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Ingérence Impérialiste

Biden prolonge le décret considérant le Venezuela comme une menace pour la sécurité des États-Unis

Le nouveau président américain en plus de maintenir les sanctions économiques décrétées par Donald Trump contre le Venezuela a ratifié ce mercredi le décret de Barack Obama signé en mars 2015 et qui considère Venezuela comme "une menace inhabituelle et extraordinaire pour la sécurité nationale et la politique étrangère des Etats-Unis". La politique d’ingérence de Trump envers le Venezuela se poursuit dans la politique étrangère de Biden.

vendredi 5 mars

Rédaction de La Izquierda Diario Venezuela
 
Traduction Leon Sidhoum

Joe Biden, a prolongé la durée du décret à l’égard du Venezuela, estimant que la situation dans le pays "continue de représenter une menace inhabituelle et extraordinaire pour la sécurité nationale et la politique étrangère des États-Unis".

Le 8 mars 2015, le président américain, à l’époque Barack Obama, publie un décret dans lequel il met en œuvre les sanctions, déjà été approuvées par le Congrès fin décembre 2014. Il déclare alors en même temps que la situation au Venezuela est une « urgence nationale », et qu’elle représente un « risque extraordinaire » pour la sécurité des États-Unis.
 
Dans une lettre adressée au Congrès, Joe Biden déclare que « le décret 13692 du 8 mars 2015 qui concerne la situation au Venezuela, restera en vigueur au-delà du 8 mars 2021 ". La lettre du président se poursuit ainsi : « La situation au Venezuela continue de constituer une menace inhabituelle et extraordinaire pour la sécurité nationale et la politique étrangère des États-Unis. Par conséquent, Biden défend la néessité de poursuivre l’urgence nationale déclarée dans le décret exécutif 13692 concernant la situation au Venezuela"
 
Il est pourtant clair qu’un pays comme le Venezuela, plongé dans l’une des plus grandes catastrophes économiques et sociales, ne constitue aucunement une menace pour la sécurité nationale de la plus grande puissance économique du monde, qui plus est la plus grande puissance militaire de la planète. Rappelons qu’en ce moment, cette même puissance entreprend de nouveau des frappes aériennes en Syrie.
 
Biden poursuit donc la politique agressive de son prédécesseur qui a mené l’une des plus grandes campagnes d’ingérence envers le Venezuela allant jusqu’à menacer d’une intervention militaire dans le pays. Son objectif, avec l’extension du décret exécutif d’Obama, est de chercher à soutenir une opposition de droite que représente la figure de Guaidó, pourtant depuis longtemps en totale débâcle politique alors que son camp est de plus en plus divisé.
 
Cette prolongation du décret intervient après que le nouveau chef de la diplomatie américaine, Antony Blinken ait indiqué ce mardi qu’il continuait de considérer Guaidó comme "président par intérim" du Venezuela, lors d’une visioconférence entre Blinken et Guaidó.
 
Nous connaissons le cynisme et l’hypocrisie de l’impérialisme nord-américain lorsqu’il s’agit de parler des droits de l’homme, c’est une nouvelle instrumentalisation qui est faite ici, afin de justifier des ingérences dans la politique du pays. Pourtant lorsque l’on observe comment Biden entretient sur le territoire américain des centres de détention pour enfants migrants, centres qui sont autant de véritables camps de concentration, l’hypocrisie du discours du président américain se révèle au grand jour.
 
La politique étrangère américaine n’a jamais défendu la situation des travailleurs vénézuéliens, qui sont ceux qui souffrent le plus des sanctions et des violations de leurs droits par le gouvernement de Maduro, un régime autoritaire et quasi dictatorial qui maintient en prison des dizaines de travailleurs.
 
Une simple démonstration suffit à le prouver, en effet, alors que le peuple souffre déjà de de la politique anti-ouvrière et anti-sociale de Maduro, les États-Unis imposent des sanctions économiques impérialistes qui ne font qu’aggraver les difficultés du peuple Venezuelien.
 
Répudier la politique d’ingérence et d’agression de Biden qu’il met en place avec l’extension des décrets exécutifs d’Obama et le maintien de toutes les sanctions économiques appliquées par Donald Trump est une question fondamentale.
 
La lutte contre le régime de Maduro et contre ses politiques autoritaires qui violent les droits démocratiques les plus élémentaires des travailleurs, ne peut se faire par l’opposition de droite. En effet celle-ci ne cherche rien de plus que des liens avec les politiques impérialistes nord-américaines tout aussi criminelles envers les travailleurs.




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