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Guerre en Ukraine

Ukraine. A un an du début d’une guerre réactionnaire

Par-delà les discours des uns sur « la liberté et la démocratie », des autres sur la lutte contre le « nazisme ukrainien », cette guerre n’est résolument pas celle des travailleurs et des classes populaires. Adopter une politique anti-impérialiste et d’indépendance de classe est plus que jamais fondamental.

Philippe Alcoy

23 février 2023

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Un an après le début de la guerre en Ukraine et l’invasion russe, le monde a beaucoup changé. Nous vivons désormais dans un monde plus dangereux, avec une militarisation accrue des différents États, notamment les Etats impérialistes, dans le cadre d’une plus grande tension entre les puissances mondiales. La guerre elle-même a eu des conséquences terribles pour des milliers de personnes qui ont perdu la vie et pour plusieurs millions d’autres qui ont dû fuir leur ville, voire leur pays. Mais les effets ne s’arrêtent pas là.

Sur le plan économique, on a vu la rupture de l’approvisionnement de gaz et de pétrole russes ainsi que celui d’autres matières premières, les baisses de la production agroalimentaire (aussi bien la Russie que l’Ukraine sont d’importants exportateurs de produits agricoles), entre autres, qui ont approfondi et attisé l’inflation au niveau international. La conséquence directe de cela n’est pas seulement la chute du pouvoir d’achat de millions et millions de travailleurs dans le monde. En effet, comme conséquence de la guerre, des millions de personnes sont menacées par la famine. Et la situation promet d’empirer puisque les puissances impérialistes mènent une politique alimentant le bellicisme, ce qui conduit à une escalade supplémentaire.

Une guerre toujours profondément réactionnaire

Quant au caractère de la guerre elle-même, il n’a pas changé : elle continue à être une guerre réactionnaire opposant deux camps qui défendent les intérêts des classes exploiteuses. Si d’un côté nous avons le régime de Poutine qui a lancé une guerre afin de soumettre l’Ukraine aux intérêts du capitalisme russe, de l’autre côté on ne trouve pas simplement un camp qui défend l’auto-détermination de ce pays. En effet, nous avons vu, dès les premières heures de la guerre, l’ensemble des puissances impérialistes occidentales s’accaparer la cause ukrainienne. Et cela n’a rien à voir avec leur supposé attachement à l’auto-détermination des peuples. Au contraire, les puissances impérialistes de l’OTAN, les États-Unis en tête, ont vu (et voient toujours) dans cette guerre une façon d’affaiblir la Russie mais aussi la Chine, dont Moscou est devenu l’un des principaux partenaires. De cette manière, on ne se trouve pas dans une situation où des puissances impérialistes, par pur opportunisme, soutiendraient partiellement les ennemis de leurs concurrents. Dans cette guerre, le « camp ukrainien » a été complètement accaparé et, en quelque sorte, a « fusionné » avec les intérêts de l’OTAN.

Au cours de cette année de conflit, nous avons pu voir comment Washington et ses alliés financent, arment, entrainent l’armée ukrainienne et lui fournissent des renseignements fondamentaux, mais aussi participent au commandement de la guerre et codirigent les opérations. L’aide militaire et financière occidentale implique évidemment une soumission de l’armée ukrainienne aux décisions occidentales (Joe Biden a refusé par exemple de donner l’autorisation à l’armée ukrainienne d’avancer vers la Crimée). Par conséquent, le « camp ukrainien », avec une direction ouvertement pro-OTAN et pro-UE, est aussi un camp réactionnaire, très loin des discours sur la liberté et l’auto-détermination. Pour tous ces éléments nous considérons que le camp ukrainien, bien que luttant contre l’agression russe, ne mène pas une « guerre juste » au sens que donnait Lénine à ce terme quand il parlait des guerres anticoloniales ou de libération nationale.

