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Apéro-débat avec Le Poing Levé Mirail « Contre le racisme d’État, l’extrême droite et Macron : Quelle organisation pour la jeunesse ? »

Ce Mercredi 16 juin, Le Poing Levé Mirail organise un apéro-débat pour discuter ensemble après cette année difficile pour la jeunesse. Après une année d'angoisse et de précarité, la jeunesse a subit une offensive sécuritaire sans précédent. De la loi sécurité globale aux appels au meurtres de Papacito en passant par la répression de Darmanin et sa police : le climat est sécuritaire. Comment la jeunesse peut-elle s'organiser face à ce racisme ? Viens discuter avec les militants du poing levé !

lundi 14 juin

Avec la crise sanitaire et économique, la détresse de la jeunesse a été mis au devant de la scène : isolement, vague de suicides, sélection à l’université, perte d’emplois . La seule réponse du gouvernement à la précarité a été la mise en place du repas CROUS à un euro, et de chèques psy (qui n’accordent que 6 séances aux jeunes qui en bénéficient). Ces mesures sont un crachat à la figure de tous les jeunes qui subissent la précarité et l’isolement au quotidien. La « génération sacrifiée » n’a pas été sacrifiée à n’importe quel prix lorsque l’on voit les images de queue pour des colis alimentaires pendant que dans les salons parisiens, les grands bourgeois dînent avec Chalençon. Il apparaît aux yeux de tous que le prix de la crise n’est pas le même pour tous. Pendant que les jeunes s’enfoncent dans la précarité, le gouvernement continue de remplir les poches du patronat.

Pour cacher son mépris envers la jeunesse, Macron multiplie les opérations de séduction à la jeunesse . La dernière en date, la vidéo avec Mcfly et Carlito, piètre tentative de draguer l’électorat jeune et apparaître comme un président cool. Mais ces tentatives ne dupent personne car c’est le même macron qui En même temps que son opération séduction des jeunes, le gouvernement multiplie les mesures réactionnaires : dissolutions du CCIF, attaques contre le syndicat étudiant l’UNEF, loi Sécurité Globale et loi Séparatisme, manifestations policières, polémiques racistes et sécuritaires quotidiennes, tribunes de militaires... Pour la macronie il s’agit d’alimenter un climat sécuritaire et raciste propice au Rassemblement National et à un remake d’un duel Macron – Le Pen au second tour des élections présidentielles de 2022, seul espoir pour LREM de l’emporter.

Après plus d’un an de mépris, voilà que Macron le gouvernement multiplie les adresses à la « génération sacrifiée ». Déjà il y a quelques mois, Macron avait accordé un entretien à Brut en plein mouvement contre la Loi Sécurité Globale pendant que Castex téléphonait à Gaspard G. pour l’interroger sur la situation des jeunes et qu’EnjoyPhoenix se pavanait sur les plateaux télé aux côtés de Gabriel Attal, sans oublier récemment le concours d’anecdotes avec les deux youtubeurs McFly et Carlito faisant ainsi la promotion de Macron et de l’armée française.

D’autre part, cette offensive sécuritaire est un moyen pour les classes dominantes de se préparer à réprimer les prochaines explosions sociales en renforçant l’appareil policier, alors que la crise sanitaire et économique fait rage. L’offensive islamophobe qui bat son plein avec la loi séparatisme permet de son côté d’accentuer l’offensive contre les quartiers populaires et les musulmans au service de la consolidation d’un bloc social scellé par la peur ou la haine d’un « ennemi intérieur ». A ce titre, le combat contre l’offensive sécuritaire et raciste actuelle n’est pas seulement un combat contre « les idées d’extrême-droite », mais également contre Macron et son gouvernement.

Sur ce terrain, la présence de la gauche institutionnelle, à l’instar du PS, du PCF et EELV, aux côtés de Darmanin et du RN à la manifestation appelée par les syndicats de police rappelle que la gauche institutionnelle n’est pas exempte de responsabilité dans l’offensive sécuritaire. En outre, si le RN parvient à récupérer la colère de nombreux secteurs des classes populaires, c’est le produit des espoirs trahis par cette « gauche de gouvernement » – comme celle qui a fait passer la loi Travail à coup de matraque et de 49.3 en 2016 pour précariser les travailleurs – ainsi que et de la lassitude face à l’impasse du « vote utile » pour « faire barrage » à l’extrême-droite et la perspective de signer qui donne un chèque en blanc à Macron et son programme ultra-libéral et anti-social sous couvert de « faire barrage » à l’extrême-droite.

En ce sens, il est évidemment illusoire de croire qu’il sera possible de faire front commun avec Macron contre l’extrême-droite, ainsi que le suggèrent tous ceux qui – comme Jean-Luc Mélenchon et La France Insoumise – se sont empressés de lui apporter leur soutien après qu’un militant d’extrême-droite royaliste l’ai giflé mardi dernier.

Présents dans la manifestation du 12 juin , nous avons manifesté contre l’extrême droite, Macron et ses lois liberticides, car nous savons que la lutte contre cette offensive ne fait que commencer. C’est pour cette raison que les militants du Poing Levé, collectif étudiant sur l’université du mirail organisent une réunion de fin d’année le mercredi 16 Juin à 18h30. En tant que collectif anticapitaliste, nous nous refusons à nous résigner au choix du moins pire et nous cherchons à construire une alternative ouvrière et populaire à ce climat réactionnaire.

« Contre le racisme d’État, pour gifler l’extrême droite et Macron : Quelle organisation pour la jeunesse ? », à l’université du Mirail, mercredi 16 juin à 18H30 salle MS014 (rez-de-chaussez de la Maison des Solidarités).




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