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Grève des postiers à Cestas : « Il faut élargir notre grève nationalement ! »

Dans le cadre des Négociations Annuelles Obligatoires, les travailleurs de la plate-forme industrielle courrier (PIC) de Cestas ont entamé un mouvement de grève le 11 janvier. Pour les soutenir, rendez-vous ce samedi sur le parvis de Mériadeck à Bordeaux.

Agapé

24 janvier

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Grève des postiers à Cestas : « Il faut élargir notre grève nationalement ! »

Crédit photo : Révolution Permanente

A Cestas près de Bordeaux, les salariés de la plate-forme industrielle courrier (PIC) sont entrés en grève le 11 janvier dernier, à l’appel de l’intersyndicale locale CGT FATP Gironde et SUD PTT Gironde. Cette dernière a déposé le préavis de grève, cela après avoir effectué trois réunions infructueuses avec la direction du PIC, dans le contexte des NAO (Négociations Annuelles Obligatoires). En cause, des dirigeants qui « n’ont rien a proposé à chaque réunion et qui renvoi toujours la responsabilité des négociations au niveau national » explique François, agent de production et représentant local de la CGT.

Le mouvement de grève est suivi par près d’une soixantaine de postiers. La colère s’est évidemment cristallisée autour des salaires. Entre sentiment d’injustice et un niveau de vie en baisse à cause de l’inflation, en témoigne la récente augmentation des prix de l’électricité d’environ 10%, les agents souhaitent le changement de leur grille de rémunération et des augmentations significatives de salaire d’au moins 400€.

« Aujourd’hui la direction peine à embaucher. Du coup elle attire des nouveaux travailleurs avec une grille de rémunération, le grade 2.1, légèrement plus avantageuse que celle des travailleurs embauchés depuis des années. En plus d’être insuffisant pour les nouveaux, c’est injuste pour les anciens. Il faut que ce grade soit le minimum pour toutes et tous » confie François à Révolution Permanente.

Avec un chiffre d’affaires en augmentation en 2022 (+2,3% par rapport à 2021) et un résultat net de 1,20 milliard d’euros la même année, la colère qui s’exprime aujourd’hui est plus que légitime alors que le salaire moyen à la poste est de 1500€ net par mois. Les salaires sont « minables et inadmissibles » ajoute ainsi le postier.

Depuis la première journée de grève, sept débrayages ont déjà eu lieu. Si la direction essaye de jouer au plus fort et affirme qu’il n’y a aucun impact sur la production pour le moment, les grévistes entendent bien étendre le mouvement le plus largement possible. C’est en ce sens que les grévistes ont adressé une vidéo à l’ensemble de leur collègue de la poste, pour que « dans les PIC, chez les facteurs, dans les guichets » les salariés se mobilisent ensemble le 6 février prochain et débrayent nationalement.

Localement, le prochain rendez-vous est donné ce samedi 27 janvier sur le parvis de Meriadeck, devant la poste. Un appel qu’il faudra rejoindre massivement pour soutenir les postiers et continuer de construire l’élargissement de la mobilisation. « On est fier de ce qu’on est en train de faire, l’état d’esprit est très combatif et on va continuer de se battre ! » conclut avec détermination le cégétiste à notre micro.


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