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La Izquierda Diario
26 de janvier de 2022 Twitter Faceboock

Pouvoir d’achat
Prix des carburants : Castex nous enfume, augmentation généralisée des salaires !
Olga Hagen

Face à une nouvelle envolée des prix du carburant, Jean Castex a annoncé, mardi après-midi, vouloir revoir le barème d’indemnité kilométrique de 10 %. Un écran de fumée, puisque cette indemnité ne touche qu’une partie de la population et s’avère particulièrement minimale…

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Crédits photo : LUDOVIC MARIN / AFP

Ce mardi, Jean Castex, lors de la séance de questions au gouvernement a annoncé que le gouvernement allait relever les barèmes d’indemnités kilométriques de 10%. L’indemnité kilométrique est une grille permettant d’effectuer le calcul des frais réels liés aux déplacements automobiles professionnels lors de la déclaration d’imposition.

Qui est concerné ?

Le changement devrait être officiel « dès cette semaine ». Pourtant, ce qui paraît être une bonne nouvelle n’est qu’un effet d’annonce de plus du gouvernement : ainsi la mesure ne touchera que les ménages soumis à l’impôt sur le revenu et qui déclarent leurs frais professionnels ainsi que les « gros rouleurs » Ce barème « dépend de la cylindrée de la voiture, de la distance parcourue, du montant déclaré et de la tranche d’imposition dans laquelle vous vous trouvez » explique-t-on à Bercy.

Pourtant comme le note le Point « Selon le gouvernement, 4,3 millions de foyers représentant 5,6 millions de personnes avaient fait ces déclarations en frais réels [de kilométrage] sur leurs revenus 2020, et [seulement] in fine 2,5 millions avaient payé des impôts".

Seuls ces 2,5 millions de foyers bénéficieront d’une aide.Pour les autres il ne faudra pas compter sur le gouvernement. Et si plus de 84% de la population déclaraient à l’INSEE posséder au moins une voiture en 2018, seule la moitié de la population est éligible à l’impôt sur le revenu. Ce seront donc les personnes les plus précaires de fait non imposables sur leurs revenus, qui vont continuer le plus à pâtir de l’augmentation des prix.

Alors que le litre de gazole a dépassé les 1,65€ en moyenne, contre 1,22€ il y a un an, cette hausse de 26 %, un record historique d’après Libération va peser sur le portefeuille des plus précaires. Et ce, d’autant plus que l’essence n’est pas la seule matière première à augmenter : l’électricité, le gaz, et le prix des aliments n’échappent pas non plus à l’inflation. Une situation qui se traduit par de fortes préoccupations : d’après une étude de Ipsos-Steria et France Inter réalisée la semaine dernière, plus d’un français sur deux se dit préoccupé par la question du pouvoir d’achat à l’abord des présidentielles.

A dix semaines des présidentielles, si le gouvernement joue la carte de l’apaisement, cette nouvelle annonce n’est donc qu’un nouvel écran de fumée d’autant plus qu’au regard de la hausse généralisée des prix, la somme engagée – aux alentours de 150 euros selon le gouvernement- risque de ne pas suffire.

En réalité, le gouvernement cherche à faire diversion et maintient une forme de statu quo, maintenant, in fine, les taxes et les profits du grand patronat. En arrière-plan, la part dans le prix de l’essence revenant aux distributeurs est très relative au regard des 60% de taxes qui reviennent à l’Etat et que le gouvernement se refuse à redistribuer. Du côté de Bercy, on a donc rapidement évacué la mesure du blocage des prix sous prétexte de « risque de pénurie ».

Revendiquons une augmentation des salaires !

Alors que depuis la rentrée de septembre, des mobilisations inédites éclatent sur la questions des bas salaires dans ce contexte de hausse généralisée des prix, -dans le privé, de la grande distribution, à l’agro-alimentaire en passant par l’industrie mais aussi dans le public et les secteurs des transport ou des éboueurs- la grève inter-syndicale de ce jeudi 27 janvier pourrait constituer un premier élément de pression pour imposer plus largement la perspective d’’une augmentation des salaires.

Mais pour cela, il nous faudra un véritable plan de bataille, à rebours d’une journée de mobilisation isolée et autour d’un programme qui donne envie de se battre. Alors que les prix ne cessent d’augmenter et les salaires de stagner, revendiquons une augmentation de 300 euros pour toutes et tous et la revalorisation du Smic à 1.800 euros net ainsi que de l’ensemble des minimas sociaux. Face à la vie chère, les salaires doivent suivre, défendons en ce sens une indexation des salaires et des pensions sur l’inflation ! Voilà le programme qu’entend porter Révolution Permanente le 27 dans la rue et jusqu’aux élections présidentielles avec la candidature d’Anasse Kazib.

 
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