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Politique

Instrumentalisation

« Renforcer ce qui était lancé ». A Bobigny, Macron réaffirme sa ligne islamophobe

En visite à Bobigny en Seine-Saint Denis, Emmanuel Macron s'est offert une courte déclaration à la presse. Sur un ton martial, « nous allons renforcer ce qui était lancé » a affirmé le chef de l'Etat. En d'autres termes, une fuite en avant répressive et islamophobe.

mardi 20 octobre

Crédits photo : Capture écran BFM TV

Ce 20 octobre, Emmanuel Macron était en visite à Bobigny en Seine-Saint-Denis, un département aux « enjeux concentrés »selon les mots du présidents de la République, venu faire un point sur les mesures contre la « radicalisation » en cours sur les trois dernières années. Une visite qui s’est terminée par une courte intervention du chef de l’Etat, initialement prévu à 17h30, mais qui s’est finalement tenue vers 19h, en même temps que la marche blanche en hommage à Samuel Paty.

Sur un ton martial, Macron a d’abord décrit la Seine-Saint-Denis comme un département porteur de promesse économique, mais aussi un concentré de « problèmes migratoires » et de « pauvreté », fustigeant une série de structures, sans les nommer, prônant une « idéologie de sortie de la République ». De quoi planter le décor, dans un patchwork flou amalgamant, de fait, terrorisme et immigration en général.

Annonce forte du discours de Macron, celle de la dissolution du collectif Cheikh Yassine, fondé par Abdelhakim Sefrioui. Outre cette annonce de dissolution, Macron frappe également tous azimuts contre des associations qui n’ont strictement rien à voir avec la mort de l’enseignant, et se battant frontalement contre le racisme d’Etat. « Suite à l’attentat, nous allons renforcer encore ce qui était lancé. Nous savons ce qui est à faire » a déclaré le président, indiquant que d’autres dissolutions seront à venir dans les prochains jours. La confirmation d’un plan répressif islamophobe d’ampleur, avec dans la ligne de mire des collectifs et associations comme le CCIF ou BarakaCity.

Une instrumentalisation insupportable, sur fond de récupération politique en vue de la présidentielle de 2022 et de l’offensive sécuritaire (ré)amorcé avec le couvre-feu. Face à cette politique macabre, il s’agit pour le mouvement ouvrier et pour la jeunesse de rejeter l’union sacrée appelée de ses vœux par le gouvernement, pour une lutte efficace contre les drames comme celui de Conflans-Sainte-Honorine qui passe inéluctablement contre les politiques islamophobes et de répression tout azimut prôné par le gouvernement, la droite et l’extrême droite.




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