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8 de février de 2022 Twitter Faceboock

#AnasseKazib2022 à Chambéry
Anasse Kazib à Chambéry : une première réunion publique pour défendre une campagne inédite !
Dom Thomas

Lundi 31 janvier, Anasse Kazib était à Chambéry pour lancer localement sa campagne. La réunion a été un succès, puisqu’une soixantaine de personnes a répondu présent pour cette toute première échéance publique organisée par Révolution permanente dans la région. Les militants et militantes des comités de Savoie et d’Isère ont appelé à les rejoindre pour porter haut et fort la voix des luttes dans cette présidentielle !

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Après le succès des meetings à Paris, Marseille, Toulouse, Bordeaux, c’était au tour de Chambéry d’accueillir Anasse Kazib, candidat des travailleurs, de la jeunesse et des classes populaires, pour le lancement de sa campagne en vue des présidentielles. Lundi 31 janvier, dans le quartier du Biollay, une soixantaine de personnes sont venues écouter et débattre avec le candidat et ses soutiens.

La tribune, présentée et animée par Laura, militante au collectif étudiant Le Poing Levé, a vu figurer aux côtés d’Anasse trois militants et militantes de Révolution permanente : Mathis, étudiant à l’université Savoie Mont Blanc, Rozenn, ex-salariée de Chronodrive licenciée pour avoir lutté contre les violences sexistes et sexuelles dans son entreprise, et Maude, enseignante-chercheuse à l’université Savoie Mont Blanc.

Mathis s’est exprimé le premier, pour évoquer le sort de la jeunesse, ses conditions de vie et ses luttes. « Ma génération a toujours connu la crise sociale et écologique ; mais la seule écologie qu’on nous propose, c’est une écologie de colibri, individualiste et culpabilisante. Il y a urgence à repenser collectivement notre système de production ! » Il a enchainé en racontant comment, « au printemps 2020, en pleine pandémie, avec [s]es collègues livreurs de Sushi shop, [on a] été renvoyés au travail sans aucune protection, pour que le patron continue à faire des profits coûte que coûte ». Ses constats légitiment son engagement dans cette campagne.

Rozenn est, pour sa part, revenue un peu en arrière pour mieux mettre en lumière les hypocrisies du gouvernement. « Il y a cinq ans, on présentait Emmanuel Macron comme le président de la cause des femmes. Mais en quoi c’est féministe de choisir comme ministre de l’Intérieur un homme accusé de viol et d’abus de pouvoir par deux femmes ? » Analysant le climat politique actuel, et la présence médiatique forte d’idées sexistes et racistes, elle a réaffirmé l’importance de ces combats pour l’ensemble des travailleurs et des travailleuses, de la jeunesse et des classes populaires.

Saluant pour commencer la réussite de cette première échéance publique locale, dans une région où Révolution permanente n’avait réellement pas de présence jusqu’à récemment, Maude s’est attaquée à la casse ininterrompue des services publics qui a eu lieu ces dernières années. « A la mi-novembre, les urgences de Voiron (38) ont annoncé devoir fermer la nuit, sauf cas d’urgence vitale, parce qu’elles n’avaient plus le personnel suffisant pour tenir. Alors qu’on subit encore les conséquences de la pandémie, en 4 ans, 18.000 lits ont été fermés dans les hôpitaux ! » Rappelant que « pour les classes dominantes, un service public, c’est un marché en moins », la militante a mis en avant le programme dont la campagne d’Anasse Kazib veut être l’écho : « l’accès aux soins et à la santé doit être un droit universel, gratuit, financé intégralement par les cotisations patronales. Au-delà, notre programme, ce sont des moyens et des embauches à hauteur des besoins dans tous les services publics actuels, mais c’est aussi la renationalisation de tous les secteurs dilapidés (énergies, eau, transports, communications) : une nationalisation sous contrôle des travailleurs et des usagers, les seuls à même de connaître les besoins ».

C’est enfin Anasse Kazib qui a pris la parole. « On nous dit que le problème de la gauche, ce serait la multiplication des candidatures. Mais si par un tour de magie, Jean-Luc Mélenchon arrivait au second tour, il est évident que c’est le bloc bourgeois qui sortirait finalement vainqueur. On ne peut pas balayer d’un revers de la main toutes les trahisons de la gauche, ces trahisons qui font qu’elle est dans cette situation. » Soulignant l’écart entre le climat politico-médiatique marqué à droite d’une part, et les nombreuses manifestations de lutte de classe intervenues ces dernières années d’autre part – mouvement contre la loi travail en 2016, bataille du rail à la SNCF et mouvement contre la loi ORE (Parcoursup) en 2018, mouvement des Gilets jaunes peu après, mobilisation contre la réforme des retraites – le candidat a affirmé : « les classes populaires ont compris que les élections, c’est du pareil au même entre les candidats et leurs partis. Est-ce qu’on va continuer à voter pour des gens qui sont totalement déconnectés de nos vies et de nos maux ? Dans l’histoire, à chaque fois que notre camp a avancé, c’est lorsqu’il s’est organisé pour lutter. La montée actuelle des idées racistes et réactionnaires dans le paysage politique et médiatique est une réponse de la bourgeoisie aux luttes des cinq années qu’on vient de vivre, et au taux d’abstention massif qui s’annonce ». Anasse Kazib a appelé à rejoindre la campagne, « pour construire un bloc de résistance, parce que quoi qu’il arrive, dans les mois et années à venir, notre camp va avoir besoin de se mobiliser. Mais tout ce qu’on s’est dit n’a pas beaucoup d’utilité si on n’a pas les 500 signatures, pour pouvoir se faire entendre aux heures de grande écoute par des médias qui jusqu’ici, nous boudent ».

Pour faire vivre cette campagne, permettre à Anasse d’en être et de donner de la voix, tout soutien est le bienvenu. Recherche de parrainages, collages d’affiches, diffusion de tracts : les comités de campagne de Savoie et d’Isère sont preneurs de bonnes volontés ! Contactez-les sur les réseaux sociaux ou à [email protected] Votre soutien financier est également précieux : faites un don à la campagne !

 
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