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La Izquierda Diario
20 de janvier de 2021 Twitter Faceboock

Culture sacrifée
Colère dans la culture : plus de 100 personnes à Paris pour dénoncer la politique du gouvernement
Camille Lupo

Le 19 janvier, la veille de la date butoir annoncée par Roselyne Bachelot pour de nouvelles annonces sur la culture, plus d’une centaine de personnes ont répondu à l’appel de la CGT Spectacle pour faire entendre la colère du secteur toujours plongé dans l’urgence.

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Ce 19 janvier, c’est plus d’une centaine de personnes qui se sont réunies à l’appel de la CGT Spectacle en face de l’Opéra Garnier à Paris pour faire entendre une nouvelle fois la précarité dans laquelle est plongée le monde de la culture.

A la veille de la date butoir annoncée par Roselyne Bachelot pour de nouvelles annonces, l’urgence ne faiblit pas pour le secteur culturel à l’arrêt depuis mars dernier. Ce sont des pertes de billetterie immenses pour les patrons des petites structures qui sont aujourd’hui menacées par la crise, et des répercussions d’autant plus dures sur les travailleurs précaires, les freelance, les intermittents, les vacataires... Comme le rappelle Cyril, comédien présent au rassemblement, les travailleurs de la culture font partie de ceux pour qui l’urgence est autant sanitaire que sociale, tant pour ceux qui bénéficient de “l’année blanche” des intermittents que les autres travailleurs occasionnels laissés complètement sur le carreau.

Les mesures du gouvernement sont loin d’être suffisantes alors que la crise sanitaire est en passe de s’intensifier de nouveau et que l’heure où un “retour à la normale” paraît plus qu’incertain pour le secteur à l’arrêt pur et simple depuis décembre. Elles n’ont fait que retarder l’échéance pour les petits patrons des structures qui sont en train de mettre la clé sous la porte et d’autant plus pour les travailleurs qui feront face à la perte effective de leur emploi. La simple prolongation de ces mesures minimales, comme l’a promis Bachelot début janvier, ne fait que retarder de quelques mois de plus l’inévitable.

D’autant plus que le gros de ces aides ne sert pour l’instant qu’à arroser les grands patrons des plus grosses structures culturelles pour les maintenir à flot, sans aucune garantie envers les salariés… Ou à restaurer des abbayes et châteaux, comme le rapporte Sud Ouest, qui explique que notemment “trois millions d’euros sont prévus pour la restauration d’une partie du château de Cadillac”. Des préoccupations bien lointaines de l’urgence que vivent les précaires du monde de la culture.

La mobilisation du 15 décembre dernier a été le cris de travailleurs qui subissent aujourd’hui “une précarité absolue”. Cette mobilisation réunissait ceux qui dénoncent la stratégie du gouvernement face à la crise : une stratégie sanitaire irresponsable qui mise sur des mesures liberticides et inefficaces pour contenir le virus tout en arrosant les patrons du CAC 40. Dans ce contexte, la culture les loisirs et tous ceux qui travaillent dans ce secteur sont considérés comme une “perte acceptable” pour le maintien de l’économie.

Comme le rappelle Cédric, responsable de la CGT Energie Paris et venu avec d’autres électriciens gaziers en lutte soutenir le rassemblement pour la culture à Paris, il s’agit aujourd’hui d’opposer à l’inconséquence sanitaire et la casse sociale du gouvernement “une réponse de classe massive et globale”. Une réponse unifiée des travailleurs qui se battent non seulement pour les emplois et un plan d’urgence à la hauteur pour les plus précaires, mais aussi pour une stratégie sanitaire conséquente dans laquelle la culture et ses travailleurs ne sont plus une variable d’ajustement.

 
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