^

Politique

Congrès de fondation

Nouvelle organisation révolutionnaire : 400 personnes dans les AGs pré-Congrès dans toute la France

Ces deux dernières semaines, les assemblées de préparation du congrès de fondation d’une nouvelle organisation révolutionnaire ont commencé partout en France. Elles ont réuni 400 personnes et permis d’échanger et débattre sur la situation politique internationale et nationale.

lundi 28 novembre 2022

Cinq mois après la Conférence nationale qui avait appelé à la création d’une nouvelle organisation révolutionnaire et trois mois après une Université d’été très réussie dans les Alpes ayant réuni 500 personnes pour discuter de ce projet, l’échéance du Congrès de fondation d’une nouvelle organisation se rapproche.

Celui-ci aura en effet lieu les 16, 17 et 18 décembre prochains en région parisienne. Ces deux dernières semaines, les assemblées générales de préparation, qui vont permettre d’élire les délégués au Congrès, ont débuté. Au programme de ces réunions : trois discussions portant sur la situation internationale, la situation nationale et la nouvelle organisation.

Partout en France, des travailleuses et travailleurs de nombreux secteurs, des transports à la pétrochimie en passant par l’aéronautique, la santé, l’éducation nationale, le social, le nettoyage ou l’industrie agro-alimentaire, ainsi que des étudiant·e·s et lycéen·ne·s ont ainsi échanger sur la crise mondiale actuelle ou la guerre en Ukraine. Des thématiques autour desquelles les débats ont porté centralement sur l’attitude des révolutionnaires vis-à-vis de la guerre, le rôle de l’OTAN et de l’impérialisme dans le conflit et la nécessité d’une politique indépendante, mais aussi sur le retour en force de la lutte de classes dans le monde.

AGs de Congrès à Toulouse, Paris et Bordeaux.

Du côté de la situation nationale, les débats ont permis de revenir sur la crise politique actuelle, le rôle de la NUPES et les limites de son projet institutionnel, les défis d’une politique pour unifier la classe ouvrière face au renforcement de l’extrême-droite, ou encore le bilan de la grève des raffineurs, des grèves pour les salaires et la politique des directions syndicales.

Les discussions se sont appuyées sur trois textes, consultables en ligne à partir de dimanche, proposés par le Comité d’animation provisoire élu en juin dernier pour le Congrès, à l’occasion duquel ils pourront être amendés. Elles se sont déroulées dans de nombreuses villes de France : à Toulouse, Bordeaux, Paris, Lille, mais également Marseille, Montpellier, Nantes, Chambéry, Rennes, Metz ou Strasbourg.

Au total, entre participants et observateurs, ce sont 400 personnes qui sont en train de prendre part au processus de création de la nouvelle organisation révolutionnaire.

Ces échéances ont été accompagnées de réunions publiques, en présence de membres de l’actuelle direction de Révolution Permanente comme Anasse Kazib ou Daniela Cobet. Celles-ci étaient destinées à présenter plus largement le processus du Congrès autour d’une question simple : « pourquoi construire une nouvelle organisation révolutionnaire ? »

Réunions publiques à Sarcelles, Saint-Denis et Paris.

A Sarcelles, Saint-Denis, Toulouse, Bordeaux ou Rennes, mais également dans des universités comme Paris 8 ou Paris 1, ces réunions ont rassemblé des dizaines de personnes et suscité des discussions animées : quel bilan et quelle différence avec les autres organisations de l’extrême-gauche ? La révolution est-elle encore possible et comment la préparer ? Que signifie concrètement être marxiste en 2022 ? Pour quel projet de société entend on faire la révolution ?

Des débats qui montrent l’intérêt que suscite l’engagement révolutionnaire non seulement pour toute une nouvelle génération d’étudiant·e·s et lycéen·ne·s, mais également pour des ouvrières et ouvriers qui ont fait l’expériences des dernières batailles de la lutte des classes.



Mots-clés

Congrès de fondation   /    gauche   /    Extrême-gauche   /    Lutte des classes   /    Lutte Ouvrière   /    mouvement ouvrier   /    NPA   /    Politique