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"Exproprions les grands patrons" : aux marches climats, le Poing Levé défend un programme révolutionnaire

Les 23 et 25 Novembre, le collectif étudiant Le Poing Levé était présent dans les marches pour le climat appelées par Youth For Climate. Derrière des banderoles défendant l’expropriation et la mise sous contrôle ouvrier des géants de l’énergie, Le Poing Levé a affirmé la nécessité d’une alliance avec les travailleurs pour faire payer la crise aux grands patrons pollueurs.

vendredi 30 septembre

Crédits photo : O Phil Des Contrastes

Les 23 et 25 septembre, Le Poing Levé était présent dans les marches pour le climat appelées par Youth For Climate. Ces marches prenaient place suite à un été placé sous le signe des catastrophes climatiques, symptômes d’une crise qui s’approfondit et met partout les plus précaires en première ligne, et alors qu’une crise énergétique d’ampleur s’annonce pour cet hiver. Dans ce cadre, les cortèges du Poing Levé y ont défendu une écologie anticapitaliste et révolutionnaire.

C’est ainsi qu’à Bordeaux, Toulouse et Paris, des dizaines de lycéens, étudiants et de travailleurs se sont réunis derrière les banderoles du Poing Levé. Ces dernières portaient le mot d’ordre de l’expropriation des grands patrons, et plus spécifiquement la mesure d’urgence de la mise sous contrôle ouvrier des géants de l’énergie et des hydrocarbures.

Cet été, les allers-retours en jets privé de quelques grands patrons, leurs yatchs ou encore la publicité ont suscité l’indignation légitime d’une partie de la population qui elle, faisait face aux canicules, aux sécheresses et aux injonctions gouvernementales à la « sobriété ». Mais derrière ces points significatifs du mépris du patronat pour l’environnement et les personnes, c’est avant tout car ils spéculent et se gavent sur le pillage de ressources et les pollutions massives via leurs entreprises que les patrons sont les ennemis de l’écologie.

Alberta, militante à Revolution Permanente et au Poing Levé, rappelait ainsi à la marche de Toulouse : « ce serait dommage de détester Patrick Pouyanné juste parce qu’il voyage en jet privé. Il faut aussi le détester parce qu’il est à la tête d’une entreprise (Total) qui partout dans le monde pille, détruit la planète, qui est responsable du réchauffement climatique ! »

« C’est eux les responsables, et c’est hors de question que ce soit nous qui payons la crise ! », poursuit Alberta. En effet, les secteurs de l’énergie engrangent des profits records pendant que la hausse des factures vient aggraver la précarité dans laquelle se trouvent des millions de personnes. Face à cette crise, il y a donc une urgence imposer des mesures d’urgence pour faire payer la crise aux responsables et poser les bases pour une réelle reconversion écologique de la production.

Comme l’ajoute à la marche de Paris Lorélia, elle aussi militante au Poing Levé et à Révolution Permanente, cette bataille doit être menée « sans illusions dans les gouvernements, […] c’est seulement en alliance avec les travailleurs, avec ceux qui sont au cœur du système de production, qui peuvent le changer, qui peuvent obtenir une véritable transition écologique » que pourra se mener la lutte pour créer un mode de production capable de répondre aux besoins de la majorité et de fonctionner en accord avec l’environnement.

C’est dans le sens de cette alliance nécessaire entre le mouvement climat et le mouvement ouvrier que des travailleurs des transports, militants syndicaux et à Révolution permanente ont adressé leur soutien aux marches pour le climat dans une vidéo :

D’importants mouvements de grève émergent dans des secteurs-clés comme la métallurgie ou encore les raffineries. Dans la lignée du message porté par les cortèges du Poing Levé lors des marches pour le climat, l’heure est à créer la connexion entre la jeunesse mobilisée sur les question d’écologie et les travailleurs en lutte. Une connexion à établir autour d’un programme consistant à se battre dans le même temps pour l’augmentation et l’indexation des salaires sur l’inflation, et pour la mise sous contrôle ouvrier des industries essentielles à commencer par les entreprises de l’énergie. Alors que ces dernières se gavent sur la crise énergétique et en profitent pour extraire toujours plus de combustibles fossiles qui alimentent la crise climatique.

et 1, et 2, et 3 degrés ! C’est Total qu’il faut exproprier !



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