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Genres et sexualités

Glaçant

Une des plus grosses fortunes de France mis en examen pour traite d’humains et viols sur mineur

Jacques Bouthier, PDG du groupe d'assurances Vilavi et une des plus grandes fortunes de France, a été mis en examen et placé en détention provisoire. Des témoignages glaçants l'accusent de viol sur mineur, traite d'êtres humains et séquestration.

mardi 24 mai

© Capture Youtube News Assurances Pro

Le PDG du groupe d’assurances Vilavi (anciennement Assu 2000), Jacques Bouthier, a été placé en détention provisoire ce samedi accusé « - entre autres - » pour « viol et agressions sexuelles sur mineurs », « traite d’êtres humains », « détention d’images pédopornographiques » et « recours à la prostitution d’un mineur ». Avec lui, six autres personnes ont été mis en examen et sont soupçonnées également, dans le cadre de l’enquête préliminaire, d’« association de malfaiteurs en vue de commettre le crime d’enlèvement et séquestration en bande organisée et détention d’images pédopornographiques ».

L’enquête est partie d’une plainte déposée en mars par une femme de 22 ans, déclarant avoir été la captive du PDG pendant 5 ans, qui l’aurait violée à plusieurs reprises. Par la suite, elle serait devenue, - relayant les mots du chef d’entreprise - « trop âgée pour lui ». Sous son emprise, elle a été forcée de trouver une « remplaçante » pour prendre sa place dans l’appartement, âgée de 14 ans. Selon RTL, au moins sept autres femmes seraient passées par cet appartement et auraient connu le même sort, souvent avec le même profil : des jeunes filles, en situation de rupture familiale ou d’extrême vulnérabilité et précarité, comme les deux dernières victimes qui habitaient dans un squat.

La plaignante a pu filmer la « remplaçante » de 14 ans et le multimillionnaire ensemble dans un lit. Mais l’homme, la sachant en possession de cette vidéo, aurait tenté de la faire taire avec la mise en place d’une équipe – constituée de sa femme, deux employés de sa compagnie, une proche de la plaignante et un policier ancien membre du GIGN – pour l’enlever et la forcer à quitter la France.

Ce témoignage glaçant n’est malheureusement pas un cas isolé mais l’expression extrême de la longue chaîne de violences dans ce système patriarcal et capitaliste envers les femmes et les mineurs. Plusieurs cas récents viennent rappeler le caractère structurel des violences sexistes et sexuelles, le caractère patriarcal de la justice qui désavoue systématiquement la parole des victimes et la nécessité de poser les bases matérielles pour l’émancipation des jeunes, qui, piégés dans une situation d’extrême précarité, n’ont pas les conditions matérielles pour s’enfuir s’ils le pouvaient physiquement. S’il faut s’attaquer à l’ensemble de cette société patriarcale, l’État doit mettre en place des logements et des fonds d’urgences pour permettre aux victimes de sortir du cadre des violences mais aussi une allocation à la hauteur du SMIC pour tous les jeunes.



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