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Scandale : Pécresse réduit les transports publics en IDF malgré les RER bondés et le prix du carburant

Mercredi 13 octobre, le réseau Île de France Mobilité a annoncé que son offre resterait réduite jusqu’en 2022. Un non-sens écologique et sanitaire alors même que les transports sont bondés chaque jour et que le prix du carburant explose.

lundi 18 octobre

Crédits photo : 94 Citoyens

Alors même que l’offre de métros et de trains a été réduite de 10% en février dernier IDF Mobilités a annoncé la semaine dernière que cette mesure resterait effective jusqu’à l’année prochaine. Cette disposition est justifiée sur la base de chiffres selon lesquels nous serions à 75% du niveau de fréquentation des transports en 2019.

Pourtant, ces chiffres ne reflètent pas la réalité pour quiconque prend les transports publics aux heures de pointe quotidiennement. Les lignes sont bondées, le temps d’attente s’allonge et les quais se remplissent pour finir pleins à craquer. Et cela concerne particulièrement les trajets qui desservent les banlieues aux alentours de Paris, à l’image des quais de RER B qui ont connu des affluences particulièrement fortes lors d’incidents ces dernières semaines.

Sur Twitter, Anasse Kazib est revenu sur cette politique scandaleuse de la région. « Ils font des économies en entassant les gens comme du bétail » résume le cheminot, candidat à la présidentielle 2022, avant d’expliquer. « On est de plus en plus serrés dans les transports commun. Il faut savoir qu’IDF Mobilités a voté hier qu’on sera encore en réduction du trafic - donc du nombre de RER, de bus - soi-disant parce que le trafic serait qu’à 80%. Et ce alors que les transports sont bondés ! »

Une décision d’autant plus absurde à l’heure où le prix du carburant explose, qui montre le peu de cas que la région et le gouvernement font de l’écologie. En refusant de développer massivement les services de transport public, essentiels pour diminuer les émissions de gaz à effet de serre, l’utilisation de la voiture est rendue nécessaire alors même qu’elle devient de plus en plus coûteuse et est extrêmement polluante. Une problématique à laquelle s’ajoute la question sanitaire, alors que le risque d’une reprise de l’épidémie avec l’arrivée de l’hiver n’est pas à écarter.

Une décision à laquelle n’est par ailleurs pas étranger le gouvernement. Les confinements successifs ont été la source d’une perte de près de 4 milliards d’euros pour IDF Mobilités, qui a le statut d’établissement public administratif. Or, « après plusieurs mois de négociation, le Premier ministre a accepté que l’Etat accorde à Ile-de-France Mobilités une aide de 800 millions pour l’année 2021, à laquelle s’ajoute une aide de trésorerie de 274 millions d’euros, qui sera remboursée début 2022 », a annoncé lundi IDFM dans un communiqué. Une somme qui est inférieure aux 1.3 milliards d’euros demandés, le ministre des transports, Jean-Baptiste Djebbari ne jugeant visiblement pas nécessaire de donner un peu plus que des miettes pour ce service de transport public, alors que les profits des grandes entreprises explosent et que 30 milliards de cadeaux supplémentaires au patronat sont annoncés par Macron.

Alors que le gouvernement continue sa gestion autoritaire de la crise sanitaire en annonçant la possible prolongation du pass sanitaire jusqu’à l’été prochain et en rendant les tests PCR payants pour les personnes non vaccinées, il n’hésite pas à continuer de nous sacrifier. Cette stratégie pour faire des "économies" s’inscrit dans l’offensive de casse des services publics au profit de la privatisation qui permettra à des capitalistes de s’accaparer de nouvelles parts de marché juteuses.




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