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Politique

Violences policières

Interpellations, tir de LBD, plusieurs journalistes indépendants visés par la police : la loi "anti-casseurs" en action...

Pour cet acte 23, fortement réprimé, plusieurs journalistes ont été la cible de violences, entre interpellations, tirs de LBD et charges de gaz lacrymo. Parmi eux, Gaspard Glanz, journaliste du média indépendant Taranis News, au cœur de la couverture des luttes sociales, qui a été arrêté. Une répression ciblée donc, contre ces journalistes des mouvements sociaux, visant à intimider et éviter au maximum que les images circulent. Premier résultat "tangible" de la loi "anti-casseurs" ?

samedi 20 avril

Pour l’acte 23, les forces de l’ordre ont eu pour consigne de réprimer plus durement. Ce saut dans la répression s’est également abattu contre plusieurs journalistes. A Paris, symbole de l’escalade répressive assumée hier par Castaner, trois journalistes ont été la cible de cette répression.

Ainsi, le journaliste Gaspard Glanz, qui travaille pour le média Taraninews et qui est identifié publiquement comme un journalistes qui couvre les luttes, a été violemment arrêté cette après midi aux abords de Place de la République.

Un reporter indépendant, Alexis Kraland, a quant à lui été interpellé à Gare du Nord. Une intervention violente toujours, et toujours arbitraire et infondée.

Un autre journaliste, Clément Lanot, a quant à lui témoigné, sur son compte twitter, des menaces et violences qu’il a reçu. Ce dernier a été visé par un tir de LBD, alors qu’il était identifié presse.

Dans cet article, alors qu’un journaliste de France 3 Occitanie a été blessé par une grenade de désencerclement, plusieurs journalistes se sont fait gazé aux abords du pont Guihemery. Il est dans les environs de 17h et les forces de polices ont décidé, comme à leur habitude, de siffler la fin de récréation, et de tirer à tout va à coups de flashball et de gaz lacrymo.

A ce moment là de la manif, particulièrement tendu, où plusieurs blessés ont pu être aperçu dans les différents lives et vidéos, un journaliste sur place témoigne du fait que « plusieurs journalistes et photographes ont été délibérément visés ».

Ces pratiques policières d’intimidations ne sont pas nouvelles. Depuis le début de la mobilisations, plusieurs manifestants faisant des livres ou journalistes ont témoigné du fait qu’ils étaient spécifiquement ciblés par des tirs de LBD ou des gaz lacrymo. Mais lors de cet acte 23, la répression à l’égard des reporters de terrains a connu un saut. Ces violences policières, interpellations, arrestations à l’égard des journalistes de terrains, qui couvrent les mouvements sociaux sont clairement ciblées et interviennent dans une logique d’intimidation, de dissuasion. Dans la continuité de la loi anti-casseurs qui est une réelle attaque contre nos droits démocratiques, notamment celle de manifester, l’envolée liberticide de la part du gouvernement se poursuit, ici à l’égard de la liberté de la presse et des journalistes indépendants et militants.




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