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Grève à la SNCF pour les salaires et des embauches : aucun TER au départ et à l’arrivée de Bordeaux

La mobilisation des aiguilleurs continue en Nouvelle-Aquitaine. Une nouvelle fois le trafic sera très fortement ralenti pour tous les TER et la plupart des TGV de jeudi soir à samedi matin. Les grévistes revendiquent une augmentation des salaires ainsi que des embauches contre la casse de leurs conditions de travail.

vendredi 18 février

Crédit photo : afp.com/GEORGES GOBET

Depuis jeudi soir à 20h jusqu’à samedi matin, le trafic ferroviaire bordelais sera fortement ralenti. Aucun TER au départ ni à l’arrivée de Bordeaux n’ont circulé jeudi soir. Vendredi seulement « 25% du trafic était assuré essentiellement sur le Limousin et le Sud-Aquitain » selon la SNCF. De même pour les TGV dont les circulations ont été interrompues ce vendredi matin. « Aucune circulation entre Paris-Montparnasse et La Rochelle, entre Paris-Montparnasse et Angoulême » ne sera possible a ainsi indiqué la SNCF ajoutant que seulement .Et cela grâce à une grève d’ampleur dans le secteur des aiguilleurs de toute la Nouvelle Aquitaine.

Cette grève est la troisième en quelque semaines des aiguilleurs en Nouvelle-Aquitaine. Déjà le 24 janvier dernier, seulement 15% du trafic avait été maintenu pour les TGV entre Paris et Bordeaux et 30 % pour les TER.
Par ce mouvement, les grévistes luttent pour de meilleures conditions de travail, pour plus d’embauche et pour l’augmentation des salaires. En effet, d’après un aiguilleurs de la Nouvelle Aquitaine de la CGT avec qui Révolution Permanente a pu s’entretenir, « la revendication la plus importante de cette mobilisation est que nous voulons plus d’embauches, nous avons besoin de plus de moyens humains pour faire avancer les trains. » ; « Une trentaine de postes sont disponibles en Nouvelle Aquitaine ».

Ces postes sont assurés alors par les autres aiguilleurs, demandant toujours plus aux travailleurs, dégradant encore leurs conditions de travail. La CGT-Cheminot rajoute que 22 emplois en plus de la trentaine vacant seraient nécessaires pour assurer un service public de qualité. En outre, les grévistes revendiquent une augmentation salariale « les cheminots n’ont pas été augmentés depuis 8, 10 ans », continue l’aiguilleur.

Cette mobilisation massive des aiguilleurs montre une grande force de mobilisation, avec un nombre de trains en circulation très restreint pendant plusieurs jours mais aussi, la détermination des grévistes. Ainsi la CGT souligne qu’« un quatrième acte de mobilisation sera à envisager » si les revendications des grévistes venaient à ne pas être respectées.

Ainsi, à quelques semaines des présidentielles, pour lutter contre la casse de nos services publics et la dégradation des conditions de travail des salariés, il faudra bien plus que mettre un simple bulletin dans une urne. Le même jour en région parisienne, le réseau parisien était fortement impacté par une grève pour les salaires à la RATP. Dans le contexte de la privatisation des voies de fer et de l’ouverture à la concurrence, il s’agit de commencer dès maintenant, en s’appuyant sur des mobilisations comme celles-ci, àconstruire un rapport de force qui sera à même de faire plier la direction, bien loin de toutes les promesses que peuvent nous faire les différents candidats à la présidentielle.



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