Justement, sur le plan de l’auto-détermination, l’Ukraine est occupée partiellement par l’armée russe et l’autre partie du pays est bombardée tous les jours. L’Ukraine semble ainsi s’être éloignée durablement de l’influence russe, ce qui constitue en soi un coup pour la stratégie russe. Mais cela ne veut pas dire que l’Ukraine a avancé vers une forme d’indépendance réelle. Au contraire, aujourd’hui le pays est dépendant des puissances impérialistes occidentales comme jamais il ne l’a été de la Russie ou d’une autre puissance. Pour illustrer cette dépendance, il suffit d’imaginer la situation où les impérialistes décidaient d’arrêter leur soutien financier et militaire. Il est clair que l’Ukraine ne tiendrait que quelques jours d’un point de vue militaire mais aussi économique et politique. Autrement dit, le gouvernement de Volodymyr Zelensky, loin de conduire le pays à l’auto-détermination, l’a conduit à une autre situation de soumission et de dépendance pratiquement totale, cette fois vis-à-vis des puissances occidentales. Inévitablement, cette soumission ne fera que s’accentuer, même en cas de fin du conflit et peut-être plus après la fin de la guerre.

D’un point de vue politique, ce sont les forces réactionnaires qui en sortiront renforcées, que ce soit sous la bannière du nationalisme ou de celle du libéralisme. Et cela non seulement en Ukraine mais dans toute la région. Ces courants manipulent l’histoire d’oppression de l’Ukraine et d’autres pays d’Europe de l’Est pour attiser les sentiments nationalistes et renforcer des alternatives politiques ennemies des intérêts de la classe ouvrière et des classes populaires. C’est de cette manière que s’effectue un rapprochement géopolitique et militaire entre les gouvernements ukrainiens et polonais. Autrement dit, la guerre en Ukraine est une opportunité pour des courants politiques et des gouvernements ultraréactionnaires de se racheter une nouvelle image bien plus acceptable, voire louée, en Occident. N’oublions pas que le gouvernement polonais, ainsi que celui de Viktor Orban en Hongrie, étaient très décriés par les principales capitales européennes à cause de leur « autoritarisme ». Aujourd’hui on peut observer comment le gouvernement polonais est presque devenu « mainstream » grâce à ses prises de position à l’égard de la Russie et à sa politique d’assistance militaire à l’Ukraine et d’accueil des réfugiés (9 millions d’Ukrainiens seraient rentrés en Pologne depuis le début de la guerre). Quant à Orban, ses prises de positions prônant la « neutralité » lui ont valu encore plus de pressions de la part des puissances impérialistes européennes.

La nouvelle importance des Etats d’Europe centrale et de l’Est

Au niveau de l’Union Européenne (UE) et des questions de défense, la guerre en Ukraine a donné une nouvelle importance aux Etats d’Europe centrale et de l’Est. Le cas de la Pologne et des pays baltes est le plus remarquable étant donné leur politique hostile envers la Russie depuis des années. La Pologne songe même à construire l’armée la plus puissante de l’UE. Cependant, les analyses qui annoncent un déplacement du centre de gravité du pouvoir de l’UE de l’ouest vers l’Est, nous semblent procéder à une exagération intéressée. En effet, la Pologne, les pays baltes et les autres États d’Europe centrale et de l’Est continuent à être largement dominés par les puissances impérialistes européennes d’un point de vue politique et économique. La Pologne par exemple peut aspirer à devenir une puissance régionale mais son économie est encore très dépendante des capitaux allemands et européens.

Cependant, comme nous l’avons dit, les États d’Europe centrale et de l’Est occupent véritablement une nouvelle position au niveau européen dans les questions de défense. Cela s’explique en grande partie par le fait que c’est à travers ces pays et leur intégration à l’OTAN, que les États-Unis renforcent leur influence et leadership sur le « monde occidental » en Europe. Ce n’est pas un hasard que Joe Biden, dans sa tournée européenne pour l’anniversaire du déclenchement de la guerre ait tenu à se réunir avec les pays du bloc des « Neuf de Bucarest », composé de neuf pays d’Europe centrale et de l’Est appartenant à l’OTAN.

