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Coordination étudiants-travailleurs

Montpellier. 300 personnes réunies pour un meeting-concert de grévistes à l’université Paul Valéry

Ce jeudi 6 avril, les étudiants mobilisés de l'université Paul Valéry à Montpellier ont organisé un grand meeting de grévistes (cheminots, éducation, lycéens, travailleurs sociaux...). Une initiative réussie qui a réuni 300 personnes, suivie de concerts.

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Montpellier. 300 personnes réunies pour un meeting-concert de grévistes à l'université Paul Valéry

Crédits photo : Révolution Permanente

Ce jeudi 6 avril avait lieu la onzième journée d’appel à la grève et manifestation depuis le début du mouvement contre la réforme des retraites. Cette journée de mobilisation s’inscrivait également dans la cinquième semaine de blocage pour le campus de Paul Valéry.

Après une manifestation qui a rassemblé 12 000 personnes, « l’amphi 4 » du campus, centre névralgique de l’occupation de Paul Valéry, accueillait un grand meeting interprofessionnel de grévistes. C’est dans une ambiance combative, entre les applaudissements, que les invités à la tribune sont intervenus devant une audience de 300 personnes.

Tous les secteurs mobilisés à Montpellier ont répondus présents : une lycéenne, un cheminot, un travailleur social, deux étudiant·es et une enseignante. Chacun·e a pu témoigner des différentes actions de mobilisations de son secteur. Par exemple, plusieurs lycées bloqués, des piquets de grève sur des ronds-points stratégiques, des sessions de tractage, des assemblées générales, des blocages de voies ferrées… Le mot d’ordre : « on lâche rien ! ». Comme la souligné Killian, étudiant à Paul Valéry et intervenant à la tribune, « on lutte tous contre la répression et les inégalités, et on n’arrêtera pas jusqu’au retrait ! »

Le meeting a aussi été l’occasion de faire le point sur les différentes actions, grèves et mobilisations, mais aussi sur la répression qu’elles ont subies. Les récents événements comme à Sainte-Soline et la répression de la grève des éboueurs parisiens prouvent que la violence est le dernier recours du gouvernement pour briser le mouvement social actuel.

Dans le meeting, les revendications portées par les travailleur·euses et les étudiant·es ont été mises à l’honneur, et tous·tes ont dénoncé la politique du gouvernement Macron. Cette réforme injuste, raciste, précarisante et sexiste n’est qu’un combat de plus sur la liste : précarité étudiante et des travailleur·euses, répression, gouvernement autoritaire, manque de moyens humains, de ressources, etc. Comme l’a souligné Lucas, travailleur social et membre de Révolution Permanente, « il y a une colère qui s’exprime qui dépasse largement la question des retraites  ».

C’est dans un même élan que travailleur·euses de différents secteurs et étudiant·es luttent unis contre le gouvernement des patrons. Après deux assemblées générales interprofessionnelles organisées sur le campus, qui ont réuni jusqu’à 200 personnes, ce troisième rassemblement est une invitation aux travailleur·euses des autres secteurs à investir la fac pour en faire le cœur de la mobilisation à Montpellier : culture, art et surtout politique.

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C’est d’ailleurs sur une note musicale que s’est terminée la soirée. Les étudiant·es mobilisé·es du blocage, soutenus par les organisations militantes, ont organisé un concert en soutien aux caisses de grève et de lutte. Cantine solidaire et buvette auto-gérée, scène ouverte et groupes de musiques étudiant·es, c’est dans une ambiance conviviale et chaleureuse que la soirée s’est clôturée. C’était bien sûr sans compter sur la pression de la direction de l’université, qui n’a pas hésité à exercer une pression pour finir la soirée plus tôt, menaçant de couper le courant malgré l’ambiance bon enfant des concerts.

Quoi qu’il en soit, ce meeting-concert a été une grande réussite et a pris place parmi les activités qui construisent la riche programmation proposée sur la campus depuis cinq semaines. L’université vit, est animée : c’est un campus militant qui propose une grande variété de cours alternatifs, de séances créatives, de formations politiques. « Bloquer pour militer », c’est le parti pris du campus de Paul Va occupé, en libérant les temps de cours aux étudiant·es, afin qu’iels puisse rejoindre la mobilisation aux côtés des travailleur·euses. L’objectif de la soirée et de la mobilisation : donner un nouveau souffle au mouvement social afin de faire reculer le gouvernement et le patronat. Comme l’a souligné Loïc, cheminot en grève reconductible depuis un mois : « la grève, c’est se dégager du temps pour aller vers d’autres secteurs ».

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