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La Izquierda Diario
13 de avril de 2022 Twitter Faceboock

Non à l’autoritarisme du gouvernement !
Dissolution de Palestine Vaincra : une première réunion pour préparer la riposte
Le Poing Levé Mirail

La réunion publique du comité contre la dissolution du Collectif Palestine Vaincra a réuni 70 personnes mardi soir à la fac du Mirail à Toulouse. Une échéance qui marque le début d’une mobilisation large contre la répression envers les luttes de soutien au peuple palestinien et plus généralement contre l’offensive sécuritaire du gouvernement et les dissolutions en séries qui l’accompagnent.

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Appelée par les 32 organisations politiques, syndicales et associatives qui forment le comité contre la dissolution du Collectif Palestine Vaincra, cette réunion publique avait pour objectif de coordonner la lutte contre la dissolution du collectif et contre l’offensive sécuritaire du gouvernement dans laquelle elle s’ancre. A la tribune, le comité de soutien, le Syndicat des Avocats de France, Sud Education, le NPA et Révolution Permanente se sont succédé pour apporter leur analyse, leur soutien et proposer des perspectives d’organisation face à la répression. Ces interventions ont été suivies d’une discussion visant à préparer la mobilisation de ces prochains jours.

Le 9 mars, Darmanin annonçait la dissolution du Collectif Palestine Vaincra. Une décision prise en conseil des ministres, dont le communiqué assume toute la teneur politique. Ainsi c’est bien le soutien à la lutte de résistance du peuple palestinien, et notamment le soutien aux prisonniers politiques du mouvement palestinien, dont Georges Ibrahim Abdallah, incarcéré depuis près de 38 ans en France, qui est reproché au collectif.

Bien que les organisations politiques, et en première ligne celles de soutien au peuple palestinien, soient exposées depuis plusieurs années à une importante répression (le NPA a d’ailleurs souligné l’agressivité de Moudenc, le maire de Toulouse, à l’égard du collectif) la multiplication des dissolutions marque un saut dans l’offensive sécuritaire en cours. Les dissolutions d’organisations politiques se succèdent au rythme inédit d’une par mois depuis l’adoption de la loi séparatisme il y a 9 mois, comme rappelé à la tribune par le Syndicat des Avocats de France. Cette loi liberticide et islamophobe a en effet entre autres élargi les motifs de dissolutions, permettant de faciliter la dissolution du Groupe Antifasciste Lyon et Environs, et de menacer le média Nantes Révoltée, après la dissolution du CCIF.

Dans une période particulièrement réactionnaire, dont les tendances sont exacerbées par la campagne présidentielle, ces dissolutions marquent une tentative de museler toute organisation de lutte contre l’oppression. Comme l’explique le comité contre la dissolution du CPV, « l’objectif de réduire au silence les organisations qui combattent contre l’impérialisme et le racisme ». Les organisations syndicales n’en sont pas épargnées. Sud Education est ainsi revenu sur 3 plaintes, dont 2 déposées par Blanquer lui-même, visant le syndicat du 93 après des réunions en non mixité sur le thème de l’antiracisme, dans la droite lignée de la lutte contre le « wokisme ». En mars 2021, l’UNEF avait également été attaquée par des députés LR pour des réunions du même type. Ces attaques se sont ajoutées à un harcèlement des militants syndicaux, avec des mutations forcées, ainsi qu’à une offensive raciste contre les étudiants et enseignants assimilés comme musulmans.

Mais ces dissolutions et attaques sécuritaires sont également le signe d’une classe politique poussée dans ses retranchements après les mobilisations massives contre les violences policières racistes, les Gilets Jaunes, la politisation active d’une part significative de la jeunesse de plus en plus précaire. C’est dans ce sens qu’est intervenue Alberta, militante à Révolution Permanente. Alors que le second tour des présidentielles pose plus que jamais la question de l’organisation par le bas face aux offensives réactionnaires et sécuritaires portées par la classe politique, la dissolution du Collectif Palestine Vaincra est une attaque qu’il ne faut absolument pas laisser passer, au risque de voir l’Etat s’arroger un droit de contrôle accru sur nos activités politiques. La constitution d’un front large d’opposition à cette dissolution peut en revanche permettre de porter des coups significatifs aux politiques réactionnaires du gouvernement et de l’extrême droite, en portant un discours antiraciste, anti-impérialiste et d’indépendance totale de l’Etat.

 
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