Un renforcement considérable de l’Alliance transatlantique

En effet, bien que souvent on parle « d’Occident » et malgré le partage d’orientations générales entre les puissances impérialistes occidentales, il existe des divergences d’intérêts plus ou moins fortes selon les sujets. La présence de l’OTAN en Europe a toujours été un moyen pour les États-Unis d’assurer son hégémonie sur le continent. À la veille de la guerre en Ukraine, l’OTAN était dans un état critique. Le résultat de la guerre déclenchée par Poutine a été de renforcer les liens internes de l’Alliance transatlantique et donc de renforcer l’hégémonie nord-américaine en Europe, non sans contradictions. L’un des effets notables de ce renforcement de l’OTAN a été le réarmement et l’augmentation des budgets militaires de puissances comme l’Allemagne et la France, entre autres. Dans cette même dynamique, des pays proches de l’OTAN mais officiellement « neutres » comme la Finlande et la Suède ont demandé leur intégration à l’alliance.

Cet alignement des impérialistes européens derrière les États-Unis s’est traduit par l’imposition de nouvelles sanctions, plus dures, à l’égard de la Russie ; mais aussi par la participation totale à la politique d’escalade de Washington en envoyant des armes de plus en plus sophistiquées et performantes à l’Ukraine. Bien que cette politique aille souvent contre les intérêts à moyen et long terme des puissances de l’UE, la peur de se retrouver en froid avec Washington à un moment où la Russie mène une guerre sur le sol européen pousse les Européens derrière les États-Unis. C’est le cas notamment de l’Allemagne, l’impérialisme le plus affecté dans cette situation. Alors qu’elle était critiquée par sa lenteur à fournir des armes à l’armée ukrainienne, son gouvernement a dépassé le cap et est désormais le deuxième pays en termes d’aide à l’Ukraine. Cependant, Berlin ne prend aucune décision sans que Washington ait pris avant une décision allant dans le même sens, comme on a pu le voir avec l’exemple des tanks Léopard.

L’UE pour sa part a aussi entamé un processus douloureux (et coûteux) pour réduire sa dépendance vis-à-vis du gaz russe. Le gaz russe bon marché était l’une des clés du succès industriel (et politique) allemand. La guerre en Ukraine vient bouleverser les bases économiques de la principale puissance européenne, tout en favorisant les exportations de GNL d’autres puissances comme les États-Unis eux-mêmes, mais aussi de la Norvège. Sans aucun doute l’évènement qui marque le plus graphiquement cette nouvelle situation a été le sabotage spectaculaire des pipelines Nord Stream 1 et 2. Ces dernières semaines le journaliste nord-américain très respecté Seymour Hersh a publié un long reportage où il affirme sans ambiguïté que les États-Unis étaient derrière le sabotage. Pour le moment ces affirmations, qui restent des allégations, n’ont pas été prises en compte pour différentes raisons. Cependant, le sujet est sensible et constitue un véritable « Talon d’Achille » pour l’unité de l’OTAN étant donné qu’il s’agit d’un acte de guerre non seulement contre la Russie mais contre l’Allemagne elle-même.

Un durcissement réactionnaire en interne à la Russie

Quant à la Russie et à Poutine, la guerre a été un fiasco en ce qui concerne son premier objectif supposé et à moitié avoué : la chute de Kiev. L’armée russe a beaucoup perdu en prestige sur le terrain de bataille ukrainien. Poutine a été forcé de se concentrer sur l’Est du pays et de tenter d’élargir son contrôle dans la Donbass et d’autres régions du sud-est ukrainien. Aujourd’hui, après plusieurs revers, l’armée russe semble être à l’offensive et plusieurs analystes indiquent que Moscou prépare une nouvelle offensive pour le printemps. Au-delà du succès ou non de cette éventuelle offensive, jusqu’à présent la guerre en Ukraine a forcé le régime de Poutine à procéder à une mobilisation partielle de la population (300.000 personnes !), et même si l’opposition à la guerre s’est peu exprimée, on a vu le renforcement d’une aile dure du régime, une pression par la droite sur Poutine, de type nationaliste. Cette pression se traduit aussi par une politique plus réactionnaire sur le plan interne : parmi les mobilisés les minorités ethniques occupent une large partie et en pleine guerre le gouvernement russe a décidé de durcir les lois répressives contre les personnes LGBT.

