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Politique

Electro pour l'Élysée, Lacrymo pour les jeunes

Fête de la musique. Macron s’offre une soirée de luxe pendant que la police réprime la jeunesse

A l'occasion de la 40ème édition de la fête de la musique, pendant que Macron faisait la fête à l’Elysée, à l'occasion d'un concert organisé et alors que le champagne coulait à flot, la jeunesse était sévèrement réprimée dans les rues de Paris et de Nantes.

mardi 22 juin

Ce Lundi 21 juin, à l’occasion de la 40e édition de la fête de la musique, Macron a organisé un concert électro à l’Élysée avec environ 300 personnes pour symboliser le « retour des jours heureux après de longs mois difficiles pour tous », selon les termes du communiqué de l’Élysée. A l’occasion de ce concert où Jean Michel Jarre et Marc Cerrone étaient les invités d’honneurs, après avoir été décorés quelques heures avant, Macron a fait un discours dans lequel il a remercié les jeunes « qui ont fait beaucoup d’efforts » au cours de la crise.

Pourtant, derrière cette stratégie de communication adressée à la jeunesse, la réalité était tout autre. S’il y avait bien une centaine de jeunes bénéficiaires du pass culture à l’Elysée, pour les autres la fête de la musique a rimé avec gaz et matraque, notamment à Paris et à Nantes.

A Paris et dans la petite couronne, 2300 policiers et gendarmes étaient mobilisés pour réprimer la jeunesse à coup de charges policières et gaz lacrymogènes. C’était notamment le cas place de la République.

Et ce dans la continuité de la répression la veille d’une rave-party organisée à Redon (35) en hommage à Steve, mort lors de la fête de la musique de 2019 des mains de la police, pour laquelle 400 gendarmes avaient été mobilisés. Ces derniers sont allés jusqu’à détruire 100 000 euros de matériel de sonorisation.

Si le gouvernement communique à tour de bras sur le retour des « jours heureux », il semblerait que ce soit toujours à la violence répressive et à la matraque, de l’institution policière de donner le tempo et ce dans la continuité de la gestion autoritaire et répressive de la crise sanitaire depuis plus d’un an. Le deux poids deux mesures dont fait preuve la bourgeoisie a connu ce lundi une nouvelle réalisation amère. À l’Élysée donc, on fait la fête, en dehors on tâte de la matraque.




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