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Soirée contre la répression

Paris. 300 jeunes à la fête générale contre Macron organisée par Le Poing Levé

Ce mercredi soir, 300 jeunes étaient réunis à l’appel du Poing Levé à Paris pour célébrer les quatre mois du mouvement contre Macron et sa réforme des retraites. Après une table ronde sur la répression et l’offensive autoritaire du gouvernement, la soirée s’est poursuivie avec un DJ set.

Ariane Anemoyannis

18 mai 2023

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Paris. 300 jeunes à la fête générale contre Macron organisée par Le Poing Levé

« Ce chant est un appel à se soulever, contre la répression on n’arrêtera pas de lutter ! » ont entonné les 300 personnes présentes ce mercredi à la Flèche d’Or dans le 20e arrondissement de Paris à l’issue de la table ronde prévue en première partie de soirée sur le thème de la répression et de l’offensive autoritaire du gouvernement.

Organisée par Le Poing Levé, cette « fête générale contre Macron » avait vocation à célébrer les 4 mois du mouvement contre la réforme des retraites, mais aussi s’organiser pour la suite alors qu’une grande majorité de la population et de la jeunesse souhaite poursuivre la mobilisation jusqu’au retrait. « Nous avons lancé une grande campagne contre la répression et récolté plusieurs dizaines de témoignages de jeunes qui sont poursuivis en Justice pour des faits de mobilisation. Préparer les prochaines semaines et construire la victoire contre Macron nécessite de se préoccuper de cette offensive répressive et autoritaire du gouvernement qui cherche à terroriser la jeunesse et isoler des lycéens et des étudiants pour leur faire payer leur engagement » explique Ariane Anemoyannis, étudiante et militante du Poing Levé en introduction de la table ronde.

Une préoccupation partagée par Paul et Léo, tous deux réprimés au cours du mouvement et en attente de leurs procès. « J’ai fait 48 heures de garde à vue durant lesquelles on m’a reproché d’avoir bloqué mon lycée et d’avoir des tracts politiques dans ma poche » raconte le premier, lycéen à Racine dans le 8e arrondissement de Paris. « Quand le pouvoir s’attaque à celles et ceux qui relèvent la tête, c’est nécessaire de ne pas être seul, de savoir qu’on peut compter sur la solidarité de tout le mouvement, et de s’organiser ensemble » poursuit-il. Léo, militant du Poing Levé Paris 8 abonde en ce sens : « il n’y a qu’une solution face à un pouvoir qui n’a comme seule arme la répression et la prison : il faut s’engager, militer, pour défendre un autre avenir, un autre système ».

A leurs côtés pour la table ronde, Louisa Lamour, élève-avocate membre du Collectif d’Action Judiciaire, est revenue sur les réflexes à avoir en garde-à-vue – garder le silence, refuser de donner ses codes de téléphone, demander à voir le médecin – mais aussi les raisons d’un tel saut dans la répression contre la jeunesse : « par rapport aux Gilets Jaunes, ce sont des pans beaucoup plus larges de la population qui subissent les arrestations, les détentions provisoires, les violences policières. C’est lié au fait que de plus en plus de monde se mobilise contre le gouvernement et les institutions, mais le revers de ça pour le pouvoir est que la répression radicalise, à l’image du slogan ‘parfois en garde-à-vue, jamais au garde-à-vous » explique-t-elle.

Une expérience qu’incarnent Clément Allochon, cheminot au technicentre de Chatillon et Irène Karalis, étudiante et militante du Poing Levé à Paris 8 également à la tribune. Entre retour sur les grèves reconductibles, confrontation avec la police sur les piquets de grève, et remise en question des fondements impérialistes et coloniaux de la V° République, les deux intervenants sont revenus sur le nécessaire élargissement des revendications du mouvement aux questions démocratiques et anti-impérialistes mais aussi à l’élaboration d’un plan de bataille qui mette au cœur de sa stratégie la grève générale reconductible.

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Après une photo de groupe en soutien aux jeunes réprimés et notamment à ceux qui à Bordeaux ont été perquisitionnés en lien avec leur participation supposée à l’occupation de l’Université Bordeaux Victoire, la soirée s’est poursuivie avec un DJ Set de Woody Braun, émaillée de slogans anticapitalistes, contre la police et le gouvernement. De quoi bien terminer cette grande fête générale contre Macron, sa réforme et son monde !

Les prochains évènements du Poing Levé se dérouleront les 3 et 4 juin en région parisienne pour un grand weekend de débats, ateliers marxistes et meeting, et du 23 au 28 août à l’Université d’été de Révolution Permanente dans les Alpes.

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