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Grève pour les salaires

PSA Mulhouse. 300 travailleurs débrayent pour exiger une augmentation de salaires de 400 euros

Ce jeudi matin 300 travailleurs en poste de matinée ont débrayé et se sont mis en grève sur le site de PSA Mulhouse. Ils se sont réunis en assemblée générale et ont manifesté dans l'usine pour exiger une augmentation de salaires 400 euros face à l'inflation.

Vincent Duse

6 octobre 2022

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Crédit photo : Révolution Permanente

Depuis la fin du mois de septembre et le départ d’une grève sur le site de PSA Hordain qui aura duré une semaine, les salariés de PSA ont multiplié les débrayages un peu partout en France. A la fin du mois de septembre, ce sont plus de 5000 travailleurs qui ont exprimé leur colère et se sont mis en grève sur quasiment l’ensemble des sites du groupe Stellantis (ex PSA) dans toute la France, pour exiger des augmentations de salaires et de meilleures conditions de travail. Un mouvement de grève historique pour le groupe, géant de l’automobile.

C’est dans ce contexte, que ce jeudi 6 octobre les travailleurs de PSA Mulhouse ont poursuit la grève à l’appel de la CGT et de la CFDT.

Dès 10h du matin, plus de 300 grévistes du poste du matin se sont rassemblés pour débrayer et manifester dans l’usine. Au total, ce sont plus de 1000 travailleurs qui se sont mis en grève. A Mulhouse, c’est la troisième journée de débrayage, de 4h par équipes, depuis le début du mouvement de grève.

Dans un contexte d’inflation, le groupe a déjà engrangé plus de 8 milliards de bénéfices depuis le début de l’année 2022. Le 27 septembre dernier, la direction proposait aux travailleurs du groupe une pauvre prime de 1000 euros. Des miettes vécues comme une véritable provocation par les travailleurs des différents sites et qui a ouvert la voie à un renforcement du mouvement de grève. Face aux propositions dérisoires de la direction et alors que le coût de la vie augmente partout et que les grands groupes continuent de faire des milliards, c’est 400 euros d’augmentation que les travailleurs ont exigé. Revendication qui a été scandée dans les ateliers de ferrage et de montage du site de Mulhouse, ce jeudi matin.

De plus, les travailleurs de nettoyage de STPI sont également à leur 5ème jour de grève sur le site de PSA Mulhouse. A l’appel de Force Ouvrière et de la CGT STPI et soutenus par la CGT PSA Mulhouse, ils réclament 5% d’augmentation de salaires et 2000 euros de prime. Dans ce secteur, c’est la totalité des 23 salariés qui sont en grève, contre des conditions de travail au rabais, mis sous pression par la suppression de postes, mais aussi pour exiger de meilleurs salaires. En effet, les plus anciens touchent à peine 1500 euros par mois, après plus de 25 ans de travail dans l’entreprise.

Le mouvement sur PSA Mulhouse est à relier à une colère plus large des travailleurs dans un contexte d’inflation et de crise énergétique. En effet, les travailleurs de PSA ne sont pas seuls, à l’image de l’important mouvement de grève qui secoue le secteur de la pétrochimie, mené par les travailleurs des raffineries Total et ExxonMobil. Alors que ces secteurs ont ouvert le bal et ont montré que la classe ouvrière était prête à lutter, c’est l’unification de ces luttes qu’il faut construire autour d’un véritable plan de bataille qui puisse imposer les revendications des travailleurs. Face à l’inflation et parce que ce n’est pas aux travailleurs de payer le prix de l’inflation et de la crise énergétique, il est urgent de revendiquer 400 euros d’augmentation de salaire, et l’indexation des salaires et des pensions sur l’inflation.


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Vincent Duse

Ouvrier PSA-Stellantis Mulhouse, militant CGT

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