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Politique

Greenwashing

Total. Des militants bloquent l’AG des actionnaires contre un « plan climatique » de la honte

Ce mercredi, des centaines de militants écologistes empêchaient la tenue de l’Assemblée Générale des actionnaires de Total, en dénonçant le « plan climatique » hypocrite du groupe pétrolier français. Un plan qui ne se veut aucunement en rupture avec la destruction de la planète par les multinationales, privilégiant toujours leurs intérêts à l’écologie.

mercredi 25 mai

Crédits photo : Bertrand Guay/AFP

Ce mercredi, devait se tenir l’Assemblée générale des actionnaires de Total. Une assemblée qui s’annonçait sous tension avant même son début. Dans la matinée, des centaines de militants écologistes de différentes organisations telles que Greenpeace, Alternatiba, ANV COP21 et Les Amis de la Terre, se sont réunis devant la très chic Salle Pleyel, rue du Faubourg-Saint-Honoré dans le 8e arrondissement de Paris, afin de dénoncer le plan « climatique » destructeur du groupe, ainsi que sa présence en Russie, où il exploite du gaz naturel liquéfié. La réunion a finalement dû se tenir en distanciel

L’assemblée des actionnaires perturbée par les mobilisations

Ainsi, les manifestants ont réussi à bloquer la porte de la salle et à empêcher les actionnaires de rentrer. Cette mobilisation, dénonçant l’hypocrisie des grands capitalistes détruisant toujours plus la planète tout en affichant un greenwashing de façade, n’est pas sans rappeler de précédentes actions. On peut effectivement penser à l’AG de Shell qui s’est tenue la veille à Londres et a été suspendue deux heures en raison de militants présents à l’intérieur.

Devant la salle Pleyel, la sécurité renforcée de l’événement a très vite été dépassée par le nombre de manifestants, appelant en renfort les forces de l’ordre, qui ont une fois de plus démontré de quel côté de la lutte écologiste elles se trouvaient. Des journalistes ont également été empêchés de couvrir l’évènement comme Paul Larrouturou, reporter politique pour LCI.

Dans un contexte où le GIEC ne nous donne plus que trois ans avant que le dérèglement climatique ne devienne une fatalité, les grands actionnaires souhaitent continuer de détruire la planète dans le seul but d’augmenter toujours plus leurs profits.

Quand les profits de quelques-uns mènent à la destruction de la planète

Une avidité sans limite : alors que l’augmentation des prix du carburant en raison de la Guerre en Ukraine a des répercussions sur le coût de la vie pour de nombreux travailleurs, ses actionnaires s’enrichissent. Le groupe a annoncé, en octobre 2021, avoir multiplié ses profits par vingt-trois au troisième trimestre 2021 par rapport à 2020. Des profits indécents alors que 60% des Français annoncent se chauffer moins pour des raisons économiques.

Ainsi, en dépit du supposé « combat du siècle » que Macron voudrait mener pour l’écologie, c’est bien à la destruction de notre planète que nous amènent les groupes capitalistes, avec l’appui du gouvernement. Le soutien récent de l’Etat au projet d’exploitation pétrolière de Total en Ouganda, en dépit du préjudice envers mes populations et la biodiversité locale, est un exemple parmi tant d’autres du rôle néfaste de la multinationale et de l’impérialisme français.

La seule manière de sauver la planète de cette exploitation capitaliste est de revendiquer l’expropriation et le contrôle ouvrier sur les industries polluantes, afin de trouver des solutions pour une production d’énergie compatible avec l’environnement et respectueuse des populations. Des solutions qui ne seraient pas dictées par l’avidité des grands actionnaires. Car ceux qui ont le plus intérêt à lutter contre la destruction de la planète sont ceux qui en subissent les conséquences les plus violentes : les travailleurs et les populations les plus pauvres. Contre le greenwashing des gouvernements et des multinationales, renversons ce système !



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