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Jeunesse

Pas de fachos dans nos quartiers

Toulouse. Soutien aux habitants du Mirail qui ont dégagé la « Génération Z » de l’université !

Ce dimanche soir, les militants de « Génération Z » sont revenus sur le campus du Mirail pour prôner la candidature réactionnaire d’Eric Zemmour. Ils se sont fait virer par des habitants du Mirail, qui subissent désormais les attaques de la fachosphère sur les réseaux sociaux. Avec Le Poing Levé Mirail, nous leur affirmons toute notre solidarité face aux attaques de l’extrême-droite.

lundi 25 octobre

[Crédits photo : H. Menal - 20 minutes]

Dimanche 24 octobre, deux semaines après leur première provocation, les militants de « Génération Z » sont revenus pour coller des affiches d’Eric Zemmour sur la fac du Mirail, à Toulouse. Et si la dernière fois, ils avaient pu s’afficher fièrement sur les réseaux sociaux, ce dimanche soir, ils ont été virés du campus par des habitants du Mirail ainsi que des militants d’organisations antifascistes.

Ainsi, depuis hier soir, une vidéo de leur éviction circule sur les réseaux sociaux, relayée massivement par l’extrême droite sur Twitter, mais également par Amaury Bucco, journaliste chez Valeurs Actuelles, ou encore Gilbert Collard, député d’extrême-droite. Tous dénoncent « l’agression » subie par les militants de génération Z, jouant par là à qui avancera l’argument le plus islamophobe. Une manoeuvre classique de l’extrême droite, qui cherche à se victimiser alors qu’elle criminalise et méprise les habitants des quartiers populaires au quotidien. Encore aujourd’hui, Zemmour s’est pavané a Drancy et a déclaré que " La France n’était pas la poubelle de l’Algérie". Les provocations et insultes racistes de l’extrême droite envers les quartiers populaires sont constantes, voulant faire porter à ces derniers tous les maux de la société. La réaction des jeunes habitants du Mirail est une défense légitime face aux multiples stigmatisations raciste et réactionnaire dont ils sont les premières victimes.

Nous apportons toute notre solidarité aux habitants du quartier du Mirail face aux attaques de l’extrême droite et réaffirmons que les militants de Génération Z, et plus largement l’ensemble de l’extrême droite et leur idéologie nauséabonde n’auront jamais leur place à l’université du Mirail.

Le collectif le Poing Levé Mirail a également été pris pour cible dans les attaques de la fachosphère : en effet, lors de la première provocation des militants de Génération Z sur l’université du Mirail, nous avons immédiatement appelé l’ensemble des organisations du Mirail à riposter de manière unitaire. Ainsi, dès le lundi matin, les affiches et autocollants pro-Zemmour avaient disparu du campus, et le dimanche 17 octobre, les différentes organisations de l’université ont organisé une veille en collant des affiches contre l’extrême droite sur l’ensemble du campus.

De nombreuses interpellations à Anasse Kazib, candidat à la présidentielle soutenu par le collectif le Poing Levé, ont fleuri sur les réseaux sociaux hier soir, l’accusant directement lui et les militants qui le soutiennent de « fascistes » et « d’animaux sauvages ».

Notre collectif est ainsi directement interpellé sur les réseaux depuis hier soir, c’est aussi parce que nous portons la campagne d’Anasse Kazib pour les présidentielles, cheminot issu des quartiers populaires, qui a été ciblé plusieurs fois par l’extrême droite depuis la rentrée : affiches arrachées, interpellation de notre camarade Rozenn Kevel par le collectif identitaire Némésis… D’autant plus que depuis le premier meeting de campagne d’Anasse, le candidat reçoit de nombreuses menaces de mort de l’extrême droite, qui avait fait monter le hashtag #AnasseKazibRemigration en tendance Twitter. Une démonstration de plus que la droite et l’extrême droite s’opposent violement à l’émergence d’une politique pour et par ceux d’en bas.

Au Poing Levé, nous avons défendu une lutte unitaire contre l’extrême droite, et organisé avec l’ensemble des organisations de la fac et de la ville, une veille unitaire contre l’extrême droite. Dimanche soir, les habitants des quartiers populaires ont réaffirmé que l’extrême droite n’a rien à faire au Mirail. Continuons de construire l’unité pour combattre l’extrême droite et leurs provocations !




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