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DES MOYENS MASSIFS POUR L'HÔPITAL !

Santé. Grève nationale des infirmier.e.s anesthésistes face au manque de moyens et de reconnaissance

Après la grève des services de réanimation, le Mardi 11 Mai, qui avait mobilisé 110 services de réanimations dans l’hexagone, c’est au tour des IADE (Infirmier.e.s anesthésistes diplomé.e.s d’Etat) de faire entendre leur voix ce Lundi 17 Mai.

vendredi 14 mai

Le SNIA et la CGT lancent un nouvel appel à la grève nationale ce lundi 17 mai. Après les services de réanimation, aujourd’hui il s’agit plus spécifiquement d’une mobilisation des infirmier.e .s anesthésistes diplomé.e.s d’Etat (IADE) pour « une reconnaissance législative, réglementaire et financières de leur profession à hauteur de leur niveau de formation, d’autonomie de pratique et de responsabilité professionnelle » fait savoir la CGT.

En Janvier dernier, ils avaient déjà entamé une grève pour contester une réforme du Segur de la Santé, favorisant les carrières des nouveaux médecins et pas de ceux déjà en poste. Mais d’autre part, le Ségur non seulement ne concerne pas tous les services, comme l’ont dénoncé les "Oubliés du Ségur", mais en plus représentent, pour ceux qui en bénéficient, une augmentation misérable. La section CGT du CHU de Lilles montre la réalité des promesses illusoires du gouvernement :

Une grève exceptionnelle suivie par de nombreux services comme l’annonçait Louise Gouyet-Calia, anesthésiste syndicalisée (SNPHARE) du CHU de Bordeaux, au micro de France 3 : « Dans mon service, on est 100% de grévistes au niveau des anesthésistes réanimateurs, il y a même des chirurgiens qui nous suivent, nos chefs de service aussi ! C’est du jamais vu ! »

« Iniquité, et mépris, le ministère persiste et signe » déclare le Conseil Nationale du SNIA (Syndicat National des Infirmier.e.s Anesthésistes) dans un communiqué concernant la mobilisation spécifique des IAED. Alors que le métier d’IAED nécessite une extrême concentration au quotidien, une grande vigilance vis-à-vis des patients et des connaissances et techniques spécifiques, c’est une réelle reconnaissance que demandent les hospitaliers : par rapport à leur niveau d’étude, leurs compétences, la pénibilité du poste et leur niveau de qualification.

Les revendications des IAED sont, de fait, extrêmement claires : une reconnaissance législative, réglementaire et financière de la filière à hauteur du niveau de formation, d’autonomie de pratique et de responsabilité professionnelle, le respect strict des recommandations et de la réglementation assurant la sécurité des procédures anesthésiques et des patients, la reconnaissance dans tous les secteurs de la pénibilité de l’exercice professionnel notamment. En d’autres termes, ils réclament des moyens massifs pour garantir la santé de tous les patients et des conditions de travail dignes.

Alors que la pandémie touche l’ensemble du globe depuis désormais plus d’un an, et que tous les outils devraient être mis en place pour garantir la santé de toute la population, le préavis de grève de la CGT demande encore et toujours « l’arrêt des fermetures de lits, de services, d’établissement et d’hôpitaux, et l’exigence au contraire de réouvertures et de création de structures » ou encore tout le matériel et les moyens nécessaires pour lutter efficacement contre l’épidémie de Covid19. Une situation révoltante quand on connait les nombreux sacrifices que les travailleurs de la santé font depuis plus d’un an, dans le mépris le plus total du gouvernement.

Dans un contexte où le gouvernement a été incapable d’apporter les moyens nécessaires pour faire face à la pandémie de Covid 19, méprisant les patients et le personnel hospitalier, il faut lutter ensemble, avec les travailleurs de la santé, pour obtenir des moyens à la hauteur, garantissant la santé de toute la population et ne plus rien attendre de l’Etat, seul responsable de la casse du système de santé.

Pour rappel, la colère des travailleurs de la santé ne date pas d’hier, puisque les gouvernements successifs, à coup de réformes néolibérales, ont fermé de nombreux lits et ont dégradé d’années en années les conditions de travail dans les hôpitaux. « Héros d’un jour, larbins toujours » affichaient en ce sens les soignants de Poitiers sur leur banderole mardi dernier lors de la mobilisation des services de réanimation.

Alors qu’à de multiples dates sont appelées des grèves dans différents services, et que les revendications sont similaires, notamment pour de meilleures conditions de travail, des moyens pour faire face à la pandémie et contre le mépris du gouvernement, il est plus que jamais nécessaire d’appeler à coaguler ces colères autour d’un seul et même plan de grève massif dans la santé.

Ce lundi 17 Mai, soyons mobilisés aux cotés des IADE, et de tous les travailleurs de la santé, pour porter ensemble ses revendications et mettre le gouvernement sur le banc des accusés !




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