aura dans l’éducation assurant d’« aggraver la précarité financière, sociale, administrative des personnes visées […] restreindre l’accès aux études, laisser sans protection des mineur-e-s à la rue ».. « Plus de moyens, moins de Darmanin » demandait ainsi le cortège du lycée Balzac de Mitry-Mory lors de la manifestation du 21 janvier.

Or, ces appels à la mobilisation salutaires sont pour l’heure laissés pour compte par les centrales syndicales qui avaient déjà boudé les appels pour le 14 janvier organisés par des collectifs de sans-papier. L’axe de mobilisation des directions syndicales est entièrement tourné vers une interpellation polie du pouvoir. S’il est ridicule d’entretenir des illusions quant au rôle du Conseil constitutionnel, il l’est encore plus de le faire envers le Président de la République, comme l’a répété Sophie Binet (CGT) lors de la manifestation du 21 janvier : « « c’est un message vis-à-vis du Président de la République qui est là pour rassembler le pays, pour faire respecter la Constitution, notre identité républicaine, (…) qui ne doit pas promulguer cette loi. » Une logique d’interpellation républicaine du Président, qui privilégie la conciliation avec le pouvoir, à l’heure où celui-ci multiplie les annonces de nouvelles attaques.

L’initiative de la Marche des Solidarités et des syndicats de l’éducation d’Île-de-France doit être rejoints par le plus de forces possibles contre un texte qui propulsera des dizaines de milliers de personnes dans l’extrême pauvreté et accroitra l’exploitation des travailleurs.

Après les premières mobilisations de ces dernières semaines qui montrent une aspiration de différents secteurs à reprendre la rue, il faut construire une riposte d’ensemble face à Macron. La seule perspective qui soit à même tisser l’alliance entre l’ensemble des secteurs du monde du travail, de la jeunesse et des classes populaires, pour s’opposer à Macron et à l’influence croissante de l’extrême-droite.


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