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Politique

Offensive contre le droit à s'organiser

Solidarité avec le Groupe Antifasciste Lyon et Environs menacé de dissolution par Darmanin !

Après la dissolution d’organisations anti-racistes, ou encore les menaces qui planent sur Nantes Révoltée, le gouvernement continue son offensive autoritaire, en s’attaquant à la GALE, un groupe antifasciste lyonnais. Contre ces attaques, l’ensemble des organisations politiques et du mouvement social doivent faire front. Solidarité !

vendredi 18 mars

Crédit photo : @johanenmanif

Hier, la GALE, groupe antifasciste lyonnais, a été averti que le ministère de l’Intérieur engageait une procédure pour sa dissolution. Cela fait plusieurs mois que le groupe est menacé par la préfecture. Dans leur communiqué, les militant.e.s expliquent que : « Depuis mercredi 16 mars, un véritable dispositif de harcèlement s’est mis en place : des militant.e.s ont été suivi.e.s dans la rue jusqu’à leur domicile et leur travail, iels sont harcelé.e.s au téléphone par la police lyonnaise, venue sonner et tambouriner aux portes très tôt le matin et à plusieurs reprises dans la journée. »

La police leur reproche la diffusion d’une vidéo d’un concert avec des slogans contre la police publiée par Lyon Antifa Fest, ainsi que le relai d’un appel à assiéger Bayer-Monsanto en mars 2021. A l’époque, dans un communiqué, le maire Les Républicains de Caluire-et-Cuire, Philippe Cochet et d’autres figures de la droite avaient d’ailleurs ordonné au Préfet du Rhône et au ministre de l’Intérieur, « de prendre toutes les dispositions pour assurer la sécurité du site de l’entreprise, de ses salariés et de leurs familles notamment en présentant la dissolution de ce groupe au conseil des ministres ».

A quelques semaines des élections présidentielles, l’exécutif poursuit donc son opération séduction des Républicains et son offensive autoritaire. Cette nouvelle dissolution, permise par la loi Séparatisme, s’inscrit dans la lignée des menaces à l’encontre de Nantes Révoltée et de la fermeture de collectifs pro-Palestine. Ces attaques liberticides contre des organisations du mouvement social, qui s’opposent à la politique du gouvernement ou contre des groupes qui luttent contre l’islamophobie, comme le CCIF ou Baraka City, sont une menace pour toutes les organisations politiques et syndicales.

Dans un contexte de montée des idées réactionnaires, où la campagne présidentielle a été rythmée par les sorties racistes et islamophobes et la montée de l’extrême droite, le choix de dissoudre ce groupe n’est pas anodin. D’autant plus alors que les attaques violentes de la part de militants d’extrême-droite se multiplient, comme par exemple l’attaque de réunions anti-fascistes à Strasbourg et Rennes le mois dernier.

Solidarité avec la GALE et les militant.e.s attaqué.e.s ! Toutes les organisations du mouvement social doivent faire front contre cette répression. Alors que Macron a annoncé son programme pour 2022, entre renforcement policier et mesures antisociales, ces dissolutions servent à affaiblir les contestations politiques.



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