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Décryptage

Université du Mirail : tout comprendre à la suppression des rattrapages

A l’UT2J-Le Mirail un projet de modification du calendrier est en passe d’être voté, et supprime les rattrapages pour les remplacer par un nouveau système de calcul de la moyenne. Le Poing Levé vous explique l’ensemble de ce projet.

Le Poing Levé Mirail

27 février

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Université du Mirail : tout comprendre à la suppression des rattrapages

L’année prochaine, il pourrait ne plus y avoir de rattrapages au Mirail pour les étudiant.es en contrôle continu (la mesure ne concerne pas les étudiant.es du SED). C’est ce qui est prévu dans un projet de modification du calendrier universitaire qui doit être mis au vote dans la Commission Formation et Vie Universitaire (CFVU) ce mois-ci et mis en place dès l’année prochaine.

Plusieurs modifications sont proposées en bloc : décalage de la rentrée, généralisation du contrôle continu, modification du calcul de la moyenne d’une UE, fin des rattrapages, mise en place de régimes spéciaux d’étude, nouvelles semaines dans le semestre. Si certaines peuvent représenter des avancées pour les étudiant.es, d’autres sont des reculs.

Dans cet article, nous t’expliquons les lignes principales du projet tel qu’il a été présenté aux élu.es de la CFVU, de manière encore très imprécise sur certaines modalités. Nous avons essayé d’expliquer le plus simplement possible des aspects qui peuvent paraître obscurs à la première lecture, tout en montrant les impacts sur nos conditions d’études.

La consultation lancée par le Poing Levé pour sonder les étudiant.es concernant les mesures proposées par la direction de l’université a déjà reçu plus de 1000 réponses : nous avons besoin d’un maximum d’avis pour faire entendre la voix des étudiant.es.

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Un projet de transformation du calendrier qui supprime les rattrapages

Deux constats sont officiellement mis en avant pour la modification du calendrier universitaire.

Le premier, vis-à-vis des étudiant.es, est le délai de réception des notes du premier semestre, que les étudiant.es sont unanimes à trouver trop tardif. Des délais qui posent problème pour savoir sur quel pied entamer son second semestre, ou pour préparer des dossiers d’inscription demandés toujours plus tôt dans le contexte d’une hausse généralisée de la sélection dans l’enseignement supérieur. Cette difficulté est une conséquence évidente du manque d’enseignant.es et de la précarité organisée au plus haut de l’Etat dans les universités. Le projet présenté par la vice-présidente de la CFVU (VP-CFVU) propose une mesure de bricolage face à cette réalité, en faisant commencer la rentrée une semaine plus tôt en septembre. Ce gain d’une semaine permettrait d’ajouter une semaine banalisée entre la fin de la première session d’examens en janvier et la reprise du second semestre. Elle permettrait d’avoir une semaine totalement libre de cours pour les enseignant.es pour corriger les copies.

Le second est la lourdeur de l’organisation de la deuxième session d’examens (c’est-à-dire les rattrapages) au mois de juin, alors qu’une minorité d’étudiant.es qui y sont convoqué.es s’y rendent réellement (22% selon les chiffres fournis par l’université pour l’année 2021-2022). Il s’agit d’un effort administratif (gestion de salles, impression des sujets) mais aussi pour les enseignant.es qui doivent produire de nouveaux sujets, surveiller les examens, corriger. Dans un contexte d’austérité universitaire, les tâches d’enseignement deviennent une contrainte par rapport aux tâches de recherche, pour lesquelles les enseignants sont toujours mis davantage en compétition les uns entre les autres. Les rattrapages apparaissent, dans ce contexte, comme une charge de travail à alléger.

Pourtant, pour l’année 2021-2022, 25% des étudiants de licence qui ont validé leur année l’ont fait grâce aux rattrapages. Le pari de la VP-CFVU est donc de supprimer les rattrapages en juin, en remplaçant cette deuxième chance (c’est-à-dire la possibilité de repasser une épreuve) par un mode de calcul de la moyenne plus favorable. Celle-ci, espère-t-on, permettra de faire passer ces 25% d’admis.es dès la première session. Et sinon…

Les deux semaines de rattrapage au mois de juin seraient alors « réinjectées » dans le calendrier de l’année sous la forme de 13ème semaines (un semestre est composé de 12 semaines de cours + 2 de partiels) qui serviraient à des révisions ou à des rattrapages de cours. Mais ces 13èmes semaines ont également été présentées aux enseignant.es comme des moyens d’aller sur leur terrain de recherche, en compensation de la semaine qu’ils perdent à la rentrée en devant commencer les cours plus tôt… Force est de constater qu’ils ne pourront pas assurer des révisions et être sur leur terrain.

