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Politique

Ce dimanche 20 juin !

Régionales. 5 raisons de voter pour les listes de Lutte ouvrière ce dimanche !

Ce dimanche, les élections régionales auront lieu dans toute la France. Dans une séquence réactionnaire, il sera important d’y soutenir une voix différente : celle des listes présentées par Lutte Ouvrière.

mercredi 16 juin

1. Une liste d’indépendance de classe avec des candidats qui nous ressemblent

Pour ces élections, les listes de Lutte ouvrière défendent un projet d’indépendance de classe pour « faire entendre le camp des travailleurs ». Un projet indépendant des institutions en place et des forces politiques qui prétendent les diriger, qui oppose à cette perspective la nécessité de renverser ce système et de réorganiser la société par en bas. En cohérence avec cette logique, les listes de Lutte ouvrière sont les seules listes constituées uniquement de travailleuses et de travailleurs, sans politiciens professionnels qui prétendent nous représenter.

En Ile-de-France, on trouve ainsi derrière Nathalie Arthaud, professeure en lycée professionnel, des travailleurs comme Abdellah Aksas, conducteur de métro, Agathe Martin, cheminote au technicentre de Châtillon ou encore Aurélie Jochaud, infirmière. En Auvergne Rhône-Alpes, Chantal Gomez, dessinatrice technique, se présente aux côtés d’ouvriers de la métallurgie et de la plasturgie, des enseignants ou encore des conducteurs de bus.

Des candidats qui nous ressemblent, connaissent notre quotidien, et souhaitent transformer la société, pas faire carrière dans les institutions pourries du régime.

2. Une liste qui soutient l’expropriation des laboratoires pharmaceutiques et dénonce la gestion pro-patronale de la crise sanitaire

Après une année d’une pandémie qui n’est pas terminée, les capitalistes ont montré à quel point leur système nous conduisait dans le mur. Alors que l’ensemble de la planète était frappé par le virus, les laboratoires pharmaceutiques ont développé en un temps record des vaccins… qu’ils ont immédiatement privatisé et vendus au plus offrant.

Une politique qui a généré une inégalité profonde entre les pays impérialistes et le reste de la planète, qui menace aujourd’hui la possibilité d’en finir avec l’épidémie du fait de l’émergence de nouveaux variants. Cette logique, faisant primer les profits sur nos vies a été démultipliée par les conséquences désastreuses d’années d’austérité dans l’hôpital public.

Face à cette situation, les candidats de Lutte ouvrière dénoncent la casse de l’hôpital public et revendiquent ouvertement la nécessité d’« exproprier et réorganiser les laboratoires pharmaceutiques sous le contrôle des travailleurs ». Une mesure qui remet en cause clairement la propriété privée sur un secteur aussi essentiel que la santé et que Lutte ouvrière est la seule à revendiquer dans ces élections.

3. Une liste fermement opposée aux milliards de cadeaux aux entreprises

En France et dans l’ensemble des pays impérialistes, la crise a été l’occasion de milliards de cadeaux au patronat. En France ce sont 100 milliards d’euros qui ont été dédiés à la « relance ». Des montants astronomiques qui sont allés dans leur grande majorité directement dans les poches des entreprises, et qui ont été soutenus par l’ensemble des forces institutionnelles jusqu’à La France Insoumise.

Dans les régions, qui disposent d’une compétence en termes de développement économique, les cadeaux au patronat sont également légions comme le rappelle Lutte ouvrière : « Chaque année, des entreprises reçoivent des millions de la région. Des sommes qui seraient plus utiles pour l’entretien des lycées, l’amélioration des transports, pour embaucher les précaires ou augmenter les salaires de tous ceux qui travaillent pour la région. » En ce sens, les candidats LO refusent tout cadeau au patronat. Une mesure centrale qui se distingue de l’illusion des aides « conditionnées », qui finissent par légitimer les transferts massifs d’argent public vers le privé.

4. Partage du temps de travail, indexation des salaires à l’inflation, une liste qui met en avant des réponses ouvrières face à la crise

Après le « quoi qu’il en coûte », l’heure est déjà venue de faire les comptes... Et pour le gouvernement et les classes dominantes, cela veut dire nous faire payer la crise. Après les vagues d’accords de performance collective et plus de 800 plans sociaux depuis le début de la crise, Macron a ainsi fait passer sa très violente réforme de l’assurance-chômage et veut le retour de la réforme des retraites. Toutes ces mesures promettent toujours plus de précarité et de chômage.

Or, l’argent existe et il n’y a aucune raison que nous payions leur crise. Comme l’a pointé Nathalie Arthaud lors du grand débat en réponse à Jordan Bardella (RN) : « Vous avez commencé contre les pauvres, contre les travailleurs sans-papiers, mais vous n’avez même pas été capable de dire que vous pouviez trouver de l’argent dans les multinationales. Or dans cette crise, pendant qu’on souffrait, certains faisaient prospérer leurs capitaux, et on sort avec plus de milliardaires. »

Face à la crise, dans un pays où l’on compte constamment plus de 3 millions de chômeurs et où la pauvreté explose, ce sont de mesures radicales que nous avons besoin. En ce sens, Lutte ouvrière revendique d’« augmenter les salaires, les retraites et les allocations, et les garantir en les indexant sur le coût de la vie », appelle à « répartir le travail entre tous sans diminution de salaire » et pose la nécessité « que les travailleurs imposent leur contrôle sur les entreprises et sur toute l’économie. » Un programme révolutionnaire contre la crise.

5. Une liste qui appelle les travailleurs organiser la contre-offensive face à la crise !

Plus généralement, dans une période marquée par l’offensive réactionnaire du gouvernement, Lutte ouvrière pointe justement la nécessité d’une « contre-offensive » des travailleurs. Contre toute illusion électoraliste, qui consisterait à remettre notre destin entre les mains d’élus, Une illusion véhiculée notamment par les listes NPA – LFI en Occitanie et Nouvelle Aquitaine. Dans cette région, la tête de liste Clémence Guetté n’hésite pas à présenter la région comme un « levier d’action réel » pour « changer des choses pour l’emploi », tandis que Loïc Prud’homme affirme que « la région a tous les leviers, financiers, politiques » pour engager une « bifurcation de notre modèle de production alimentaire en Nouvelle-Aquitaine ».

Sans illusion sur la possibilité de changer les choses par les urnes, voter Lutte ouvrière c’est profiter des élections pour faire entendre la nécessité d’une politique radicalement différente, une politique de classe révolutionnaire, et de mettre à bas ce système.




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