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Notre classe

Repression syndicale

Metz. Plus de 50 grévistes en soutien à Aurore, intimidée par la direction de la T.A.M.M.

Ce vendredi 26 novembre avait lieu un rassemblement de soutien à Aurore, agent de maîtrise et représentante CGT de la T.A.M.M. Convoqué à un entretien disciplinaire après avoir participé à la grève qui dure depuis septembre pour les salaires et des conditions de travail dignes, plusieurs dizaines de grévistes sont venus lui apporter leur soutien.

vendredi 26 novembre 2021

Une cinquantaine de travailleurs des transports de Metz étaient présents ce 26 novembre au matin devant le dépôt de la T.A.M.M.. Un entretien disciplinaire avait lieu : celui d’Aurore, l’unique agent de maitrise syndiquée CGT qui travaille dans les bureaux. Depuis septembre en effet, elle participe à un grève perlée dans l’une des multiples grèves qui ont explosées dans les secteurs de seconde ligne ces derniers mois.

Pour le transport de Metz cette grève a été une démonstration inédite tant par la longévité que par les taux de grévistes perturbant le trafic urbain et interurbain durant de longues semaines. « On n’avait pas vu une mobilisation pareille depuis 2013 », disaient alors les grévistes. C’est pour avoir relevé a tête dans une grève d’une telle ampleur que la direction cherche à réprimer les salariés, à faire du cas d’Aurore un exemple en prenant le moindre prétexte pour s’attaquer aux travailleurs combatifs ! « on va au travail la boule au ventre » confiait Julie au micro de Révolution Permanente

Ce cas de répression syndicale n’est pas le seul dans la période, ainsi, encore cette semaine, Sabine, secrétaire de l’UD Marne était au tribunal de Châlon-en-Champagne. Ces offensives interviennent dans un contexte politique marqué par les attaques du gouvernement main dans la main avec le patronat depuis le début du quinquennat Macron, amplifié avec la crise du Covid. Ce sont la mise en place des ordonnances Macron, les mesures exceptionnelles attaquant les conditions de travail durant la crise sanitaire, entre autre milliards accordé aux grands patrons durant la crise, qui attisent une colère grandissante de la part des travailleurs et travailleuses des premières lignes, qui subissent de plein fouet ces politiques anti-sociales dans un contexte d’inflation très importante.

Celles et ceux qui ont osé relever la tête, qui ont été aux avant-postes de la colère exprimée par les phénomènes de grèves de la deuxième ligne et qui se voient aujourd’hui réprimés doivent recevoir tout le soutien et la solidarité de l’ensemble de notre camp social. C’est en construisant une riposte d’ampleur et en faisant front collectivement contre les attaques des patrons main dans la main avec le gouvernement, en créant un véritable rapport de force que l’on pourra envisager non seulement une défense victorieuse mais un passage à l’offensive pour notre classe, à l’heure, où il est plus que jamais important de l’organiser.

Ce sont dans ces coordonnées que le 9 décembre aura lieu à 8h aux prud’hommes de Metz, le procès de Christian Porta, un syndicaliste combatif militant révolutionnaire et figure emblématique de nombreuse luttes victorieuses dans le Grand Est, dont la dernière en date est le passage au 32h payées 35h ainsi que 25 embauches dans son usine, Neuhauser. En effet, il a voulu, dans le cadre des son engagement militant et syndical, s’implanter dans le méga-entrepôt messin d’Amazon, la figure de proue de la casse des conditions de travail. Un engagement que l’entreprise n’a pas tardé à découvrir. C’est donc afin de lutter contre toute dorme de répression et notamment la réptression sydicale qu’il faudra être nombreuses et nombreux ce 9 décembre.




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