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Politique

Crise dans la majorité...

Loi « anti-casseurs » : 50 abstentions chez LREM, bientôt des frondeurs ?

Lors du vote de la loi asile et immigration un petit groupe de 14 députés en marche, s’était abstenu et une députée avait même voté contre. Aujourd’hui ce n’est pas moins de 50 députés de la majorité qui se sont abstenus face à la loi liberticide appelé « loi anti-casseurs », un député de la république en marche, Matthieu Orphelin a même démissionné de ses fonctions. De nouvelles contradiction au sein de LREM ?

jeudi 7 février

Crédits photos : (Patrick KOVARIK / AFP)

La loi anti-casseurs visant à anéantir toute forme de contestation par le biais de mesures liberticides telles que l’interdiction administrative de manifester ou l’instauration de fichage des gilets jaunes et les écoutes de masse par les RG nous montre une fois de plus à quel point le gouvernement compte opérer un saut pour museler le mouvement social.

Seulement, les craquèlements au sein de la majorité parlementaire commencent à se voir. Si, pour l’heure, ils n’ont pas fait le saut de voter contre, auquel cas une crise importante aurait bouleversé la majorité, cette abstention d’un groupe de frondeurs au nombre de 50 est un événement majeur et éminemment politique.

Ces frondeurs dérangent le gouvernement comme en témoigne la sortie de Marie Guévenoux, ancienne présidente des Jeunes Populaires, dans l’Opinion. « Certains d’entre nous leur en veulent de ne pas jouer collectif. Entre ceux qui défendent le centre droit, le centre gauche, les chasseurs ou les joueurs de tennis, ça peut aller très loin si on se démultiplie à l’infini ». D’autres députés essayent de délégitimer leur abstention en les infantilisant auprès de l’opinion publique et des médias, comme nous le démontre Laetitia Avia, porte-parole de LREM, qui avait jugé que les abstentionnistes n’avaient soit pas eu assez de temps pour « appréhender un texte qui est arrivé très vite », soit avaient voté « par idéologie ».

Ces frondeurs ne sont donc pas une bonne nouvelle pour Macron et son lancement de campagne des européennes. « Le mérite de cette histoire, c’est qu’au moins, on les identifie ». Signe que le gouvernement compte bien remettre au pas une partie de la macronie qui tente de tirer son épingle du jeu ?




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