Quel serait le nouveau système de notation ?

Le préalable à la modification du système d’évaluation/notation est le passage de l’ensemble des UE (Unité d’enseignement) en contrôle continu. Concrètement, toutes les UE devront disposer d’au moins une évaluation dans le semestre + une note finale. Dans ce scénario, aucune note ne pourra valoir pour plus de 50% dans la moyenne.

Cette évaluation continue est déjà mise en place dans de nombreuses UE. Actuellement, la moyenne de l’UE est donc la moyenne des notes de TD + du partiel final. Si la moyenne est inférieure à 10 (et si la compensation ne suffit pas ou si on la refuse), on passe aux rattrapages. Si la note des rattrapages est meilleure que la moyenne issue de la première session, elle la remplace.

Dans le projet qui nous est présenté, on calculerait d’abord la moyenne pondérée des notes de TD + épreuve finale. Si la moyenne est inférieure à la note finale, on ne garderait alors que la note finale. Concrètement, ce système permettrait à un étudiant qui a eu de très mauvaises notes en TD ou qui a été absent, de tout jouer sur la note finale. De manière générale, il serait avantageux si la note est finale est meilleure que les notes du TD. En revanche, cette note finale n’est aucunement une seconde chance ou un rattrapage déplacé dans le temps… puisqu’elle compte à part entière dans la moyenne. Ainsi, si la note obtenue à l’épreuve finale est mauvaise, ou moins bonne, elle va seulement tirer la moyenne vers le bas. Et en cas d’accident, si la moyenne est inférieure à 10, il n’y a plus de rattrapage !

Une telle modification a été permise par la loi ORE, la loi de Macron qui a instauré Parcoursup et renforcé la sélection à l’université. L’arrêté licence qui en est issu (texte réglementaire encadrant les licences nationalement) permet aux université de faire des licences à la carte, supprimant ici ou là les rattrapages, en instaurant des licences flexibles et/ou en supprimant la compensation comme c’est le cas à Toulouse-3 Paul Sabatier. Dans le cas qui nous concerne, cette loi permet, sous couvert des avantages pédagogiques du contrôle continu, de supprimer les rattrapages.

Ainsi, les étudiant.es n’auront plus la possibilité de se rattraper, de recomposer. Aujourd’hui de nombreux étudiants font le choix du refus de compensation pour repasser une épreuve aux rattrapages et avoir une meilleure note. D’autres, parce qu’ils travaillent ou pour des problèmes de santé étalent leurs révisions sur l’année en tablant sur les rattrapages. C’est aussi un moyen essentiel pour les personnes qui se réorientent au deuxième semestre, de passer les UE du premier semestre et de ne pas avoir à redoubler ou faire d’AJAC (passage en année supérieure, avec des UE de l’année précédente à valider).

Régimes spéciaux d’étude

Le projet prévoit également une mise en place élargie des régimes spéciaux d’étude (RSE). Il s’agit de modalités de dispense d’assiduité, de facilités pour faire son emploi du temps, de dispositifs de soutien ou encore de possibilités d’obtenir un créneau de remplacement pour les étudiants en situation spécifique.

À l’heure actuelle, notre université est particulièrement en retard sur cette question. Pour obtenir une dispense d’assiduité à un cours de TD ou à un examen, il faut justifier d’une hospitalisation ou du décès d’un proche ! Pourtant, de nombreux cas empêchent de se rendre à un cours ou à un examen qui ne rentrent pas dans ces conditions.

Or, l’article 12 de l’arrêté du 22 janvier 2014 engage les CFVU à mettre en place des RSE pour « les étudiants salariés qui justifient d’une activité professionnelle d’au moins 10 heures par semaine en moyenne, les femmes enceintes, les étudiants chargés de famille, les étudiants engagés dans plusieurs cursus, les étudiants en situation de handicap, les étudiants à besoins éducatifs particuliers, les étudiants en situation de longue maladie, les étudiants entrepreneurs, les artistes et sportifs de haut niveau ». Lors de la CFVU du 8 février, Le Poing Levé a insisté pour que soient également intégrées dans ces RSE, les problèmes de santé mentale sur la base d’un certificat médical, sans nécessiter d’hospitalisation. Ce phénomène est une véritable lame de fond dans la jeunesse, à l’origine de nombreux décrochages. La précarité et la pression scolaire sont loin d’y être étrangères et des modalités doivent être mises en œuvre pour accompagner toutes les personnes touchées.

