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Non à la répression de Christian !

Scandale : l’inspection du travail refuse le licenciement de Christian Porta, InVivo tente de passer en force

Ce lundi, l'inspection du travail a refusé le licenciement du délégué syndical central CGT de Neuhauser Christian Porta. Le groupe InVivo a néanmoins décidé de passer en force et a annoncé au syndicaliste son licenciement.

Enzo Tresso

23 avril

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Scandale : l'inspection du travail refuse le licenciement de Christian Porta, InVivo tente de passer en force

Depuis le 7 février, Christian Porta est menacé de licenciement sous prétexte de « harcèlement » envers sa direction. Une offensive lancée à la veille d’une grève pour les salaires dans le cadre des NAO à laquelle les salariés avaient répondu en débrayant massivement et en se mobilisant pour soutenir leur représentant syndical, figure du syndicalisme combatif régional. Une réponse qui n’a pas empêché l’entreprise de demander le licenciement de Christian Porta, et de dépenser des sommes astronomiques en frais d’huissier pour surveiller les mouvements du délégué syndical sur l’usine de Fürst.

Victoire : l’inspection du travail refuse le licenciement de Christian Porta !

Ce lundi, l’inspection du travail a cependant rendu sa décision. Considérant que les accusations calomnieuse de la direction consiste en « des allégations vagues et peu circonstanciées, établi par l’employeur, non vérifiables par nos services », elle refuse la demande de licenciement émise par la direction de Neuhauser et du groupe auquel elle appartient, InVivo. Réfutant point par point les différents arguments de la direction, la décision de l’Inspection du travail dénonce par ailleurs les multiples manœuvres de la direction pour réprimer le syndicaliste.

L’entreprise a ainsi « volontairement exclu la référente harcèlement du site, comme celui de l’entreprise, au profit d’une commission composée de personnes tierces dont l’entreprise n’a pas justifié de la formation ou de la sensibilisation dans ce domaine » et procédé à un entretien préalable expéditif pendant lequel « elle a refusé de décliner les identités, les faits et la temporalité des évènements, se contentant d’extraits de phrases », « imprécises, sans lien entre elles et sans contexte », entachant « d’irrégularités la procédure suivie ».

L’inspection du travail atteste également du « refus de l’entreprise de transmettre les témoignages recueillis dans le cadre de son enquête malgré les demandes » et de « dévoiler l’identité des personnes entendues dans le cadre de son enquête ». Elle note également comment la direction reproche à Christian Porta des propos tenus dans le cadre de l’exercice de son mandat syndical. Elle conclut que « l’ensemble des éléments recueillis ne permettent pas d’établir la matérialité des faits ni d’établir des agissements répétés », indiquant clairement le caractère calomnieux des accusations de la direction. L’inspection du travail souligne par ailleurs les pratiques délirantes de Neuhauser, racontant comme le directeur des ressources humaines n’hésite pas à s’adresser aux organisations syndicales, lors d’une réunion de CSE concernant la demande de licenciement, en expliquant « ne pas avoir de Smith et Wesson à vous mettre sur la tempe évidemment pour vous forcer ».

Malgré une décision claire, Neuhauser et InVivo tentent de passer en force

Malgré cette décision qui refuse à Neuhauser et au groupe InVivo le droit de procéder au licenciement de Christian Porta, la direction tente cependant de passer en force. Elle a en effet notifié, ce matin, le syndicaliste de son licenciement, en toute illégalité avec la décision de l’inspection du travail. Habituée des méthodes policières, la direction semble prête à aller jusqu’au bout pour intimider le syndicaliste qui s’apprêtait à reprendre son poste dans l’entreprise, après trois mois de lutte.

Comme l’explique Christian Porta, « cette manœuvre montre bien qu’InVivo ne visait pas un salarié qui aurait commis une faute mais qu’ils veulent briser le syndicat. En vérité, ils ont peur, et ils sont prêts à dépenser des centaines de milliers d’euros pour mener leur répression. Le rassemblement du 25 approche et maintenant ils vont jusqu’à se mettre dans l’illégalité pour m’écarter du site aussi longtemps que possible et essayer de me faire céder. » Une offensive gravissime face à laquelle le syndicaliste reste déterminé : « leur dossier est vide. Ils ont beau avoir de l’argent, nous on a la solidarité de classe. On sort renforcé de la décision de l’inspection du travail qui désavoue tout leur argumentaire. On ne va pas céder et on va aller aux Prud’hommes si nécessaire. »

Alors que les soutiens de Christian Porta ont organisé un grand rassemblement devant le siège d’InVivo, en présence de députés de la France Insoumise et d’EELV, et formé des comités de soutiens dans la région, la direction tente de dissuader le représentant syndical, très apprécié de ses collègues, de reprendre le travail. Face à cette nouvelle offensive, il va falloir être nombreux lors du rassemblement en solidarité avec le délégué syndical appelé ce jeudi 25 avril à 10h par la Fédération CGT de l’agro-alimentaire et la CGT Neuhauser devant l’usine Neuhauser de Fürst.


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