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Notre classe

Communiqué de la CGT Toray et Grandpuits : 0 licenciements, 0 suppressions d’emplois !

Alors que les plans de licenciements se multiplient pour faire payer la crise au monde du travail ou tout simplement se restructurer, la CGT Toray CFE et CGT Raffinerie de Grandpuits ont produit un communiqué en commun pour s'opposer aux plans de licenciements exigeant : 0 licenciements, 0 suppressions d'emplois !

lundi 23 novembre 2020

Ce n’est pas aux travailleurs de payer la crise ! 0 licenciements, 0 suppressions d’emplois !

Sous fond de crise sanitaire, la crise économique s’accélère, ayant des conséquences catastrophiques pour de nombreuses familles ouvrières. En 2020, il est prévu plus de destructions d’emplois que dans toute la phase qui a suivi la crise de 2008. On s’approche aujourd’hui des 500 plans de licenciements actuellement en cours de négociation.

Dans un contexte où le nombre de chômeurs augmente et la possibilité de retrouver un travail diminue de plus en plus, les patrons profitent de la peur pour faire du chantage d’abord, pour au final supprimer tout de même des emplois massivement. Depuis le début de la crise sanitaire et le premier confinement, il est désormais clair aux yeux de tous que c’est nous, les travailleurs qui produisons les richesses, les indispensables pour faire tourner la société. Alors, la peur doit changer de camp !
A Toray CFE ou à la raffinerie de Grandpuits, où nous faisons chacun face à un "PSE", nous avons décidé de rejeter en bloc toute suppression d’emploi. Qu’ils soient en départ "volontaire", en mutation plus ou moins forcée ou en licenciement sec, un licenciement ou la suppression d’un poste a toujours des conséquences graves pour une famille ouvrière. On a vu comment, même avec des indemnités de départ plus conséquentes parfois, les licenciés de Conti, Goodyear et autres ont payé les pots cassés quelques années plus tard, y compris avec son lot de drames personnels, familiaux, de santé ou autre, allant des divorces jusqu’aux suicides dans les cas les plus extrêmes...
Ce n’est pas à nous de payer la crise ! Nous n’avons pas à négocier le poids des chaînes !

Le "dialogue social" est un leurre. Pendant qu’ils nous occupent dans leurs réunions en agitant des miettes à gratter, on ne construit pas le rapport de forces qui aiderait à rejeter leurs "restructurations" ! Ce n’est ni dans les couloirs de la direction, ni en réunion avec les "élus de la République" que nous gagnerons, mais dans nos luttes et par la grève.

Nous pouvons relever la tête, comme ont commencé à le faire en Ile-de-France les enseignants ou les éboueurs. Au moment où le gouvernement cherche à faire passer un certain nombre de lois liberticides pour museler toute forme de contestation et donne de l’argent aux grands patrons pendant qu’ils continuent de licencier, nous ne pouvons pas rester les bras croisés ! Nous refusons de négocier la régression sociale.

Nous invitons tous ceux qui, comme nous, considèrent que ce n’est pas à nous de payer la crise, que nous n’avons pas à négocier de "meilleures modalités de licenciements" mais à nous battre contre toute suppression d’emploi, à nous contacter par tous les moyens possibles pour nous coordonner, et préparer la riposte.

Relevons la tête !

CGT Toray CFE
CGT Raffinerie de Grandpuits




Mots-clés

Toray   /    Raffinerie Grandpuits   /    Suppression d’emplois   /    Licenciement(s)   /    CGT   /    Notre classe