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Toulouse. Grève massive des ATSEM : « On veut réduire les équipes alors que les besoins augmentent »

A Toulouse, ce vendredi 25 mars, les ATSEM, agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles, ont fait grève massivement face à une réorganisation de leur affectation par la mairie qui dégrade leurs conditions de travail.

vendredi 25 mars

© Radio France - Marion Chantreau

Ce vendredi 25 mars à Toulouse, les ATSEM, agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles, étaient massivement en grève et ont manifesté place du Capitole contre une dégradation de leurs conditions de travail. Plus de 90% des écoles maternelles étaient ainsi fermées selon les syndicats.

A l’ origine de cette grève, la réorganisation de l’affectation des ATSEM prévue par la mairie qui consiste en une suppression de postes et en une dégradation des conditions de travail. La mairie de Toulouse prévoit en effet de supprimer 200 postes, sur 844, à la faveur de départs à la retraite non remplacés et prévoit une mobilité généralisée des personnels, réorganisant leurs affectations et élargissant leurs missions. Un moyen de faire des ATSEM des petites mains de l’éducation et de les précariser davantage.

« On veut réduire les équipes alors que les besoins augmentent. Il manque du monde partout, y compris chez les animateurs ou les assistants de vie scolaire. Les remplacements ne sont pas assurés et, comme des pions que l’on trimballe à droite et à gauche, nous servons de variable d’ajustement », témoignait Luce Valès, du syndicat CGT éducation territoriale.

A Toulouse comme ailleurs, les personnels les plus précaires, tant ceux de l’Éducation nationale que les agents territoriaux voient ainsi leurs conditions de travail se détériorer et ces grèves locales témoignent de la colère de ces travailleuses méprisées. Face à ces attaques et à la précarisation des conditions de travail des différents personnels, il est nécessaire pour l’ensemble des travailleurs et travailleuses de l’Éducation ainsi que pour les parents d’élèves d’être à leurs côtés pour exiger non seulement une reconnaissance de leur métier et l’amélioration de leurs conditions de travail mais aussi un investissement à la hauteur des besoins.



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