A voir : Santé mentale chez les jeunes : les vraies raisons du mal-être

La mise en place de ces RSE est donc une bonne nouvelle pour les étudiant.es ! À condition qu’elle ne serve pas de monnaie d’échange pour la suppression des rattrapages. Car, si ces RSE nous sont présentés comme des garanties pour éviter les échecs étudiants en l’absence de rattrapage, ils sont des droits étudiants qui doivent être déconnectés du projet de calendrier et mis en œuvre dans tous les cas.

Zoom sur les étudiant.es travailleur.euses

Que ce soit pour cause d’empêchement de composer ou d’impossibilité de réviser l’ensemble des UE en raison du travail, les rattrapages sont particulièrement nécessaires pour les étudiant.es qui doivent travailler à côtés de leurs études.

Or, en l’absence de rattrapages, il va falloir compter sur les RSE pour obtenir un créneau de remplacement à un partiel. Pour l’heure, aucune garantie sérieuse n’a été donnée quant à la possibilité réelle pour un.e étudiant.e se voyant empêcher par son patron de se rendre à un partiel d’obtenir un créneau de remplacement. D’autant que cela s’annonce déjà être un casse-tête administratif (produire un nouveau sujet ou mettre en œuvre une nouvelle modalité d’évaluation, trouver les salles nécessaires ou la mise en œuvre sur Iris), pour un faible nombre d’étudiant.es, ce qui est précisément l’argument avancé pour mettre fin à la deuxième session de rattrapages. Il s’agit également d’être attentifs aux conditions de réclamation pour obtenir un tel droit. Pour l’heure, il a été évoqué un système où les étudiant.es éligibles devront faire une réclamation dans les 48 heures suivant le partiel manqué. De fait, lors de la dernière CFVU, cette possibilité de trouver des créneaux de remplacement (une nécessité en l’absence de rattrapages) a été nuancée. Nous attendons des engagements fermes sur ces possibilités.

Les élu.es du Poing Levé ont également attiré l’attention sur un impensé total : les étudiant.es qui travaillent au black. Dans notre enquête nationale, 12% des étudiant.es qui travaillent déclarent travailler de manière non-déclarée, et 7% de manière partiellement non-déclarée.

Ceux-ci (ceux qui ont déjà le moins de rapport de force face à leur patron pour modifier des horaires) doivent avoir une solution pour faire reconnaître leur statut d’étudiant.e travailleur.euse. De plus, de nombreux.ses étudiant.es sont employé.es avec des contrats aux horaires modulables, notamment dans la restauration rapide et la grande distribution. Dans notre consultation, plusieurs étudiant.es sont concerné.es par cette situation. « Chaque mois nos horaires changent, ainsi je peux travailler parfois le soir, parfois non, c’est surtout le week-end mais cela peut très vite varier selon les besoins du patron » témoigne ainsi une étudiante. Des variations à la fois dans le planning, mais aussi sur le volume horaire dans la semaine : à Chronodrive par exemple, le système de modulation permet à l’employeur d’imposer des heures supp’ lissées sur 6 mois !

A lire : A Chronodrive, « les cadences sont parfois intenables »

Supprimer les rattrapages, faire entrer le loup dans la bergerie ?

La CFVU du 8 février a donné un aperçu du risque d’intensification de la sélection à long terme avec un tel projet.

Certaines ailes du corps enseignant, notamment les élu.es affilié.es à la CFDT ont manifesté leur volonté de détricoter certains aspects protecteurs pour les étudiant.es. Ainsi, certain.es enseignant.es, notamment de départements de langue ont soumis l’idée que la note finale d’une UE (celle qui pourrait remplacer la moyenne si elle est favorable) puisse être n’importe quelle note de TD dans le semestre. Une telle mesure reviendrait à supprimer tout élément de cadrage qui assure une forme d’égalité entre les étudiant.es de l’université. Surtout, alors que le projet présenté met en avant que les étudiant.es qui ne peuvent pas assister à tous les cours puissent tout jouer sur la note finale, il ne resterait ici plus que les inconvénients.

Par ailleurs, lors des consultations dans les UFR certain.es enseignant.es trouvent d’ores et déjà que le nouveau mode de notation (moyenne ou seulement note finale selon la plus favorable) est trop favorable. Ces enseignant.es pourraient être tenté.es de rendre les examens finaux plus durs pour compenser cette notation ou bien dans les prochaines années tenter de retoquer cette notation, sans pour autant, soyons en sûr.es, militer pour un retour des rattrapages.

