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Politique

Loi sécurité globale

Les policiers hors-service pourront désormais porter leur armes dans les lieux publics

Dans la nuit du vendredi 20 au samedi 21 novembre, l’assemblée nationale a voté l'article 25 de la loi sécurité globale, autorisant les policiers à être armés même en dehors de leurs heures de service. Une proposition ahurissante par sa dangerosité, s’inscrivant dans l’offensive autoritaire menée par le gouvernement Macron.

mercredi 25 novembre 2020

Crédit photo : Arturo Gonzalez Producciones Cinematograficas S.A./MGM

Dans le cadre du passage à l’Assemblée nationale de la loi de sécurité globale, la chambre a voté toute une série d’articles, et notamment le controversé article 24 obligeant les images de policier à être floutées. Dans cette même session, l’article 25, est passé bien inaperçu, il n’en reste pourtant pas moins l’une des mesure parmi les plus inquiétantes de l’escalade sécuritaire portée par ce texte. L’alinéa 2 stipule en effet que « le fait qu’un fonctionnaire de la police nationale ou un militaire de la gendarmerie nationale porte son arme hors service, dans des conditions définies par arrêté du ministre de l’intérieur, ne peut lui être opposé lors de l’accès à un établissement recevant du public. »

Après l’obligation de flouter les photos montrant des policiers et gendarmes, et le renforcement du pouvoir des polices municipales, l’offensive sécuritaire se poursuit avec cette nouvelle concession faite aux forces de répression qui pourront donc être armées dans des établissements publics.

On ne peut que redouter, par ce nouvel article de loi, une aggravation des intimidations et violences policières. Ceux sur lesquels la justice ferme constamment les yeux et à qui le gouvernement ne cesse de céder moyens et nouveaux droits, vont pouvoir se promener armes à la ceinture en dehors de leur service.

Face à la montée d’un autoritarisme et d’une répression qui ne se cachent plus, il est plus que jamais capital de manifester contre la loi de sécurité globale, et de s’organiser contre ces attaques à nos droits démocratiques, orchestrées par des classes dominantes qui ne nous réservent que répression et précarité.




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