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Jeunesse

Université Bordeaux Montaigne

Bordeaux. Le Poing Levé, une liste anticapitaliste de combat, se présente aux élections étudiantes !

Le 13 et 14 avril prochain, le collectif Le Poing Levé se présente aux élections des Conseils centraux de l'Université Bordeaux Montaigne. Vote et fais voter Le Poing Levé, l'organisation étudiante qui combat la précarité et la guerre, lutte contre Macron et l'extrême-droite, et défend une université gratuite, ouverte à toutes et tous !

lundi 4 avril

Crédits photo : Bourgeon

Nous refusons l’université payante et élitiste de Macron : exigeons une université ouverte et gratuite pour tous et toutes !

En janvier, Macron déclarait qu’ « on ne pourra pas rester durablement dans un système où l’enseignement supérieur n’a aucun prix pour la quasi-totalité des étudiants ». Ainsi, il annonçait son plan de réforme de l’université pour sa possible réélection : l’augmentation des frais d’inscription à l’université.

Ce n’est pas seulement une réforme, mais plutôt la continuité de la politique de casse de l’université publique que les gouvernements successifs ont mené depuis des décennies. Depuis le début de son mandat, Macron a ouvert un chantier sur l’université pour durcir la sélection : Bac Blanquer, Parcoursup et bientôt « Parcoursup Master » participent à rendre la fac beaucoup plus sélective et ainsi fermer les campus à des centaines de milliers d’étudiant•e•s.

Parmi les étudiant•e•s qui ne pourront pas payer des frais d’inscription plus élevés se trouvent les enfants d’ouvrier•ère•s ou encore de familles issues de l’immigration dont les parents ont bien souvent des emplois précaires et vivent en quartier populaire. D’ailleurs en 2018, le projet cyniquement appelé « Bienvenue en France » avait déjà prévu la multiplication par 16 des frais d’inscription pour les étudiant•e•s étranger•ère•s.

Soit, une université libérale, sélective et élitiste, où l’on s’endette pour faire des études, où le seul but est de finir rapidement son diplôme pour pouvoir travailler et rembourser son prêt.

A cela, Macron ajoute une politique autoritaire pour encadrer l’enseignement supérieur et restreindre les libertés de la recherche autant que les libertés d’organisation syndicale et politique. En effet, les offensives du gouvernement contre le « wokisme » et « l’islamo-gauchisme » visaient la censure de toute pensée progressiste, féministe et décoloniale entre autres, dans nos universités. Un tournant répressif qui vise en première ligne la jeunesse pour la mettre au pas et l’empêcher de s’organiser dans les mouvements sociaux du quinquennat à venir.

Au modèle d’université que Macron voudrait nous imposer, nous devons être prêt•e•s à répondre offensivement, en nous organisant derrière des revendications et des perspectives communes. Nous exigeons l’abrogation de toutes les réformes de sélection ainsi que la suppression des conditions d’inscription pour garantir la gratuité à tous et toutes : pour une université ouverte autant aux enfants d’ouvrier•ère•s qu’aux jeunes issus des quartiers populaires.

Pour accueillir tout le monde, il faut nécessairement construire de nouvelles structures, embaucher massivement de nouveaux enseignant•e•s et personnels administratifs. Nous refusons une université où subsiste la précarité, ainsi tous les contrats précaires doivent être titularisés et nous revendiquons un Revenu étudiant à la hauteur du SMIC revalorisé à 1.800 euros net et financé par un impôt sur les grandes fortunes.

Face à l’escalade militaire en Ukraine et dans le monde : guerre à la guerre !

La guerre en Ukraine menée d’un côté par Poutine et de l’autre par l’OTAN entraîne des conséquences terribles sur les populations tant ukrainiennes que russes. L’armée russe bombarde les villes ukrainiennes et infrastructures civiles, l’OTAN en face répond par la surenchère guerrière en déployant ses troupes militaires en Europe de l’Est à la frontière de la Russie et envoyant des armes à l’Ukraine. Ce sont leurs guerres, mais nos morts : plus de 15 000 mort•e•s en Ukraine, 3,5 millions de réfugié•e•s ukrainien•ne•s et 10 000 manifestant•e•s russes qui dénonçaient la guerre se sont fait arrêté•e•s par le régime de Poutine.

