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Notre classe

CHU de Bordeaux. La grève du service de réanimation continue : signons la pétition pour les soutenir !

La grève continue pour les services de réanimation, soins continus et soins intensifs, pour la reconnaissance des professions soignantes, au travers de la prime de soins critiques, et contre la casse de l'hôpital public. Pour soutenir les grévistes, mobilisons-nous à leurs côtés !

mercredi 18 mai

Crédits photo : BourgeonPhoto

La grève continue pour les services de soins critiques, face à laquelle la direction fait toujours la sourde oreille. Ce mardi, c’est cette fois-ci devant l’hôpital Haut Lévêque à Pessac que les grévistes se retrouvent. À leurs côtés, les syndicats CGT Santé et Sud Santé Sociaux étaient présents.

Toujours en lutte pour la reconnaissance de leur métier et l’obtention de la prime soins critiques dont ils n’ont toujours pas bénéficié, les grévistes dénoncent le manque de moyens dans l’hôpital public et sa gestion catastrophique.

En grève depuis le 10 mai, les grévistes ont lancé une pétition adressée à Emmanuel Macron et au ministère de la santé, qui rassemble l’ensemble de leurs revendications. Elle recueille à ce jour quasiment 250 signatures, il faut largement la signer et relayer pour les soutenir !

Cecile, aide-soignante des soins intensifs de cardiologie à l’hôpital Haut-Lévêque de Pessac, témoigne au micro de Révolution Permanente : "On se bat pour la prime, et pour la formation quand on arrive dans ces services, qu’on ait un encadrement spécifique avec des formations sur le matériel qu’on utilise, sur des connaissances, sur le nombre de soignants, le personnel." En effet, les formations sont écourtées de par le manque de personnel ; les nouveaux arrivants dans le service se voient alors obligés de rentrer sur le terrain avec une formation expresse, ce qui augmente le risque d’accidents du travail et de mauvaise prise en charge des patients.

Ces formations express, Océane, aide-soignante en soins critiques et réanimation, et déléguée du personnel pour Sud Santé Sociaux, nous les évoque également : "Pour être à l’aise dans les services de soins critiques on met au moins six mois, la formation devrait donc être d’au moins quatre semaines pour les aide-soignants et les auxiliaires de puériculture, là, si on a une semaine de formation c’est déjà bien, le manque de personnel est tellement énorme, on est obligés d’être sur le terrain plus rapidement !"

De la réanimation à la pédiatrie, le manque de personnel se fait ressentir dans tout l’hôpital. C’est le cas au service des urgences, puisqu’à partir de mercredi 18 mai, les urgences seront fermées de nuit faute de personnel au CHU de Pellegrin. Triste nouvelle pour l’ensemble des hospitaliers et usagers, qui n’étonne pas les grévistes. Océane témoigne : "Les urgences, ça fait longtemps que ça ne va pas, [...] il y avait des alertes qui n’ont pas été prises au sérieux. [...] Elles sont le service en première ligne, c’est eux qui reçoivent les patients [en premier] donc forcément l’impact s’est fait ressentir plus tôt, en découle les services des soins critiques, et en découle ensuite les soins classiques."

Un hôpital qui s’effrite et tombe en ruine à cause des politiques néolibérales menées depuis des années à l’encontre des services publics. Comme le dit Cécile, "L’hôpital est vraiment en souffrance, on s’en rend compte quand aujourd’hui tout le monde fait grève.".

Cette casse de l’hôpital, elle concerne non seulement le personnel, en proie à des conditions de travail de plus en plus infernales, mais bien évidemment les usagers et donc l’ensemble de la population. Il est donc urgent de se mobiliser en soutien aux hospitaliers, pour défendre l’hôpital public et gratuit qui peut subvenir aux besoins de toutes et tous.

Pour signer et relayer la pétition du service de soins critiques, cliquez sur ce lien !



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