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Politique

Couvre-feu à 18h. Embouteillages, commerces et transports bondés !

Les premiers effets de l’instauration du couvre-feu à 18h se sont fait sentir dès ce week-end : pour tous les travailleurs, les déplacements quotidiens doivent maintenant être effectués dans un temps très limité en fin de journée et le week-end, ce qui produit une concentration record des flux de population sur les routes, dans les transports et les commerces. Une preuve de plus de l’inefficacité des mesures répressives dans la lutte contre la circulation du Covid !

lundi 18 janvier

Crédits photo : Journal Lutte Ouvrière

L’instauration généralisée du couvre-feu à 18h depuis samedi dernier, annoncée par le gouvernement deux jours plus tôt pour une durée minimum de 15 jours, a engendré une concentration importante de la population sur les routes, dans les transports en commun et dans les grandes surfaces.

En effet, si les horaires de travail ou d’études de l’écrasante majorité de la population produisent déjà en temps normal une simultanéité des déplacements pour rentrer chez soi ou faire ses courses, le rythme infernal du « métro, boulot, dodo » accéléré par le couvre-feu à 18h exacerbe cette tendance. Au micro de 20 Minutes, Clara et Thomas témoignent devant un Monoprix à Nice, quelques minutes avant sa fermeture : “On n’a plus de vie. C’est une vraie question d’organisation quand on termine le travail et qu’on a juste le temps de rentrer chez nous. Même pour la seule activité qu’on nous autorisait encore [aller faire les courses], il faut qu’on s’adapte, on n’a pas le choix”.

Dans la région parisienne en particulier, la circulation déjà difficile en temps normal a atteint des niveaux records, avec un pic de 375 km d’embouteillages enregistré à 18H dimanche après-midi - soit 4 fois la moyenne habituelle à cet horaire !

De même, le réseau de métro francilien s’est retrouvé complètement saturé peu avant l’heure fatidique, dès samedi, laissant présager une situation très problématique tout au long de la semaine. Le phénomène s’est confirmé ce lundi, avec des quais bondés et plusieurs lignes interrompues.

Dans les commerces, l’afflux de clients avant la fermeture a également provoqué de longues files d’attentes, dans lesquelles la distanciation sociale ne peut pas être respectée.

Si cet « effet pervers » de l’avancement du couvre-feu imposé par le gouvernement était à prévoir, il est aujourd’hui manifeste que cette mesure non-seulement ne répond en rien à l’urgence de la crise sanitaire, mais en plus augmente les risques de contamination de masse en contraignant la population à s’agglutiner. Avec cette mesure archaïque et partielle, présentée comme limitant les "contacts les plus dangereux "qui se feraient dans la sphère privée sans pour autant pouvoir l’affirmer, le gouvernement poursuit ainsi sa gestion erratique de la crise sanitaire au détriment de la population.




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