De plus, les sanctions économiques des puissances occidentales contre la Russie, loin de fragiliser l’oligarchie russe, retombent sur les couches populaires russes et les populations du monde entier qui voient le litre de pétrole pratiquement à 2,50€ mais aussi la famine menacer dans certains pays d’Afrique et du Moyen-Orient.

Le conflit en Ukraine a généré des tensions et des rivalités plus profondes entre les Etats capitalistes qui créent l’inquiétude d’un avenir fait de crises et de guerres pour notre génération. C’est à ce tournant historique que se préparent l’Allemagne ou la France en ayant annoncé des politiques de réarmement par des investissements massifs dans l’armée. Macron voudrait nous imposer cet avenir de guerre par la généralisation SNU et le service militaire qu’il disait regretter, en incitant les jeunes à devenir réservistes pour financer leurs études.

Mais la jeunesse n’a rien à gagner dans le réarmement et la militarisation des grandes puissances car des investissements massifs dans l’armée se feront par une austérité des investissements dans les services publics ainsi que par de multiples attaques contre nos conditions de vie et de travail comme le conditionnement du RSA à 15 ou 20h d’activité par semaine et le recul de l’âge de départ à la retraite. En résumé, Macron nous prépare à travailler plus pour gagner...moins.

Nous exigeons l’accueil inconditionnel de tous les réfugiés sans aucune discrimination : autant des étudiants ukrainiens que des réfugiés russes qui subissent la violence des sanctions occidentales et d’une guerre qu’ils n’ont pas choisi, mais également de tous les étudiants extra-européens qui fuient les guerres notamment dans les pays d’Afrique et du Moyen-Orient.

Nous exigeons leur régularisation, sans conditions de nationalité non plus, ainsi que l’augmentation des budgets dans l’enseignement supérieur afn de pouvoir accueillir dans de bonnes conditions ces étudiant•e•s, l’abrogation de "Bienvenue en France" et de l’augmentation des frais d’inscription pour les étudiants extra-européens.

Pour combattre l’avenir de précarité, de chômage, de crise climatique et de guerre que nous promet Macron, nous revendiquons la nécessité de reconstruire la tradition d’une jeunesse anti-impérialiste, internationaliste et révolutionnaire !

Pourquoi voter LPL : la nécessité de s’organiser à l’université pour se préparer aux luttes à venir !

La jeunesse est en première ligne des attaques sociales qu’a annoncé Macron, continuant dans le même temps le tournant d’une politique autoritaire et islamophobe contre les femmes qui portent le voile et les jeunes des quartiers populaires. Le quinquennat Macron a donné toujours plus de droits et d’impunité à la police afin de mieux réprimer les explosions sociales dont notre génération fera partie ces prochaines années.

Si le poids des élus étudiants dans les conseils centraux est quasiment inexistant, cela montre le caractère peu démocratique de ces instances. En témoigne la présence de personnalités extérieures désignées par la présidence qui siègent au nombre de 8 dont 4 entreprises privées, soit plus que les élus étudiants. Voter Le Poing Levé c’est pour porter des élus qui batailleront contre l’opacité de ces instances mais aussi pour se préparer à s’organiser dans les luttes. Sans avoir d’illusions dans ces instances de l’université, avoir des élus révolutionnaires dans les conseils sera un point d’appui important pour construire des blocs de résistances pour l’avenir. C’est notamment ce que nous avons porté au travers de la campagne pour la candidature d’Anasse Kazib aux présidentielles 2022.

Enfin l’université et les étudiant•e•s n’étant pas séparé•e•s du reste de la société, de la même manière que les oppressions et la précarité ne s’arrêtent pas aux portes de la fac, il est important que la jeunesse étudiante qui souhaite lutter pour renverser le système capitaliste tisse des liens avec l’ensemble des secteurs de la société.

Le 13 et 14 avril, votez et faites voter Le Poing Levé aux élections étudiantes de Bordeaux Montaigne !



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