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« Merci d’être là » : les Zouaves, ces néo nazis remerciés par le staff de Zemmour

Quels sont les visages derrière la candidature Zemmour ? Néonazi, raciste, anti-LGBTI, le bien connu groupuscule d’extrême droite Zouaves Paris, soutenu par le staff du candidat, n’a pas manqué de se montrer ce dimanche au meeting de Zemmour, tabassant des militants de SOS Racisme et chassant librement les militants antifacistes.

mercredi 8 décembre 2021

Crédits photo : AFP

Qui sont les soutiens de Zemmour ? Comme nous l’écrivions dans les colonnes de Révolution Permanente, lors du premier meeting de Zemmour : « la présence [de certains] soutiens a été particulièrement visible : celle des secteurs de l’extrême-droite extra-parlementaire, des militants de l’Action Française, qui se sont fondus dans la campagne de Zemmour, à des groupuscules fascistes comme les Zouaves. Symbolisé par le tabassage de militants de SOS Racisme venus organiser une action symbolique dans le cadre du meeting, ce soutien a braqué les projecteurs sur la violence d’une partie des sympathisants de Zemmour, chouchou de la fachosphère. ».

Ce dimanche au Parc des expositions de Villepinte, se tenait le premier meeting de Zemmour. Un évènement qui n’a pas manqué de rappeler qui sont les fervents défenseurs du candidat d’extrême droite. Au premier rang, les Zouaves Paris, marquant leur présence dans la salle par une « scène de quasi-lynchage » comme rapporte Libération : « jets de chaises, des coups de poing, de pieds et de ceintures très violent » sur les militants de SOS Racisme sur place pour happening « Non au racisme », scandé et inscrit sur leurs t-shirts.

Marc de Cacqueray-Valménier, 23 ans, chef des Zouaves, milicien néonazi, arborant sur les réseaux sociaux ou sur sa peau tatouée symboles et références au IIIème Reich, « issu d’une dynastie de nobles qui a fourni plusieurs figures de l’extrême droite avec un oncle aumônier de Civitas et un cousin candidat RN au Mans (qui était d’ailleurs au meeting d’Éric Zemmour) » selon Streetpress. Aloys Vojinovic, Hadrien Maine, ancien dirigeant du Gud Paris, Aurélien Verhassel, à la tête de la branche issue de Génération identitaire (GI) à Lille, Citadelle… Certaines figures ou membres bien connus des Zouaves ont été identifiés sur les vidéos partagées par les journalistes sur place.

Dérapage des franges les plus radicales et « bagarreuses » des soutiens de Zemmour et service d’ordre (SO) mal organisé ? L’hypothèse a été d’emblée balayée par le staff du candidat lui-même. « Merci d’être là. Retournez au meeting » : ce sont mots d’un des membres du SO de Zemmour adressés aux Zouaves après leur agression ultra-violente des militants de SOS Racisme.

Voilà le visage de ceux qui revendiquent et soutiennent la candidature de Zemmour, ces mêmes qui, protégés par la police observant sans broncher mais interpellant les manifestant antifascites, paradaient dans Villepinte avant le meeting, traquant tout opposant à leur candidat d’extrême droite.

Ces mêmes qui sur les réseaux partagent leurs idées nauséabondes, postant deux jours plus tôt une vidéo les mettant en scène détruisant un kiosque à journaux exposant la une du magazine TÊTU accompagné de la mention anti-LGBTI et homophobe « Une du magazine LGBT ’Têtu’ montrant le travesti Bilal Hassani en Sainte Vierge ».

L’image est claire : le groupuscule néonazi issu du Gud fait office de SO non officiel du candidat, est salué pour son tabassage raciste, maintenu et encouragé à reprendre place dans le meeting par l’équipe d’organisation. Une situation qui ne surprend pas, car bien en phase avec le discours de Zemmour qu’on peut citer par exemple dans son dernier livre « La France n’a pas dit son dernier mot » : « Le pacifisme des manifestants trop bien élevés de ’La Manif pour tous’ a été leur plus grande faiblesse ». Ce mardi Zemmour défendait sur BFMTV « ces gens-là n’avaient pas à être là », poursuivant « ce sont des gens qui sont des provocateurs, je pense que les médias ont une responsabilité, c’est d’arrêter d’être les relais complaisants de ces provocateurs ».

Nous affirmons notre soutien indéfectible aux militants tabassés par l’extrême droite ainsi qu’à ceux réprimés par la police ce dimanche. Contre les sorties racistes, xénophobes et anti-LGBTI de l’extrême droite, de Zemmour, et plus largement d’un champ politique toujours plus réactionnaire, la construction d’un projet véritablement révolutionnaire est plus que jamais nécessaire. C’est en ce sens que nous soutenons la candidature d’Anasse Kazib, ouvrier issu de l’immigration, pour faire entendre en 2022 la voix de nos luttes, des opprimé.e.s, des travailleur.se.s et des quartiers populaires.




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