Le discours du Kremlin pour expliquer le déclenchement de la guerre fait de celle-ci une réponse à la politique agressive de l’OTAN. Dans les médias occidentaux on a décidé de tourner ces déclarations à la dérision, très peu d’analystes les prennent au sérieux. Pourtant, même si ces déclarations relèvent du cynisme si caractéristique de Poutine, la réalité est plus complexe que celle présentée par les Occidentaux. Contrairement aux discours sur une « guerre non provoquée », il existe bien une politique agressive d’encerclement de la Russie menée par l’OTAN depuis des années. Il suffit d’observer une carte avec les nouveaux membres de l’OTAN depuis la dissolution de l’URSS. Les puissances impérialistes occidentales ont construit leur propre « glacis » autour de la Russie. Cette politique s’est approfondie après le mouvement Maïdan en Ukraine et l’annexion de la Crimée par la Russie en 2014. Kiev s’est depuis incontestablement rapproché politiquement, économiquement et militairement de l’OTAN et de l’UE, même si avec des contradictions et frictions importantes.
La guerre en Ukraine et la politique d’oppression de Poutine sont une réponse réactionnaire à cette réalité.
Or, le résultat de la guerre de Poutine a été le renforcement de l’OTAN et un rapprochement encore plus grand entre l’Ukraine et les impérialistes occidentaux. De ce point de vue, on peut dire que la Russie a en quelque sorte déjà subi une défaite sur des points stratégiques importants en Ukraine : l’Ukraine est devenue un État proche de l’Occident, ultra militarisé et hostile à la Russie et dont sa population perçoit aussi Moscou comme une force ennemie.

Quelles perspectives ?

Pour la suite du conflit, l’option actuellement privilégiée des puissances occidentales semble être d’approvisionner le plus possible l’Ukraine en armements, quitte à précipiter une escalade dangereuse avec la Russie. Cela ne veut pas dire que la seule option pour les Occidentaux soit d’imposer une défaite totale à la Russie et de faire tomber Poutine. Mais même dans le cas de négociations de paix, le rapport de forces sur le terrain militaire est déterminant. Le fait est que « l’escalade sans fin » peut devenir un chemin de non-retour vers un affrontement direct très dangereux et catastrophique avec la Russie. Et cela d’autant plus que Poutine vient d’annoncer la suspension de la participation de la Russie à un programme de contrôle de prolifération d’armes nucléaires avec les États-Unis. Autrement dit, la menace de conflit nucléaire reste une perspective qu’il faut prendre au sérieux.

En ce sens, un enjeu important réside dans la réponse de l’OTAN dans l’éventualité, certes aujourd’hui peu probable, d’une avancée de la Russie vers Kiev. En effet, la guerre en Ukraine n’est plus une affaire seulement ukrainienne mais bien internationale, et cet aspect se renforce au fur et à mesure que la guerre avance. Aussi, une avancée trop importante de la Russie ouvrant la possibilité d’une défaite de Kiev pourrait provoquer une réponse directe de l’OTAN. C’est une possibilité que l’analyste international nord-américain George Friedman envisage également : « si les défenses de l’Ukraine s’effondrent, les États-Unis devront prendre des décisions rapides (ou appliquer rapidement les décisions déjà prises). Ils pourraient envoyer des forces en Ukraine pour tenter de forcer la retraite des Russes, ou ils pourraient refuser le combat. Engager directement les troupes russes avec une force limitée peut être un engagement long, douloureux et incertain. Mais accepter le résultat ouvre la porte à la Russie pour réorganiser à nouveau l’Europe. Une deuxième guerre froide serait une issue nécessaire mais non souhaitée. Renforcer l’Ukraine avant son effondrement serait donc l’option la moins risquée et la moins coûteuse ».

