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Politique

Justice pour Adama. Contre les violences policières et le racisme, tous à Beaumont le 17 juillet !

Soyons nombreux à marcher aux côtés du Comité Adama, contre le racisme d’État et les violences policières, et en réponse à la répression que subissent toutes celles et ceux qui osent dénoncer le racisme.

mercredi 14 juillet

Photo : AFP

Il y a cinq ans, Adama Traoré mourrait suite à son interpellation par la gendarmerie de Persan le 19 juillet 2016. Depuis, le combat de sa famille, de ses proches et des militants du Comité La vérité pour Adama pour obtenir justice et vérité est devenu un symbole de la lutte contre les violences policières et le racisme d’État.

Justice et vérité pour Adama : symbole du combat contre les violences policières et le racisme d’État

« Si le nom d’Adama résonne aujourd’hui comme un symbole pour dénoncer les violences policières, c’est que nous n’avons jamais relâché la tension, nous n’avons jamais faibli. […] Grâce à vous le nom d’Adama est aussi celui d’une cause qui est l’affaire de tous », revendique le Comité dans son appel pour la cinquième marche en hommage à Adama prévue ce 17 juillet à Beaumont-sur-Oise.

Le Comité Adama, en effet, a contribué à mettre en lumière le racisme systémique de la police et a été en France à la tête du combat historique et massif de l’été dernier contre les violences policières et le racisme d’État qui a marqué la scène internationale après le meurtre de George Floyd aux Etats-Unis. La manifestation à l’appel du Comité Adama devant le tribunal de grande instance de Paris, porte de Clichy, avait ainsi réuni dans un rassemblement historique près de 40 000 personnes. Marquant ainsi l’histoire du mouvement antiraciste en France.

Depuis 2016, ce combat, le comité Adama, composé de la famille Traoré et de militants antiracistes, l’a mené en alliance avec les classes populaires, en appelant à rejoindre les Gilets Jaunes ou en soutenant les luttes de la classe ouvrière. En 2017, Assa Traoré était présente aux côtés des grévistes du nettoyage de l’entreprise ONET subissant surexploitation et oppression raciste, tandis qu’en 2018 le comité Adama participait au « Pôle Saint Lazare », regroupant cheminots et militants des quartiers populaires mobilisés avec les Gilets Jaunes contre les violences policières et la précarité. Une alliance qui a marqué en retour les dernières manifestations à l’appel du Comité Adama à Beaumont-sur-Oise avec la présence de nombreux Gilets Jaunes en 2018 ou encore la présence d’organisations de la jeunesse écologiste l’année dernière.

Cette année, la marche pour Adama intervient dans un contexte d’offensive réactionnaire et islamophobe menée par le gouvernement et l’extrême-droite. Cette offensive intervient précisément en réaction au mouvement antiraciste massif de l’année 2020 qui a contribué à remettre profondément en cause l’institution policière.

Dans un contexte d’offensive réactionnaire, répondre présents aux côtés du Comité Adama

Les militants antiracistes subissent depuis une attaque en règle, ainsi que leurs soutiens à coup de dénonciation en « islamo-gauchisme », d’attaque contre l’intersectionnalité et toutes celles et ceux qui osent dénoncer les oppressions racistes. A ce titre, la famille Traoré et le comité Adama subissent depuis plusieurs années un acharnement de la part du gouvernement qui se poursuit. Cette année, Assa Traoré a ainsi fait l’objet d’un procès en diffamation suite à la plainte des trois gendarmes impliqués dans la mort d’Adama, après sa tribune « J’accuse », pour lequel elle a finalement été relaxée. Quant à son frère Bagui, poursuivi pour « tentative de meurtre sur les forces de l’ordre » suite aux révoltes à Beaumont-sur-Oise après la mort d’Adama, il a finalement été acquitté la semaine dernière, après plus de cinq ans de prison.

Si leur relaxe et acquittement sont une victoire, l’acharnement judiciaire contre la famille Traoré est bien un élément central de la répression menée par l’État pour faire taire les militants antiracistes. Une répression et une criminalisation qui visent à isoler politiquement le mouvement antiraciste, par l’imposition des questions sécuritaires et de thématiques islamophobes sur la scène politico-médiatique.

Loin du soutien au mouvement antiraciste en 2020, voire à la marche contre l’islamophobie en 2019, la gauche institutionnelle emboîte aujourd’hui le pas à l’offensive sécuritaire du gouvernement, en témoigne la présence de l’ensemble de la gauche institutionnelle (à l’exception de la France insoumise) à la manifestation réactionnaire des policiers en mai dernier.

A rebours de ces capitulations, il est donc central pour les organisations du mouvement ouvrier - mais aussi pour celles et ceux qui parce qu’ils ont osé relever la tête et manifester ont subi les violences policières à l’image des Gilets Jaunes - de marcher aux côtés du Comité Adama, en la mémoire d’Adama Traoré. Car manifester aux côtés du Comité Adama c’est refuser cette marginalisation de la lutte antiraciste que tente d’imposer l’État et autre réactionnaires, et se mobiliser contre l’agenda raciste, sécuritaire et liberticide que cherche à imposer le gouvernement. Mais c’est aussi et surtout manifester contre le racisme d’État et les violences policières, perpétuées par cette même institution qui constitue le pilier d’un ordre établi profondément inégalitaire, raciste et de classe.

Afin d’exiger encore et toujours justice pour Adama et pour toutes les victimes de violences policières, contre les violences policières et le racisme d’État, soyons nombreuses et nombreux à la gare de Persan-Beaumont ce samedi 17 juillet à 14h !




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