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Racisme d'Etat

Bordeaux. Rassemblement contre l’expulsion de Rolandi : régularisation de tous les sans-papiers !

Ce mercredi 27 janvier à Bordeaux, un rassemblement a eu lieu pour soutenir Rolandi et sa famille en situation d’OQTF, menacés d’expulsion par la préfecture. Les politiques xénophobes d’expulsion des sans-papiers par la préfète Fabienne Buccio doivent cesser : il faut régulariser tous les sans-papiers.

mercredi 27 janvier

Soutien à Rolandi et sa famille contre son expulsion !

Mercredi 27 janvier avait lieu un rassemblement sur le Parvis des Droits de l’homme à Bordeaux contre l’expulsion de Rolandi K., un Géorgien sans-papiers arrivé en France en 2019 avec sa famille, à qui l’Etat français a refusé l’asile. Rolandi est actuellement placé en Centre de Rétention Administrative à Toulouse. Enfermé loin de sa femme et de ses deux petites filles scolarisées à Bordeaux, Rolandi est en Obligation de Quitter le Territoire Français et par conséquent menacé d’expulsion par décision de la préfète Fabienne Buccio.

La famille est accueillie à Darwin où s’est formé un comité de soutien de bénévoles et militants associatifs qui ont organisé le rassemblement et lancé une pétition pour sa libération.

La pétition déclare :

« Nous, signataires de la présente pétition, refusons que Rolandi soit expulsé de France. À travers un contact quotidien avec les membres de la famille depuis plus de deux ans, nous sommes convaincus que la place de Rolandi est auprès de sa famille, incontestablement ici en France.

Ainsi, nous, Collectif de soutien à la famille de Rolandi, demandons à Madame Fabienne Buccio, Préfète de la Gironde :

- Dès aujourd’hui, nous souhaitons que l’Obligation de Quitter le Territoire Français soit annulée, afin de permettre à Rolandi et sa famille de déposer une nouvelle demande de titre de séjour, et continuer son parcours de vie en France.

- D’ici cette annulation, qu’elle autorise un transfert immédiat de Rolandi au Centre de Rétention Administrative de Bordeaux afin qu’il soit rapproché de sa famille pour lui permettre un maintien des liens familiaux avec sa femme et ses enfants. »

Les centres de rétention administrative : prison pour les sans-papiers

En plus de déposséder les sans-papiers de tous leurs droits et de leur liberté en les enfermant dans les CRA, l’Etat français aggrave cette situation par une gestion catastrophique de l’épidémie dans ces prisons pour les étrangers. « Entassés dans des chambres bondées, les détenus ne peuvent respecter la distanciation sociale, et l’exposition au Covid est inévitable ».

En effet, le CRA de Bordeaux, se trouvant dans le sous-sol de l’hôtel de police, parque les sans-papiers dans des conditions inhumaines... « comme des rats » nous témoigne Mohammed à peine sorti du CRA ce mercredi.

Leurs solutions et les nôtres

Ces conditions sanitaires dans les CRA sont désastreuses et la seule réponse de l’Etat français après les avoir délaissé, c’est une recommandation du Défenseur des droits de fermer les CRA en activité. Mais pour quelles solutions alternatives ? Mettre les sans-papiers à la rue pour ensuite les expulser ? Il faut en effet immédiatement et définitivement fermer tous les centres de rétention, mais pas par la politique xénophobe de la préfète Fabienne Buccio qui ordonne l’expulsion de Rolandi. « La réponse de Fabienne Buccio est d’un cynisme sans nom, elle dit vouloir accompagner la famille de Rolandi dans son retour en Géorgie alors qu’il sera en réalité coupé de sa famille, et dans un pays où le salaire moyen d’un travailleur est de 240€ » dénonce Jahan, militant au NPA Jeunes. Pendant que Macron renforce la police aux frontières par des discours réactionnaires et l’instrumentalisation de l’immigration, nous revendiquons sans concession l’ouverture des frontières.

Nous refusons que Rolandi soit expulsé, nous refusons que les étrangers soient maintenus dans une situation irrégulière et instable qui les prive de leurs droits. Il est urgent de régulariser tous les sans-papiers afin de leur permettre un accès à des conditions de vie, de travail et de logement dignes. Toutes les organisations associatives ainsi que les directions politiques et syndicales doivent appeler à soutenir massivement Rolandi contre son expulsion et organiser un plan de bataille pour défendre le droit des travailleurs étrangers comme de tous les travailleurs contre la politique du gouvernement et du patronat.




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