Les scénarios sont multiples et nous ne pouvons pas tous les évoquer ici. Cependant, tout semble indiquer qu’une ouverture rapide de négociations et la fin des combats n’est pas la perspective la plus probable. Les pronostics les plus optimistes estiment que ces négociations ne pourraient commencer que d’ici quelques mois, c’est-à-dire après une éventuelle offensive russe et une probable contre-offensive ukrainienne. Autrement dit, les populations locales vont encore endurer beaucoup de souffrances avant que la guerre s’arrête, même selon les plus optimistes.

L’enjeu d’une politique indépendante de la classe ouvrière

C’est pour cette raison que nous continuons à considérer que la classe ouvrière et les classes populaires non seulement en Ukraine et en Russie mais dans tout le continent doivent adopter une position résolument anti-impérialiste et d’indépendance de classe. C’est-à-dire une position qui soit indépendante des intérêts du régime de Poutine, mais aussi de ceux des impérialistes occidentaux. La façon la plus efficace de mettre fin à la guerre reste la mobilisation indépendante de la classe ouvrière russe contre le régime réactionnaire de Poutine, que la guerre brise la passivité des masses et les pousse à agir. Or, une telle perspective ne peut pas aller de pair avec une alliance avec les forces pro-impérialistes, renforçant les puissances occidentales et imposant plus de souffrances aux exploités et opprimés des quatre coins du monde.

C’est pour cela que malgré la guerre, les intérêts de travailleurs ukrainiens ne sont pas ceux de Zelensky. Au contraire. Ce dernier n’a jamais oublié de mener une guerre contre les droits des travailleurs, malgré la guerre. La classe ouvrière ukrainienne ne doit avoir aucune illusion à l’égard du gouvernement de Zelensky et s’organiser indépendamment dans la mesure du possible dans une situation de guerre. Dans les États impérialistes, le mouvement ouvrier se doit d’exiger, en plus du retrait des troupes russes de l’Ukraine, la dissolution de l’OTAN, une alliance impérialiste réactionnaire.

La classe ouvrière et les secteurs populaires restent les principaux affectés par la guerre. En Ukraine, ils sont les secteurs de la population les plus touchés directement par la guerre, les morts, la destruction, l’exil forcé. En Russie les classes populaires et les minorités ethniques sont les principaux concernés par la mobilisation de Poutine, sans parler des difficultés économiques, produites en partie par les sanctions antipopulaires imposées à la Russie par l’UE et les États-Unis. Dans les pays impérialistes, les travailleurs et travailleuses sont déjà en train de payer de leur poche la hausse des prix de tous les produits essentiels. C’est pour cela que l’on voit de plus en plus de mouvements de protestation directement ou indirectement contre l’inflation : au Royaume-Uni, au Portugal ou en France où la mobilisation massive contre la réforme des retraites exprime également un ras-le-bol face aux bas salaires et à l’inflation, mais aussi en Espagne, entre autres.

Ces mobilisations populaires et de la classe ouvrière, même si elles ne visent pas directement la guerre comme une cause du malaise social, constituent un point d’appui justement pour développer une position de classe, indépendante, contre la guerre. Une mobilisation contre la guerre qui pourrait devenir un tremplin pour aller plus loin dans la remise en cause du capitalisme. Car la réalité, c’est que dans l’époque impérialiste la question de l’auto-détermination nationale, comme en Ukraine, est intrinsèquement liée à la lutte pour le socialisme. Comme nous l’avions déjà exprimé au début de la guerre, les travailleurs, la jeunesse et les classes populaires n’ont pas à choisir « le moindre mal », entre Poutine et l’OTAN. Nous continuons à considérer que l’anti-impérialisme et l’indépendance de classe sont fondamentaux pour offrir une issue réellement progressiste et révolutionnaire face aux horreurs de la guerre.


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