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Politique

Justice pour Steve

Mort de Steve à Nantes : 2 ans après le parquet reconnaît les mensonges de l’IGPN et la responsabilité policière

De nouveaux éléments liés à l'enquête sur la mort de Steve, noyé dans la Loire lors de la fête de la musique violemment réprimée en 2019, ont démontré au parquet la responsabilité de la charge policière face aux mensonges de l'IGPN.

vendredi 18 juin

L’affaire remonte à 2019, durant la nuit du 21 au 22 juin 2019 où Steve Maia Caniço est porté disparu. Sa disparition coïncide avec une charge extrêmement violente, (gaz lacrymogènes, tirs de LBD, chiens...), sur un groupe de jeunes qui profitaient d’un concert sur les bords de la Loire. Cette charge a eu pour conséquences de faire tomber nombre d’entre eux à l’eau. 14 ont été repêchés mais pas Steve qui fut retrouvé mort noyé 1 mois plus tard. Depuis, l’enquête a été confiée à l’IGPN, qui a seulement rendu un rapport niant tout lien entre la charge et la mort de Steve. Et c’est grâce à ces conclusions que le gouvernement et les autorités se sont dédouanés dans un premier temps.

C’est la récente analyse des relevés de son téléphone ainsi que de nouveaux témoignages, qui ont permis de certifier sa présence sur le quai Wilson lors de l’attaque de la police et établit ainsi un lien de causalité entre sa mort et la répression. Suite à cela, plusieurs personnes dont la Maire de Nantes, le préfet de Loire-Atlantique au moment des faits et le commissaire divisionnaire en charge de l’intervention meurtrière du quai Wilson ont été convoqués par la justice.

Cette intervention n’aurait sûrement pas débouché sur tant de violence si la police n’avait pas été si lourdement armée face à cela, nous revendiquons donc un désarmement de cette police qui n’en a pas fini de réprimer la jeunesse, les quartiers populaires et la classe ouvrière. Dernier exemple en date, il y a quelques jours encore des supporters rentrant chez eux après la victoire de la France contre l’Allemagne se sont fait charger sur les quais de Bordeaux.

Nous ne pouvons donc pas en rester là car même si ils ont été convoqués, ils peuvent toujours échapper à la justice. En effet, ce n’est qu’après avoir été entendu qu’ils seront ou non mis en examen, nous nous devons donc de porter haut et fort les accusations qui portent sur eux.

Ces maigres avancées ne sont évidemment pas suffisantes, les hypothétiques mises en examens annoncées ne stopperont pas la violence et la répression que l’État exerce de manière structurelle. Nous n’accordons aucune confiance à la justice et à la “police des polices” de ce même État, et demandons face à cela, la création de comités d’enquêtes indépendants afin que la vérité puisse être révélée dans ces terribles affaires. Une manière d’objectiver également des violences policières qui n’ont que trop durée, à l’encontre de Rémi Fraisse à Sivens en 2016, d’Adama Traoré et de toutes les autres victimes.




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