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Notre classe

Biocoop : la direction réprime des grévistes, renforçons notre soutien à ce combat exemplaire !

La combat commencé cet été par les salariés de Biocoop contre le travail le dimanche et pour des revalorisations de salaire, s'intensifie. La direction a lancé une offensive répressive contre les grévistes et menacé l'un d'eux de licenciement. Pour contrer la pression, soyons nombreux de samedi 26 septembre pour leur piquet de grève à 12h métro Philippe Auguste !

mercredi 23 septembre

Crédit photo : O Phil des contrastes

Depuis cet été, les salariés des magasins Biocoop Le Retour à la Terre, sont en grève pour leurs conditions de travail et contre les attaques de leur direction. Ils se battent pour des revalorisations de salaire, l’admission des ruptures conventionnelles, deux jours consécutifs de repos hebdomadaire et contre l’ouverture le dimanche. Ce week-end ce sera leur septième jour de lutte contre leur direction et cette dernière intensifie la pression face à leur détermination affichée.

Après les derniers piquets réussis et notamment celui du 6 septembre qui avait réuni de très nombreux soutien et figures politiques, la direction a décidé de lancer une offensive répressive. Comme l’expliquent les grévistes dans leur communiqué : "Des chantages aux jours de congés, nous sommes passé aux menaces de plaintes pour diffamation pour faire taire les témoignages des grévistes, et depuis cette semaine, par la menace de licenciement pure et simple."

Une des figures de la grève s’est ainsi vu signifier sa mise à pied temporaire et une convocation pour un entretien disciplinaire préalable à un possible licenciement. Des méthodes scandaleuses qui rappellent celles employées par la direction de la RATP ou de la SNCF pendant la grève contre la réforme des retraites, entre calomnies et entretiens disciplinaires. Pourtant, ces travailleurs de Biocoop ont été en première ligne pendant le confinement. Ce sont les "petites mains invisibles", qui ont assuré que la vie continue, que l’on veut remercier par des régressions sociales.

Ces jeunes travailleurs, qui ont décidé de ne pas se laisser faire face aux attaques sur leurs salaires et leurs conditions de travail effraient car leur combat pourrait inspirer ceux des autres salariés qui subissent des licenciements et des réorganisations sous prétexte de la crise économique. 1 jeune sur 5 a déjà perdu son travail et alors que les estimations parlent de 640 000 jeunes bientôt au chômage, soutenir cette grève c’est préparer la bataille pour refuser l’avenir de précarité qu’on propose à la nouvelle génération. Attaquer ce secteur le plus précaire sous prétexte de la crise, c’est ce qu’a voulu faire la direction de Biocoop Le retour à la Terre en proposant à ces salariés le travail du dimanche comme un soi-disant "cadeau". Le patronat veut se servir de la jeunesse comme variable d’ajustement face à la crise économique, cela s’est vu pendant le confinement, entre l’augmentation des cadences pour des salaires de misères pour ceux qui travaillaient dans les secteurs essentiels, ou les licenciements secs pour les autres.

Mais la lutte des salariés de Biocoop est l’exemple d’une jeunesse qui relève la tête et refuse de se laisser faire. Si la direction cherche à couper des têtes c’est pour éviter qu’elle ne se diffuse et soit une étincelle à Biocoop et dans le reste du monde du travail. Pour que cette bataille devienne une victoire et un précédent face au patronat, les grévistes ont besoin de soutien.

Pour que cette tentative de briser la grève échoue, soyons nombreux à la prochaine journée de mobilisation qu’ils organisent ce samedi 26 septembre, devant le magasin Rive Droite au 114 avenue Philippe Auguste(75011) à 12h !

Pour soutenir financièrement les grévistes, participez à la caisse de grève




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