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Grève des raffineurs

Grève reconduite à la raffinerie de Donges : les réquisitions et les pressions de Total ne passent pas

Ce matin, la grève s’est poursuivie à la raffinerie de Donges, avec 80 % de grévistes soudés autour de la question des réquisitions et des salaires. A 13h30 une AG du personnel s’est tenue et a voté la reconduction de la grève jusque vendredi, 13h30.

Jules Bodin

13 octobre 2022

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Crédit photo : Révolution Permanente

Second jour de grève à la raffinerie de Donges. Sur le piquet, l’ambiance est plutôt joyeuse et les grévistes affichent leur combativité. Si la raffinerie de Donges s’était tenue à l’écart du mouvement de grève amorcé dans plusieurs raffineries des groupes Total et ExxonMobil, l’annonce des réquisitions par le gouvernement ne passe pas.

Des réquisitions qui ont déjà commencé aujourd’hui à s’abattre sur les grévistes du site ExxonMobil de Gravenchon et du dépôt Total de Flandres. Avec un objectif pour le gouvernement : casser le mouvement de grève en allant jusqu’à attaquer ni plus ni moins le droit de grève.

« Ca fait 20 ans que je suis ici, et je suis certainement pas à 5000 euros. »

L’autre grand déclencheur du mouvement ont été les mensonges sur les salaires des raffineurs véhiculés par la direction de Total et allègrement diffusés par les médias bourgeois et le gouvernement. Mickael, délégué CGT sur Donges déclare : « ça fait 20 ans que je suis ici, et je suis certainement pas à 5000 euros… ». Les mensonges de Total sur les rémunérations des raffineurs ont provoqué une vraie colère à la base des travailleurs de la raffinerie, alors que ces derniers réalisent un travail extrêmement pénible et pour lequel leur espérance de vie est réduite.

Avec l’annonce des réquisitions, l’objectif du gouvernement était de faire s’arrêter un mouvement de grève dans les raffineries qui a commencé à imposer un important rapport de force pour arracher des augmentations de salaires, dans un contexte d’inflation et alors que Total réalise des profits indécents.

Mais l’annonce des réquisitions a eu, pour le moment, un effet à double tranchant pour le gouvernement. En effet il a suscité un élan de solidarité de nombreux secteurs et notamment des raffineurs qui était jusque-là resté en retrait du mouvement. Aujourd’hui d’autres secteurs comme les cheminots de la SNCF, les travailleurs de la RATP ou encore des travailleurs du nucléaire appellent à rejoindre le mouvement de grève.

Tout l’enjeu pour les raffineurs sera de maintenir le rapport de force jusqu’à ce que ces autres secteurs entrent massivement et concrètement dans un mouvement de grève reconductible. Pour arracher de véritables augmentations de salaires, indexer les salaires sur l’inflation mais aussi pour faire reculer Macron sur la réforme des retraites.


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