^

Notre classe

Violences policières

VIDEO. « Ce que j’ai subi fait de moi ce que je suis . On lâchera pas le mouvement » Franck Didron à la soirée-débat de Révolution Permanente

300 personnes étaient réunies vendredi 1er février à la Générale, au cœur de Paris, pour un débat organisé par Révolution Permanente. Franck Didron revient dans son intervention sur son expérience de mutilé et sur la revendication de l'interdiction des grenades et LBD40.

lundi 4 février

Le jeune homme de Haute-Marne a ému la salle avec un discours poignant et très combatif. Si le traumatisme est toujours présent, « J’ai 20ans, j’ose même plus me regarder dans une glace, pour moi je suis défiguré. », Franck n’oublie pas son objectif et ce pourquoi il a rejoint les Gilets jaunes :

« Je pense à mes futurs enfants et aux enfants que vous aurez : comment ils vont faire pour trouver un travail ? comment ils vont faire pour vivre ? pour nourrir une famille qu’ils auront ? pour se nourrir déjà eux-mêmes ? pour trouver un appartement, tout ça ? Et je trouve que c’est scandaleux ».

Un combat contre la précarité auquel est venu s’ajouter la lutte contre les violences policières et pour l’interdiction des grenades GLI-F4 et des LBD40, responsables de nombreuses mutilations de Gilets jaunes : « Il y aura d’autres actes jusqu’à ce qu’il y ait l’interdiction des grenades et des LBD40. »

C’est dans ce cadre que le jeune homme participait le lendemain à la Marche des Blessés à Paris pour l’Acte XII, ouvrant la manifestation en tête de cortège avec des dizaines d’autres mutilés. Une manifestation qui a connu un grand succès puisqu’elle a réuni près de 15 000 personnes.

Aujourd’hui, Franck Didron est marqué par sa mutilation et par le poids des multiples opérations : « Depuis le 1er Décembre, je ne dors plus la nuit, à chaque fois que je ferme les yeux je revois cette scène. Je ne mange plus aussi, j’ai du mal à manger. Ça fait un mois et demi que j’ai fait des opérations, là l’hôpital ils m’ont dit : « Stop. On arrête les opérations » parce que mon corps il peut plus. De 62kg je suis passé à 42kg. Ils ont dit « stop », il peut plus mon corps. »

Pourtant, sa détermination et sa combativité n’ont pas bougé, comme l’explique le jeune Gilet jaune en conclusion : « Depuis que j’ai été blessé je me suis inventé un slogan, mon slogan c’est : « Ce que j’ai subi fais de moi ce que je suis » et c’est pour ça qu’on lâchera pas le mouvement, on ira jusqu’au bout. »




Mots-clés

Gilets jaunes   /    impunité policière   /    Violences policières   /    Notre classe