Rien ne peut nous assurer qu’un tel projet ne serve, peu importe les volontés initiales de ses promoteurs, comme un premier pas vers de nouvelles dégradations des droits étudiants. Ainsi, lors de la dernière CFVU qui ne servait qu’à discuter le projet a déjà été évoqué la possibilité de retirer les rattrapages pour les M1. Chaque étudiant.e sait d’ailleurs qu’entre ce qui est écrit dans les textes et ce qui est de fait dans les cours et les partiels, il y a un écart que certains départements n’hésitent pas à franchir allégrement.

La position du Poing Levé et des autres organisations étudiantes

Nous estimons que le projet de calendrier universitaire amalgame différents projets qui n’ont pas forcément lieu d’être votés en bloc.

1. Sur le décalage de la rentrée d’une semaine pour insérer une semaine banalisée entre les partiels du premier et la reprise du second semestre : lors d’échange avec les organisations syndicales des BIATSS (personnel non-enseignant de l’université), il semblerait que ce décalage ne leur cause pas de tort. Si cette solution permet aux enseignants de corriger plus vite les copies et aux étudiants de souffler après les partiels, elle nous semble être acceptable.

2. Des RSE de haute qualité doivent être mis en place à l’université. Ces droits sont indispensables peu importe le calendrier et les modes d’évaluation. Ils doivent donc être votées de manière indépendante du reste du projet.

3. Nous nous opposons en revanche à la suppression des rattrapages pour l’ensemble des raisons évoquées plus haut. Par ailleurs, le projet actuel est mené tambour battant, avant même d’avoir effectué ne serait-ce qu’une simulation du nouveau mode de notation à partir des données d’années précédentes ! A l’heure actuelle, il s’agit d’un saut dans le vide, en croisant les doigts pour que les étudiant.es qui comptent sur la deuxième session en juin ne soient pas trop impactés.

Lors de la CFVU du 8 février, les élu.es de la FAGE-AGEMP [1] ont appuyé les remarques demandant le plus de liberté d’évaluation pour les enseignant.es au détriment des garanties pour les étudiant.es.

Depuis que Le Poing Levé a été la seule organisation à alerter les étudiant.es sur le risque imminent de suppression des rattrapages, les militant.es de la FAGE et de l’UNEF (récemment remontée au Mirail par des militant.es du PS et le Vice-Président Etudiant membre de l’Union des Etudiants Communistes) font le service-après-vente du projet sur les réseaux sociaux et dans les groupes de promo en en vantant les mérites. Pourtant, à l’échelle nationale, l’UNEF se dit opposée à la suppression des rattrapages à la suite d’introduction d’aménagements du type évaluation continue. Au Mirail, ses militants s’affirment en faveur de cette suppression.

Les millitants de la FAGE et de l’UNEF semblent vivre dans un monde idéal où la magie de l’évaluation continue et d’un nouveau mode de calcul de la moyenne permet aux étudiant.es de se passer d’une seconde chance. Un monde où l’austérité universitaire ne risque pas de balayer les maigres garanties qui sont promises. Peu importe l’angle sous lequel on prend les différents problèmes évoqués dans ce dossier, on retombe toujours sur les mêmes racines : manque de moyens, austérité, hausse de la sélection, misère étudiante. Nous refusons d’entrer dans une logique de marchandage où face au manque de moyens, les étudiants, les BIATSS ou les enseignants devraient se serrer la ceinture ou abandonner des droits. Le mot d’ordre de la gestion de la misère budgétaire universitaire, c’est déshabiller Paul pour habiller Jacques : ce que l’on donne à l’un, on le retire à l’autre.

Le Poing Levé appelle donc l’ensemble des organisations étudiantes, BIATSS et enseignantes à s’organiser pour refuser la perte des rattrapages. Nous nous tenons prêts à organiser avec l’ensemble des organisations qui pensent que tout le monde a le droit à une seconde chance des réunions d’information dans toutes les composantes de l’université et des assemblées générales pour faire entendre la voix des étudiantes et des étudiants dans les conseils universitaires.

Pour cela, réponds à la consultation du Poing Levé sur le rapport des étudiant.es aux rattrapages et partage-la auprès de tes camarades de promo !

Contacte le poing levé si tu as des questions et pour t’organiser pour affirmer que tout le monde a le droit à une seconde chance !


[1La FAGE a soutenu la loi ORE-Parcoursup, et avait déjà auparavant soutenu la sélection en M1. Une mesure qui a eu un impact immédiat faisant chuter la part des enfants des classes populaires ayant accès au master.



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