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RATP. A peine entré en poste, Jean Castex réprime les grévistes rassemblés devant le siège

Ce vendredi, les grévistes de la maintenance RATP étaient devant le siège du groupe pour accompagner la délégation syndicale qui devait être reçue par Jean Castex. Finalement, ils ont été accueillis par les CRS qui les ont violemment réprimés.

vendredi 2 décembre 2022

Crédits photos : Révolution Permanente

Ce vendredi 2 décembre, quelques centaines de salariés de la maintenance du matériel ferré de la RATP en grève pour leurs salaires, se sont à nouveau réunis devant la maison mère. Sur l’appel de Jean Castex qui avait annoncé recevoir les syndicats pour réinstaller un prétendu dialogue social avec les salariés, ils sont venus accompagner la délégation syndicale censée rencontrer la direction.

À l’arrivée des travailleurs sur les lieux, l’accueil s’est révélé bien loin de celui annoncé en interview cette semaine par le nouveau PDG de la RATP. En effet, les portes du siège étaient closes, les grilles baissées, et des dizaines de CRS étaient postés tout autour du bâtiment.

Après une heure de rassemblement et le refus de la direction de la RATP d’ouvrir les portes pour recevoir la délégation, les grévistes ont tenté de partir en manifestation. Seulement, après quelques dizaines de mètres d’avancée du cortège, les forces de l’ordre ont violemment réprimé les manifestants. Des gaz lacrymogènes et des coups de matraques se sont abattus sur les grévistes, blessant notamment l’une d’entre elle à la tête. C’est escortés et nassés par la police que les travailleurs ont poursuivit le rassemblement.

Entré en poste en début de semaine, l’ex-premier ministre montre sa conception du « dialogue social », avec l’intimidation et la violence face à des ouvriers en grève pour certains depuis 7 semaines. Reçus par les gaz et les matraques, les grévistes ont réaffirmé leur détermination à se battre jusqu’au bout pour arracher des augmentations de salaire et imposer le respect face à une direction qui les méprise.



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