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Italie : le parti d’extrême-droite de Giorgia Meloni et sa coalition en tête des élections

Les résultats définitifs devraient être connus dans la journée, mais déjà les premiers chiffres montrent ce que les sondages annonçaient : l'alliance dirigée par le parti d'extrême-droite Fratelli d'Italia obtiendrait entre 41 et 45% des voix sur fond d'abstention importante.

lundi 26 septembre

Selon les premiers chiffres sortis des urnes les Fratelli d’Italia (FdI) obtiendraient autour de 26% des voix. L’organisation d’extrême-droite de Giorgia Meloni, qui défend un programme et un discours néo-libéral, xénophobe et anti-LGBT est donc en tête. Les autres partenaires de cette alliance de droite, la Ligue dirigée par Matteo Salvini et Forza Italia de l’homme d’affaires Silvio Berlusconi, réunissent quant à eux respectivement 8,4% et 7,9% des voix. Un score réalisé sur fond d’abstention importante, puisque 64% de la population a voté dimanche, contre 72.9% en 2018.

Le Parti Démocrate, de centre-gauche, obtiendrait entre 25,5% et 29,5% des voix, tandis que le Mouvement 5 étoiles (M5S), mouvement populiste de l’ex premier ministre Giuseppe Conte, obtiendrait entre 13,5% et 17,5%. Tous ces partis avaient pris part à la précédente coalition dirigée par l’ex-Président de la BCE Mario Draghi au pouvoir qui s’est finalement effondré en juillet de cette année

De son côté, le centre-droit, qui avait formé une alliance entre Azione de l’ancien ministre Carlo Calenda et Italia Viva de l’ancien premier ministre Matteo Renzi, a obtenu un pourcentage plus faible que prévu par les sondages, qui prédisaient qu’il pourrait gagner des voix du centre-gauche et de Forza Italia. Cette coalition libérale, qui revendiquait les actions du gouvernement de Draghi obtiendrait entre 6,5 et 8,5%.

Ce résultat est emblématique des dynamiques qu’exprimaient les sondages. Comme le notait Giacomo Turci, rédacteur en chef de La Voce delle Lotte, « le pari gagnant des Fratelli d’Italia a été de revendiquer ouvertement un profil catholique-nationaliste en opposition claire avec le gouvernement Draghi. Ainsi, une partie du mécontentement social a conduit au soutien à ce parti. »

Outre la tentative de se poser en opposition au gouvernement et à l’establishment, Meloni a également envoyé ces derniers mois de nombreux signaux à la bourgeoisie italienne et internationale, adoptant un discours pro-OTAN et pro-Union Européenne. Un tournant essentiel au vu des contraintes qui pèsent sur l’Italie, lourdement endettée.

Dans les jours à venir, les résultats définitifs seront connus. Ils permettront de connaître la composition du Sénat et du Parlement ainsi que l’identité du chef du prochain gouvernement, qui devrait selon toute probabilité être Giorgia Meloni. Une perspective qui souligne combien les politiques du gouvernement de Draghi n’ont fait que favoriser la consolidation de la droite, dirigée par l’ultra-réactionnaire Giorgia Meloni.



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