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Politique

Violences policières

Lacrymos et LBD dans une veillée funéraire : Ignoble répression policière dans le 93

Des policiers ont attaqué des habitants d’un local associatif à Saint Denis (93), réunis dans le cadre d’une veillée funéraire. Un énième cas de violences policières dont les premières victimes sont les habitants des quartiers populaires.

mardi 15 juin

Comme le rapport le journal Médiapart, des habitants du quartier de la Plaine Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) auraient été violentés par des policiers dans la nuit du 4 juin. Réunis au sein d’un local pour une veillée funéraire suite à la mort d’un jeune homme, la police se stationne devant les lieux vers 21 heures, comme le raconte une femme : “Je pensais que les policiers étaient juste là pour vérifier le couvre-feu. Mais ils étaient dans la provocation et ne voulaient rien entendre".

Malgré l’intervention de certains pour tenter de raisonner les policiers, ceux-ci n’ont pas hésité à faire usage de grenades lacrymogènes et de LBD. Parmi les personnes présentes, se trouvaient des enfants et une femme enceinte qui a dû être hospitalisée. Quant au jeune homme ayant essayé de lui venir en aide, il a été victime de coups de matraques par un policier.

Du côté de la préfecture de police, celle-ci n’a pas expliqué l’usages de grenades lacrymogènes et a rapporté une toute autre version de l’affaire au site d’information Mediapart : "vers 21heures, lorsque les policiers ont demandé de libérer la voie publique où étaient stationnés plusieurs véhicules, ils ont été pris à partie par plusieurs jeunes et ont dû appeler des renforts." Une version contestée par les témoins de la scène, qui affirment que les policiers ont utilisé les grenades lacrymogènes et le LBD sans être l’objet de menaces et sans sommation.

Cette affaire est un énième cas illustrant les violences policières quotidiennes dont sont victimes les habitant.e.s des quartiers populaires et qui sont de fait exacerbées dans ce climat d’offensives racistes et sécuritaire de la part de l’ensemble de la classe politique. En ce sens, nous devons plus que jamais dénoncer ces faits de violences policières, et combattre l’institution policière toute entière, qui est raciste et violente.




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